Daniel Brühl retrouve ses origines catalanes

janvier 28, 2012 by

Avec un nom comme Daniel Brühl, on penserait que ce jeune acteur prodige était seulement d’origine allemande. Cependant, son nom au complet, Daniel César Martín Brühl González Domingo, suggère autrement. En fait, le fils du réalisateur de télévision, Hanno Brühl, est aussi enfant d’une Catalane de Barcelone. Suite à sa naissance, il grandît dans une maison à Cologne, en Allemagne, où l’on parlait allemand, anglais, français, castillan et catalan.

En 2006, seulement trente-deux ans après l’interdiction de l’utilisation du lacet étrangleur en Espagne, le jeune acteur choisit d’interpréter le rôle d’un militant catalan anarchiste dans le film Salvador.  Il remporte notamment le prix des critiques du meilleur acteur aux Prix du cinéma de Barcelone pour son jeu de rôle, qu’il fait autant en espagnol qu’en catalan.

Salvador Puig i Antich fut la dernière personne au monde à mourir de cet instrument d’exécution. Il a été mis à mort à l’âge de vingt-cinq ans par le régime de Franco pour la mort d’un garde civil à Barcelone, malgré les manifestations internationales qui ont lieu dans plusieurs pays au monde.

Si vous vous intéressez à ce film, vous pouvez trouver le DVD à la Médiathèque en études catalanes.

Sources:

http://de.wikipedia.org/wiki/Hanno_Br%C3%BChl

http://en.wikipedia.org/wiki/Daniel_Br%C3%BChl

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lacet_%C3%A9trangleur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_%28film,_2006%29

Le presque nouveau Camp Nou

janvier 22, 2012 by

En 2007, le Camp Nou (nouveau stade), un des plus grands stades d’Europe où joue le FC Barcelone, la plus grande équipe de l’histoire de la Catalogne, fête ses cinquante ans. Grâce à ses deux championnats espagnols de la fin des années quarante, le club vise à ouvrir un nouveau stade qui pourrait accueillir plus de partisans que les 60 000 qu’accueillait le Camp Vell (vieux stade), là où jouait le Barça à l’époque. En 1957, l’Estadi del FC Barcelona, qui changera son nom en 2001 pour le nom populaire du Camp Nou, est ouvert.

Voilà qu’en 2007, on planifie un agrandissement et rénovation majeure du Camp Nou. Le grand architecte britannique Norman Foster est choisi et il dévoile son plan pour le stade : une augmentation dans le nombre de salle de bains, des ascenseurs qui montent jusqu’aux niveaux supérieurs, un toit rétractable, des nouveaux vestiaires pour les joueurs et un ajout de presque 10 000 sièges, entre autres. Cependant, l’aspect le plus remarquable de son plan est une façade extérieure qui cache la structure actuelle du Camp Nou. Inspiré par le grand architecte catalan, Antoni Gaudi, Foster planifie qu’elle soit une immense mosaïque avec les couleurs du FC Barcelone. Le Camp Nou deviendrait donc aussi un chef d’œuvre artistique et architectural.

Cependant, lors des élections pour la présidence du club de 2010, les 118 665 membres payants du club ont élu Alexandre Rosell i Feliu. Celui-ci préférait simplement couvrir les sièges qui n’étaient pas encore couverts au Camp Nou, étant donné la crise économique espagnole, plutôt que de compléter le projet Foster. Ainsi, peu après les élections, le club annonce que ce dernier est abandonné.

Sources: http://ca.wikipedia.org/wiki/XII_eleccions_a_la_Presid%C3%A8ncia_del_Futbol_Club_Barcelona

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sandro_Rosell

http://www.fifa.com/worldfootball/clubfootball/news/newsid=603736.html

http://www.lecourrier.es/2012/01/foot-business-des-stades-multifonctions/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_Nou

http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://sport.es/default.asp?idpublicacio_PK=44%26idioma=CAS%26idnoticia_PK=713000%26idseccio_PK=1516&title=Rosell%C2%A0%3A%20%22J%27ai%20un%20bon%20feeling%20avec%20Guardiola%22

