Archive for janvier 2010

Les moines du Mont Athos

janvier 28, 2010

Dans le dernier cours, nous avons appris que Josep Tero était allé rendre visite aux moines de la péninsule du Mont Athos qui croyaient toujours, semble-t-il, que les Catalans étaient de grands méchants Almogavres… ou presque! Pour mieux comprendre le mode de vie de ces moines reclus, je vous suggère d’aller jeter un oeil à l’aMoine du 21e sièclerticle paru dans le National Geographic de décembre 2009 ngm.nationalgeographic.com/2009/12/athos/draper-text.

On y apprend entre autres que la péninsule compte 20 monastères seulement accessibles par bateau et que des hommes y vivent depuis environ 1000 ans. Ils passent la majeure partie de leur temps seul, à prier et à effectuer des tâches quotidiennes. Ils seraient environ 2000 aujourd’hui. Ils proviennent de différents pays de partout dans le monde.

Les membres de la « sainte communauté », les décideurs de la péninsule, se penchent autant sur des questions concernant les relations avec l’UE que sur le futur locataire d’un magasin en particulier. Selon l’auteur de l’article, tout changement représente un risque qu’il faut évaluer. Certains monastères permettent tout de même le branchement à Internet. C’est un signe que les moines ne sont pas tous ignorants de ce qui se passe dans le monde. Certains ont même appris ce qui s’était passé le 11 septembre 2001.

Loi sur le doublage des films en catalan

janvier 28, 2010

Suite à un tuyau de mon conjoint, j’ai appris qu’une loi exigeant qu’une certaine partie des films étrangers présentés en Catalogne soient doublés en catalan a été adoptée le 12 janvier 2010 par le parlement autonome de la Catalogne. Certains propriétaires de cinémas sont si inquiets qu’ils ont décidé de fermer leurs salles (525 écrans sur 795, en Catalogne) en guise de protestation le 1er février, jour du gala des prix Gaudi. Leurs inquiétudes proviennent notamment d’une étude d’un économiste de Barcelone qui prévoit une importante baisse de leur chiffre d’affaires.

Suite à l’annonce de grève de 74 cinémas de la Catalogne, un groupe Facebook fait la promotion du boycott de ces salles dès le 2 février.

Notre expérience québécoise pourrait nous faire croire que la crainte des propriétaires de cinémas de perdre leur clientèle n’est pas fondée. En général, il me semble que les Québécois qui vont voir des films doublés apprécient davantage ceux qui sont doublés au Québec plutôt que les adaptations françaises. Je serais curieuse de connaître les retombées économiques découlant de l’adaptation québécoise des films par rapport à l’adaptation française.

D’ailleurs, un article du journal AVUI mentionne une étude lancée le 15 janvier au sujet de la langue au cinéma dans divers pays européens, au Québec et en Catalogne. J’ai l’intention de la consulter : je vous en reparlerai.

Sources : http://tinyurl.com/y9a5d92, http://tinyurl.com/ydet2z4

« El Bulli » ferme

janvier 26, 2010

Si vous trouviez qu’il fallait déjà s’y prendre d’avance pour réserver une table au célèbre restaurant El Bulli, vous devrez prendre votre mal en patience. En effet, le chef catalan Ferran Adrià a décidé de fermer provisoirement, en 2012 et 2013, l’établissement qu’il a fondé. Épuisé, l’inventeur de la cuisine moléculaire dit avoir besoin de se ressourcer.  Parions que la palme du « meilleur restaurant au monde » reviendra à quelqu’un d’autre cette année-là!

(Source: Cyberpresse.ca)

Correfocs – Les Courses du Feu

janvier 21, 2010
Correfoc

La France interdit les correfocs depuis le 4 janvier 2010

Le correfoc est une tradition catalane remontant vraisemblablement au 12e siècle.  Un document datant de 1150  ferait mention d’un Ball de Diables (danse  de  diables)  lors des célébrations pour le mariage du comte  de Barcelone Ramón Berenguer IV et de Pétronille. Le correfoc se déroule ainsi: un groupe de gens déguisés en démons, diables, sorcières et dragons, dansent dans les rues au sons de tambours et de  grallas (instruments à vent traditionnels catalans), tout en allumant d’impressionants feux d’artifices.

Se basant sur une directive législative européenne, la France a interdit les correfocs depuis le 4 janvier 2010. Des associations de catalans français, notamment dans la région de Perpignan,  sont descendus dans les rues, arborant les traditionnels masques de diables et de sorcières, afin de manifester contre la décision du gouvernement français. L’Espagne continue cependant de les autoriser.