L’occitan langue officielle de la Catalogne

janvier 22, 2012 by

Si on devait demander à des  non-catalans, quelle est la langue officielle de la Catalogne, on pourra s’attendre à ce que la plupart réussissent à en nommer deux.  On peut aisément comprendre que le catalan et l’espagnol jouissent toutes les deux du statut de langues officielles. Mais très peu peuvent soupçonner que dans son statut de 2006, la Catalogne reconnaît effectivement trois langues officielles sur son territoire. Pouvoir nommer la troisième serait un exploit en soi. Il s’agit de l’occitan ou l’aranais parlé dans le Val d’Aran, un petit territoire de 620 km2 tout près de la frontière française. Dans ce territoire habitent à peine 8000 personnes dont seulement 62% savent parler l’aranais et, pire encore, à peine 27% savent l’écrire. Il s’agit donc d’une langue très minoritaire. En regardant cette situation de l’extérieur on peut se poser beaucoup de questions, à savoir pour quelles raisons est-ce que la Catalogne a reconnu cette langue comme officielle. Étant donné qu’elle est la langue d’usage dans un territoire bien défini et circonscrit, la Catalogne aurait pu simplement reconnaître que l’aranais existe et permettre que cette langue ait une valeur légale dans ce territoire sans pour autant l’élever au rang de langue officielle. Mais elle a choisi volontairement de la rendre officielle et comme tel, l’occitan est officiel dans tout le territoire catalan.

 

Si on fait une comparaison avec d’autres juridictions, la reconnaissance de l’aranais paraît une anomalie. Dans le territoire autonome de Asturias, la langue locale est l’asturien, aussi nommé bable. Cette langue est parlé par au moins 100,000 asturiens.1 Pourtant elle ne jouit pas du statut de langue officielle à côte de l’espagnol. Au Québec aussi, l’anglais est  la langue d’usage habituelle de 20% de la population, mais elle n’a pas le statut de langue officieIle même si le gouvernement québécois rend des services en anglais à ceux qui  en font la demande. Sur le territoire québécois, ils existent plusieurs langues amérindiennes mais évidemment aucune d’elles n’a de statut officiel; elles sont utilisées uniquement à l’intérieur des territoires autochtones.

 

À part du Val d’Aran en Catalogne, l’occitan est parlé en France, en Italie et à Monaco mais aucun de ces pays ne le reconnaît comme langue officielle. Selon le census de 1996, en France 526,000 personnes parlent l’occitan principalement dans le Midi. 2

À la lumière des exemples ci haut cités, il est légitime de se demander, quel sentiment a poussé la Catalogne à poser ce geste et faire de l’aranais sa troisième langue officielle en 2006. Est-ce par souci de justice et d’équité? Reconnaît-elle dans le Val d’Aran et ses habitants ce qu’elle a vécu dans l’Espagne de Franco? Est-ce par générosité d’esprit, par une politique d’ouverture et d’inclusion qu’elle a ainsi offert une place d’honneur à cette langue historique?  Était-ce pour protéger une langue identifiée par l’Unesco comme étant en voie de disparition? 3

Cela fait beacoup de questions qui meritent d’être explorées davantage.

Peter Esposito

  1. http://es.wikipedia.org/wiki/Lengua_asturiana (21/01/2012)
  2. http://ca.wikipedia.org/wiki/Occità  (21/1/2012)
  3. http://es.wikipedia.org/wiki/Idioma_occitano  (21/1/2012)

Obrint Pas:Mil nou-cents trenta-nou

avril 14, 2011 by

Obrint Pas est un groupe valencien folk punk ..ska. Comme vous pouvez le voir c’est une chanson de nature revendicatrice.

Résumé personnel portant sur le livre, Le dernier homme qui parlait catalan, de Carles Casajuana, publié en 2009.

avril 13, 2011 by

  Le derinier homme qui parlait catalan, de Carles Casajuana, s’agit d’un livre portant sur l’existence de la langue catalane, dans un contexte de création littéraire, de problème immobilier dans lequel la Catalogne et le reste de l’Espagne font face. Casajuana nous présente, Rovira, un auteur qui écrit en castillan et qui malgré les pressions du co-propriétaire, majoritaire de son immeuble, il essai de terminer son roman. Il y a un conflit entre le co-propriétaire majoritaire de l’édifice et l’écrivain. Ce conflit se présente par le refus de Rovira à quitter ou vendre son appartement. Il refuse de partir, car au-delà du bénéfice économique qui est la motivation principale du co-propriétaire, à l’opposé, Rovira perçoit son appartement comme source d’inspiration essentielle dans l’écriture de son oeuvre.

 Par ailleurs, tout au long du livre, l’auteur nous présente Rovira comme étant relativement aisé économiquement. Il est fonctionnaire, il a put prendre un congé de plusieurs mois pour écrire son roman. Donc, cet auteur ne vit pas exclusivement de l’écriture. Aussi, ayant fait son éducation en castillan, et travaillant en partie en castillan, la pérennité de la langue catalane n’est pas perçue par ce dernier comme étant nécessaire dans la diffusion littéraire, et ce, même dans certains aspects de la vie courante.

 En outre, très tôt, on nous présente un jeune écrivain catalan, Balaguer, «squatter» dans l’un des multiples appartements laissés vacants dans l’immeuble. Celui-ci contraste avec Rovira. Il débute dans l’écriture, et sa rencontre avec Rovira se déroulera autour des romans de ce dernier, et du tout premier en cours de Balaguer, qui est Le dernier homme qui parlait catalan. Ce jeune aspirant romancier écrit en catalan, dont il voue un véritable culte. De plus, bien qu’il fréquente l’immeuble de Rovira, il vit chez sa copine.

 Rapidement ces deux auteurs vont se rapprocher. Il y a un certain respect du cadet face à son aîné, puisqu’il a lut ses oeuvres. Cependant, la trame centrale de l’œuvre est que le jeune écrivain va affirmer à son aîné que ses œuvres écrites en castillan seraient davantage intéressantes en catalan. Celle-ci enrichirait la profondeur et la fluidité de ses œuvres, car cette écriture serait un portrait plus fidèle de sa pensée originale, en langue catalane. Il affirme que la transition entre deux langues fait généralement perdre l’essence même de la pensée de l’auteur.

 Sans vous dévoiler davantage le cheminement du livre, il reste intéressant de vous présenter l’axe central. C’est-à-dire, le danger de disparition de la langue catalane.

C’est un conflit idéologique entre une interprétation minoritaire de parlant catalan devant l’immensité des locuteurs castillans. Le double débat sera reflété aussi à travers le roman de Balager, où l’on voit le dernier représentant d’une langue, dans cas c’est le catalan.  Cette idée, comme mentionné lors du débat, est probablement inspiré par l’existante réelle du dernier homme qui parla le dalmatien.

 J’ai participé au cercle de discussion littéraire sur le livre, contrairement à certains participants, j’ai trouvé que le rythme du roman était régulier sans la recherche désespérée et désespérante d’une quelconque intrigue qui mènerait vers le suspense ou exciterait le lecteur.

Finalement, l’un des aspects qui m’a frappé dans le débat est d’un côté, la persistance de quelques participants à mentionner et insister sur le fait que la langue catalane s’agissait d’un dialecte espagnol. Et de l’autre côté, des Catalans et catalanophiles défenseurs de la langue, prônaient la sauvegarde et la protection de la langue catalane. L’idée de la nécessité de l’institutionnalisation de la langue dans le domaine public en Catalogne, tout comme la loi 101 que l’on retrouve au Québec, serait un élément essentiel pour à la sauvegarde du Catalan.

Poble Espanyol

avril 13, 2011 by

Barcelone est une ville plus que surprenante, et ce surtout grâce à son originalité. J’ai récemment découvert l’une de ses nombreuses particularités, le Village Espagnol, ”Poble Espanyol”.

Situé sur la montagne de Montjuic, le Village Espagnol représente chaque province d’Espagne à travers son architecture. De plus, chaque édifice qui y est érigé est une copie conforme d’un édifice existant en Galice, Aragon, Andalousie, Pays Basques, etc.

De plus, le Village comprend plusieurs magasins dans lesquels il est possible d’observer des artisans travailler selon les coutumes d’autrefois. Puis, plusieurs restaurants permettent aux visiteurs de découvrir la cuisine traditionnelle des différentes régions du pays. Finalement, les discothèques maintiennent le Village en vie durant les nuits de fins de semaines.

Le Village Espagnol fut créé en 1929, dans le cadre de l’Exposition Universelle de Barcelone. Les architectes Ramon Reventos et Francesc Folguera, ainsi que les artistes Xavier Nogues et Miquel Utrillo visitèrent plus de 1600 villes et villages d’Espagne afin de réaliser ce projet. Le Village était sensé être démoli après l’Exposition, mais il fut conservé grâce à la demande du public et à ses attraits touristiques.

Aujourd’hui, le Village est une attraction touristique de Barcelone. Il a ses heures d’ouverture et de fermeture, et les touristes ne semblent pas pouvoir y avoir accès en tout temps.