Gralla

Vous trouverez ici une image panoramique d’un correfoc valencien

Capella Reial de Catalunya

janvier 20, 2010

Jordi Savall

Jordi Savall est un musicien multi-instrumentiste originaire d’Igualada dans la région de Barcelone.En 1987, il fonde l’ensemble Capella Reial de Catalunya avec l’aide de sa femme, Montserrat Figueras. Les deux artistes se sont rencontrés lors de lors études au Conservatoire de Barcelone. Capella Reial, qui signifie chapelle royale, s’est donné pour mission de devenir l’un des premier ensemble vocal se dédiant à faire connaître les oeuvres sacrées et profanes, non seulement catalanes, mais également du reste de la péninsule ibérique . Ces hymnes ont été composé lors du Siècle d’Or. Savall et Figueras  permettent à un nouveau publique de découvrir toute la richesse de cet art musical religieux. Quoique Jordi Savall soit au départ un violoncelliste, les polyphonies vocales sont à l’honneur dans les interprétations de l’ensemble.
Jordi Savall a été maintes fois récompensé pour son aide au rayonnement de la culture catalane, recevant, entre autre, la Médaille d’Or du Parlament de Catalunya et la Creu de Sant Jordi.

Et en avant la musique

janvier 20, 2010

Les spectacles de musiques furent la plus grande source de revenue de l’industrie de la musique catalane selon le bilan annuel du groupe Enderrock, premier éditeur musical des Pays catalans. En fait, ils ont représentés 87% du marché de l’industrie musicale.

En 2008, les promoteurs et les salles de concert de Catalogne ont récolté sept fois plus d’argent que les maisons de disques.  Selon Joan Roselló, président de l’Association des Représentants, les promoteurs et les gestionnaires de la Catalogne (ARC), 13 millions de personnes ont assisté aux 22 000  concerts présentés l’an dernier, un nombre qui bat le public du Barça, équipe de soccer, le théâtre et la danse.

Deuxième Remise des Prix Gaudí

janvier 20, 2010

Le 1er février prochain verra la deuxième remise des Prix Gaudí par l’Académie du Cinéma Catalan. L’organisation qui a ses racines dans les années 80 et fut créé pour aider à contrer le marasme de l’industrie, remettait des bourses aux professionnels du milieu sous le nom de Prix du Film de Barcelone. Depuis 2009, cet événement est devenu de manière officiel les Oscars du cinéma catalan.

Le Gala compte 22 catégories qui englobent tous les domaines du cinéma, plus un Gaudí d’honneur.

Quelques catégories sont:
Meilleur réalisateur.
Meilleur film pour la télévision.
Meilleur court métrage.
Meilleur film d’animation.
Meilleurs Effets Spéciaux / numérique.

Ce qui est particulier, surtout pour une culture qui cherche à préserver sa langue et sa spécificité culturelle, est que son académie contrairement aux Jutra,  divise sa catégorie du meilleur film en 3; meilleur film en langue catalane, meilleur film en langue autre que le catalan et meilleur film européen. De cette façon, le film de Woody Allen tourné à Barcelone, Vicky Cristina Barcelona,  s’est vu nominé en 2009 pour diverses catégories, par exemple pour ses acteurs, sa direction photo et comme meilleur film en langue non catalane.

Pour 2010, dans deux des catégories les plus importantes, les nominations sont:

MILLOR PELLÍCULA EN LLENGUA NO CATALANA.
1- CINECLUB, de Salamon Shang, produïda per Producciones Kaplan i Eddie Saeta
2- LOS CONDENADOS¸ d’Isaki Lacuesta, produïda per Benecé Produccions en producció associada amb Televisió de Catalunya
3- NEGRO BUENOS AIRES¸ de Ramón Termens, produïda per Zip Films i 1971 Cine en producció associada amb Televisió de Catalunya
4- THE FROST (EL GEBRE), de Ferran Audí, produïda per Alta Realitat i Apunto Lapospo en producció associada amb Televisió de Catalunya

MILLOR PELLÍCULA EN LLENGUA CATALANA.
1- TRASH¸de Carles Torras, produïda per Just Films i Escándalo Films en producció associada amb Televisió de Catalunya
2- TRES DIES AMB LA FAMÍLIA, de Mar Coll, produïda per Escándalo Films en producció associada amb Televisió de Catalunya
3- V.O.S (VERSIÓ ORIGINAL SUBTITULADA)¸ de Cesc Gay, produïda per Imposible Films en producció associada amb Televisió de Catalunya
4- XTREMS, d’Abel Folk i Joan Riedweg, produïda per Animals Films, Riedweg & Folk produccions audiovisuals i Televisió de Catalunya

Sur le site de l’Académie  (www.academiadelcinema.cat) plusieurs dossiers pdf (en catalan bien sûr) peuvent être téléchargés qui explique l’histoire et la philosophie derrière l’événement.