Sant Jordi à Montblanc

avril 13, 2011 by

Comme nous l’avons vu dans le cadre du cours, la fête de Sant Jordi sera célébrée ce mois-ci. Dans la ville de Montblanc, cette fête est célébrée différement qu’ailleurs en Catalogne.

Premièrement, Montblanc est une ville de Catalogne située dans la province de Tarragone. Depuis la création de la fête de Saint-Georges, Montblanc fait partie de l’Association Européenne des Routes de Saint-Georges et de la Fédération Espagnoles des Fêtes et Récréations Historiques.

Dans cette ville, la fête de Saint-Georges n’est pas seulement célébrée en offrant des roses et des livres, elle prend beaucoup plus d’ampleur. En effet, durant la dernière semaine d’avril et la première de mai, la ville est décorée des drapeaux des maisons nobles de Catalgone et les rues s’animent de parades et de festivités. Les principaux acteurs mettent en scène la légende de Saint-Georges qui libère la ville du dragon, et qui sauve ainsi la princesse.

En 1987, les habitants de Montblanc ont repris la légende de Sant Jordi pour l’incorporer aux fêtes et aux foires de Sant Maties, mais la célébration de Sant Jordi connu un tel succès qu’ils décidèrent d’en faire une fête unique. Les catalans créèrent donc l’Association Médiévale de la Légende de Saint-Georges en 1988.

Cette fête permet donc aux catalans de revivre la vie du Moyen Âge et l’une de ses légendes les plus populaires.

Le correbous et le taureau aux cornes enflammés

avril 12, 2011 by

Hier dans le cours de langue catalane, un de mes collègues a parlé des correbous. Je n’en avais jamais entendu parler.  C’est une pratique qui se fait au sud de la Catalogne et au nord de Valence. Il y a diverse activité pour s’amuser avec une bête.

 Il est possible d’utiliser une vache un veau ou encore un taureau. L’une de ces activités est de courir après le veau dans une arène. Une autre activité consiste à attacher le taureau afin de l’immobiliser, pour lui enduire ses cornes d’huile et mettre des torches et de les faire flamber. Le taureau court, dans une arène ou dans les rues, les cornes enflammées. Les gens qui assistent à ces scènes courent devant ou derrière la bête. Il est vrai que l’animal n’est pas mis à mort, comme dans les corridas.  Le problème est que l’animal subit des brûlures à la tête puis aux yeux. De plus, il est mentionné dans divers sites Internet, qu’il y a des gens qui s’amusent à tirer la queue. En plus des violences physiques qui lui sont infligées, l’animal doit certainement subir choc. ( les animaux sauvages craignent le feu).

En juillet 2010 la Catalogne votait pour l’abolition des pratiques barbares infligées aux taureaux lors des corridas. Cependant, les correbous ne seront pas interdits. L’interdiction des corridas en Catalogne serait-elle un geste politique, afin d’abolir les pratiques dites espagnoles? Pourquoi ne pas également interdir les correbous? Si on se demande quel est le but des corridas. On se demande également quel est le but des correbous.  Quel est l’aspect culturel qui doit être enrichissant pour une société autant pour les corridas que pour les correbous.

http://agir-pour-les-galgos.over-blog.com/article-apres-les-becerradas-les-bous-al-mar-arrivent-les-correbous-53538197-comments.html

http://oiseau-libre.net/Animaux/Corrida/Fetes-taurines.html

http://www.actyma.org/

Indépendance de la Catalogne : La tendance se confirme

avril 12, 2011 by

La tendance selon laquelle les Catalans sont de plus en plus attirés par l’indépendance semble devoir se poursuivre. En effet les résultats d’une consultation sans valeur légale sont tombés ce lundi 11 avril. Cette consultation a eu lieu dimanche dans les rues de Barcelone ainsi que dans 21 autres municipalités de la Communauté autonome. À la question :” Êtes-vous d’accord que la nation Catalane devienne un État de droit indépendant, démocratique et social intégré à l’Union Européenne?” les Barcelonais ainsi que les habitants des autres municipalités ont répondu “Oui” à 91,46%.

Alfred Bosh, porte-parole du collectif Barcelona decideix a parlé d’un événement “historique”, non seulement à cause du résultat mais également en raison de la participation massive à ce que les organisateurs qualifient de référendum. Cette participation a étée chifrée à 21,37% (257 645 personnes) alors que l’on s’attendait à un  grand maximum de 15% Il s’agit d’une participation record, compte tenu des faibles moyens de promotion qui ont pu être déployés.