Comme l’histoire derrière leur choix de trophée, bien entendu nommé pour le grand architecte catalan Gaudí et inspiré de certains éléments de La Pedrera de Caixa Catalunya. Le trophée a été créé par Montse Ribé, la vice présidente de l’Académie, qui est également une sculpteur et artiste de maquillage qui a entre autre gagné un Oscar pour son travail sur le film El laberinto del fauno de Guillermo del Toro.

Le site de l’Académie a mis en ligne quelques vidéos sur les préparatifs pour la soirée et des événements organisés entre autre à Hollywood.  Avec un peu de chance, une vidéo récapitulant la cérémonie sera offerte après celle-ci.

La sardane, danse nationale catalane

janvier 19, 2010

Que se soit durant les « Festa Major », les réunions de danse, durant les mariages ou même dans les villages, la sardane est la dance typique catalane la plus pratiquée.

C’est accompagné de musique jouée par un orchestre nommé « cobla » que la sardane s’effectue. La « cobla » est formé de douze instruments et son origine remonte au début du 20ième siècle. L’origine exacte de la sardane n’a pas été découverte, mais plusieurs auteurs pensent que son origine remontrerait à l’époque préromaine. C’est par la forme de la danse; la façon d’avoir les mains liés et de formé un grand cercle, que ses auteurs font leurs déductions.

Avec le temps, la Sardane est devenu un symbole de solidarité et de fierté catalane. En formant un grand cercle, tous laissent tombés leurs différents que ce soir l’âge ou les origines et profite du moment présent.

Essaie: Barcelone une ville considérable pour sa beauté, son histoire, sa culture et ses pickpockets

janvier 16, 2010

Le site de voyage TripAdviser a publié le 10 septembre 2009 la liste des top 10 villes les plus à risque pour les vols de porte-monnaies ou de sac à mains. Barcelone se classe au premier rang suivit de Rome et Prague. Le moteur de recherche TripAdviser a basé ses conclusions sur les commentaires et les plaintes émis par les voyageurs.

Les ruelles étroites dans le centre historique de la ville de Barcelone ont seduit les pickpockets, voleurs ,les trafiquants de drogue et prostituées depuis plusieurs années. Ils ont font leur propre terrain de jeux.

Las Ramblas en est un bon exemple. Cette avenue piétonne offre une animation constante entre art, musique et voleurs à la tire.

Le dernier homme qui parlait catalan

janvier 16, 2010

L’ambassadeur d’Espagne à Londres s’interroge à travers une fiction sur l’extinction de la langue catalane.

Un article de Christian Desmeules, Le Devoir, 16 janvier 2010 – http://www.ledevoir.com/culture/livres/281194/litterature-etrangere-les-locataires

À retenir

  • LE DERNIER HOMME QUI PARLAIT CATALAN
  • Carles Casajuana
  • Traduit du catalan par Marianne Millon
  • Éditions Robert Laffont
  • Paris, 2009, 238 pages

Dans un immeuble vide d’un quartier de Barcelone, Ramon Balaguer, écrivain discret mais confirmé, essaie de terminer l’écriture d’un roman. Depuis des mois, le promoteur immobilier propriétaire de tous les autres appartements lui rend la vie impossible et tente par tous les moyens de le faire partir afin de pouvoir commencer des travaux majeurs de rénovation. Forte somme, dédommagements, accommodements, menaces, coupures du gaz: toutes les manoeuvres n’y feront rien. L’homme s’entête. C’est dans cet appartement, et nulle part ailleurs, qu’il doit finir le roman qu’il a commencé.

Diplomate, romancier et essayiste né en 1954, Carles Casajuana est ambassadeur d’Espagne au Royaume-Uni. Casajuana, qui a ecrit le roman en catalan, y distille assez finement une réflexion retenue sur la culture et l’identité catalane, ainsi que sur l’avenir des littératures dites de « l’exigüité ».