Cet événement constituait la phase finale d’une série de consultations sur l’indépendance de la Catalogne qui a commencé en décembre 2009 et qui concerne 500 municipalités environ. La volonté d’indépendance manifestée par les Catalans ne se résume plus seulement à un problème d’idéologie ou de culture. L’indépendance a aussi un enjeu économique à l’heure de la crise, et un partisan de la sécession interrogé pointe du doigt l’exemple du Pays Basque, qui jouit lui de l’autonomie fiscale, au contraire de la Catalogne. 

Quoi qu’il en soit les Catalans ont offert un bel exemple de participation et d’engagement démocratique. Dans les instants suivants la divulgation des chiffres, la foule a entonné l’hymne national ”Els Segadors” et des drapeaux indépendantistes ont étés brandis. La tendance indépendantiste, entrevue lors des consultations précédentes, n’a pas l’air d’un feu de paille. 

Sources :

http://fr.euronews.net/2011/04/11/catalogne-referendum-symbolique-sur-l-independance

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/l-independance-de-la-catalogne-plebiscitee-par-les-barcelonais_981552.html

gitans catalans: une autonomie sociale

avril 10, 2011 by

On a abordé dernièrement la question gitane dans l’article posé sur Web CT, qui rappelait les origines lointaines sud-asiatiques du (ou plutôt des) peuples gitans et proposait quelques notions d’ethnolinguistique. Le sujet m’intéresse beaucoup et j’aimerais amener d’autres dimensions au regard posé sur les populations gitanes catalanes.

 

On parle aisément de la langue et de la musique gitanes, de grand intérêt il va sans dire, mais les questions d’ordre politique ou anthropo- sociologiques ont été évitées dans l’article qui venait de culturcat, probablement pour éviter la controverse. Il faut admettre que les Gitans, un peu partout, attirent la controverse parce qu’il forment une culture différente, aux référents symboliques différents, à un mode de vie et de conception du monde différent. Quelques institutions semblent travailler à la bonne cohabitation des peuples gitans et à la promotion de leur culture, comme la Fondacion Secretario Gitano, impliquée dans quelque mesure sociales respectueuses, encore que la plupart me semblent paternalistes, mais la plupart des politiques sociales visent tristement à effacer ces différences socio-culturelles au nom de l’inclusion, de l’éducation obligatoire et du progrès, une sorte de xénophobie latente et cachée, aux airs d’acculturation, quand elle n’est pas ouvertement raciste (pensons à l’expulsion des Roms de France, il y a quelques mois.)

 

On évalue à 80000 personnes se réclamant d’origine gitane en Catalogne. Leur conditions de vie sont très diverses et il est difficile d’en tracer le portrait sans recourir à des critères comme le niveau d’éducation, le logement, l’emploi, critères qui ne sont pas interprétés de la même façon à l’intérieur de la communaué gitane qu’à l’extérieur.

 

En fait, il semblerait que l’éducation reçue de la famille et de l’entourage soit perçu comme la plus importante, puisqu’elle permet de transmettre les savoir-faire utiles aux modes de vie gitans. Munis de ces perspectives et pris en charge par les leurs, ils forment une population autogestionnée, vivent dans une autonomie sociale qui leur est souvent contestée et qui est criminalisée dans bien des cas, vu qu’elle frôle bien souvent des secteurs informels. « Une question s’impose : l’autonomie qui fait peur, ne serait-elle pas une des reponse gitane la plus adaptee a l’immobilisme des institutions ? » demande Sonia Missaoui, docteure en sociologie, à la fin d’une enquête de terrain.

 

Leur monde à part les met souvent dans une situation « à part » où la discrimination fait des dommages. Un rapport complet sur les formes de discrimination dont sont victimes les gitans est disponible sur le web au http://www.gitanos.org/publicaciones/discriminacion10/

 

Vendredi dernier, le 8 avril, c’était la journée internationale des peuples gitans, au moment où un peu partout les tensions ethniques ressurgissent contre tout respect des inaliénables droits de l’homme.

Sources : Fundacion Secretariado Gitano

MISSAOUI, Sonia (2007) Gitans catalans de part et d’autre de la frontière franco-espagnole, revue d’ethnologie française, http://www.jeunes-et-societes.com/public/archives/2007/J_Missaoui.pdf


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