Archive for janvier 2011

La sardane, symbole de l’unité catalane

janvier 31, 2011

Le peuple catalan est reconnu pour afficher une fierté et une identité nationale très forte. La sardane, la danse traditionnelle catalane, ne fait pas exception à cette cohésion et à cette unité du peuple.

Cette danse est caractérisée par un cercle de danseurs qui se tiennent par les mains et qui font de petits pas précis au rythme de la musique. Le cercle tourne lentement alors que d’autres personnes s’y joignent. Finalement, il se divise en plusieurs petits cercles, ce qui crée un spectacle époustouflant.

La sardane est une danse de plein air que l’on peut admirer dans les rues de la Catalogne, sur les parvis des cathédrales, dans les places publiques, etc., à la moindre occasion festive.

Les danseurs portent soit leurs vêtements de tous les jours, soit un costume folklorique. Le costume masculin est traditionnellement composé de la barretina (bonnet catalan) et d’une ceinture nommée la faixe, tandis que la particularité du costume féminin est la coiffe. Les vigatanes (espadrilles à lacets) sont également un élément important du costume. Puis, les couleurs traditionnelles de cette danse sont le rouge, le noir, et le blanc.

 De plus, la sardane se danse au rythme de la cobla, un ensemble musical composé de onze instruments à vent et d’un instrument à cordes; la contrebasse. Pep Ventura (1818-1875) est un compositeur célèbre qui, avec plus de 500 pièces à son actif, anime encore aujourd’hui les troupes qui pratiquent l’art de la sardane.

On croit que la sardane tire ses origines d’une danse en rond anciennement exécutée par les Ibères en tant qu’offrande à la Lune. Cependant, son ancêtre le plus reconnu est le contrepas, une danse qui comprend les mêmes pas longs et courts que la sardane.

La sardane est donc une danse qui a animé le peuple catalan très tôt dans son histoire, qui a résisté à l’oppression franquiste, et qui contribue encore aujourd’hui à maintenir la fierté et l’unité traditionnelle catalane.

Llívia, une enclave espagnole dans les Pyrénées françaises

janvier 28, 2011

C’est en regardant de près une carte de France que j’ai remarqué cette curiosité frontalière, un petit bout de territoire non français en France, à quelques kilomètres d’Andorre. Vous n’avez qu’à jeter un coup d’œil sur la carte pour remarquer cette petite ville catalane d’Espagne isolée du reste de l’État espagnol par quelques kilomètres.

La situation particulière de Llívia découle des nombreux traités entre la France et l’Espagne (ou la couronne d’Aragon selon l’époque) depuis le Moyen âge. En somme, la ville est passée d’un royaume à l’autre à plusieurs reprises, mais c’est le traité des Pyrénées (1659) qui établit la division territoriale définitive. Par ce traité, la France annexe le Roussillon, mais aussi les villages de l’est de la Cerdagne. Llívia ayant le statut de ville, elle demeure sous contrôle espagnol, ce qui est confirmé par le traité de Llivia (1660). Un nouveau traité est signé en 1866 pour établir définitivement les frontières de l’enclave, en plus de donner le statut de « route neutre » à la route de 4 km reliant Llívia à Puigcerdà en Espagne. Cette route à d’ailleurs été la source de plusieurs discordes au fil des ans, les panneaux en français étant souvent vandalisés.

Le territoire de Llívia, d’un peu moins de 13 km², fait aujourd’hui partie de la Basse-Cerdagne et dépend de la province de Gérone et de la Généralitat de Catalogne. La ville tire son nom de l’impératrice romaine Livie et les Lliviencs sont au nombre de 1250. Leur langue est le catalan, mais on y parle aussi castillan et français. 

Sources : The bordermarkers of Llivia Llívia–Wikipédia  Mairie de Llívia

Les squats de Barcelone

janvier 25, 2011

C’est dans l’ouest de Barcelone dans le district de Vallarca qu’on trouve la plus haute densité de maisons inhabités. En tout, il y aurait quelques 300 squats où s’entassent majoritairement des familles d’immigrants ou des collectivités de jeunes qui y font des activités culturelles. On nomme ces gens les « okupa » qui se traduit littéralement par occupant. Dernièrement, les autorités du district on soumit un plan pour détruire toutes ces habitations dans le but d’y construire des immeubles municipaux. Évidemment, la grogne c’est fait sentir chez les occupants qui revendiquent leur droit de rester dans ces lieux abandonnés. En fait, bon nombre d’entre eux n’arriveraient pas à se trouver un autre toit si on les expropriaient. Les loyers étant très élevés à Barcelone il serait impossible pour cette communauté à faible revenu de se relocaliser. Certains propriétaires de ces immeubles souhaitent les rénover afin de les revendre mais sont contraints à se débarrasser des gens qui y vivent. Leur solution? Certains n’hésitent pas à engager des fier-à-bras pour déloger et effrayer ceux qu’ils qualifient de parasites!

Ce phénomène n’est pas étranger à la situation immobilière de l’Espagne en général. Après la grave crise des dernières années l’Espagne affiche un taux d’inoccupation de 14%. C’est le taux le plus élevé de toute l’Europe. À Barcelone 20 000 maisons seraient inoccupés alors que ce chiffre grimpe à 3 millions pour l’ensemble de la péninsule ibérique! Alors si vous vous cherchez désespérément un domicile peu coûteux aller visiter les sites immobiliers d’Espagne ou squatter une maison.

Sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Squatting#Spain
http://www.cafebabel.co.uk/article/…/squats-vs-sharks-in-barcelona.html

La Sagrada Família

janvier 25, 2011

La Sagrada Família, Temple Expiatori de la Sagrada Família de son nom complet en catalan, ou Templo Expiatorio de la Sagrada Familia en espagnol (en français : « temple expiatoire de la Sainte Famille »), est une basilique mineure catholique de Barcelone. C’est l’un des exemples les plus connus du modernisme catalan et un monument emblématique de la ville. Œuvre inachevée de l’architecte catalan Antoni Gaudí, la Sagrada Família est située dans le quartier du même nom (district de l’Eixample). L’architecte a conçu une minutieuse symbologie qui fait de cet édifice un poème mystique. Il a également fait preuve de grandes audaces de construction formelle, telles la manière de concevoir la structure d’arc parabolique ou la combinaison des traitements sculpturaux naturalistes et de l’abstraction des tours. Selon les données de l’année 2004, la Sagrada Família est le monument le plus visité d’Espagne, dépassant l’Alhambra de Grenade et le musée du Prado à Madrid: en 2008, elle a en effet attiré plus de 2,7 millions de visiteurs. L’œuvre réalisée du vivant d’Antoni Gaudí, la crypte et la façade de la Nativité, a été déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 2005.

S’agissant d’un temple expiatoire, les travaux sont exclusivement financés grâce à l’aumône. En conséquence, il n’a pas été possible de construire simultanément les différentes parties du monument lorsqu’il l’eût fallu, mais depuis les années 1990, l’affluence de visiteurs et le renom mondial de l’œuvre ont fait évoluer la situation économique.

La Sagrada Família est une basilique mineure. Le siège de l’archevêché de Barcelone est la cathédrale Sainte-Eulalie, édifice construit à l’époque médiévale et situé au cœur du quartier gothique.

sources:

http://www.youtube.com/watch?v=Bpc0NIGwuVo&feature=related , http://www.youtube.com/watch?v=irlQiGnUuMQ . http://fr.wikipedia.org/wiki/Sagrada_Fam%C3%ADlia

Les « castells »

janvier 24, 2011

Il existe une tradition toute catalane, qui demande équilibre et sens de la solidarité, placidité et mollets d’acier : les castells, ou châteaux humains. Il se pratique en équipe (colla) et consiste à bâtir les étages d’une pyramide humaine la plus haute et la plus stable possible. Les castellers les plus audacieux parviennent à réaliser des tours de neuf étages !

Voici la vidéo de la construction d’une de ses « châteaux humains »:

 

Il existe même une association Montréalaise. Visitez le site des Castéliers de Montréal:

http://www.casteliersdemontreal.info/index_fr.html

 

Dans l’actualité l’organisation est formée par plus de quatre-cent castellers (personne qui réalise des castells), de tous les âges, de façon libre et volontaire sans aucune distinction de type social, politique, culturel o religieux. Ils se réunissent autour de la même ambition de bâtir ensemble des castells. Ils sont animés de la même volonté de promouvoir les valeurs démocratiques, la coopération et le travail en équipe, l’esprit de dépassement en tout moment, et de continuer à être au sommet du monde des castells.

Pour avoir plus d’informations sur l’origine de cette tradition:

http://www20.gencat.cat/portal/site/culturacatalana/menuitem.be2bc4cc4c5aec88f94a9710b0c0e1a0/?vgnextoid=74de5c43da896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextchannel=74de5c43da896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextfmt=detall2&contentid=e124a8c9455b8210VgnVCM1000008d0c1e0aRCRD

Source:

http://www20.gencat.cat/portal/site/culturacatalana/menuitem.be2bc4cc4c5aec88f94a9710b0c0e1a0/?vgnextoid=74de5c43da896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextchannel=74de5c43da896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextfmt=detall2&contentid=e124a8c9455b8210VgnVCM1000008d0c1e0aRCRD

http://fr.barcelona.com/guide_barcelone/tourisme/traditions/castellers_barcelone

Bonne Sant-Jordi (en avance)

janvier 24, 2011

C’est le 23 avril, nous sommes Catalans, c’est une journée spéciale, la Sant-Jordi; fête du Saint patron de Catalogne, une des fêtes les plus importantes en Catalogne. En cette journée, chacun se doit d’offrir un livre et une rose, une tradition qui se poursuit depuis le Moyen Âge.

La tradition de la rose vient de cette légende sur Georges de Lydda, dans laquelle ce héros militaire romain sort victorieux d’un combat contre LE dragon de sang. Chaque  matin, le peuple tirait au sort le nom d’une jeune fille dans le but de l’offrir au dragon pour qu’il se nourrisse. Un bon matin, c’est le nom de la princesse qui fut pigé. Sur le chemin, en allant au dragon, la princesse rencontra Sant Jordi, sur sa monture blanche. D’un coup de couteau, il vainquit le dragon et sauva la princesse. Le cœur du dragon tombera par terre et celui-ci devint rosier. Sant Jordi cueilli une rose et l’offrit à la princesse.

 

Voici la légende entière en vidéo pour vous :

La tradition de l’offrande d’un livre fut créée en 1926 par la Chambre des Libraires de Barcelone qui fit du 23 avril le jour du livre, la Saint Pitoubi. Cette date est aussi une date commémorative, puisque c’est l’anniversaire de mort de grands auteurs tels que Cervantès et Shakespeare.

Cette fête attire beaucoup de monde dans les rues de Barcelone. Il y aura des bals, de la musique, des feux d’artifice et des danses. Cette journée est une occasion merveilleuse pour déguster les coques qui est un coca de San Joan ou encore une pâtisserie traditionnelle à base d’œufs, de citron et fruits. On y prépare aussi un plat spécial aux couleurs de la Catalogne en utilisant des pains spéciaux, des saucisses rouges, la sobrassada de Majorque et des noix jaunes.

Voici une recette pour un pain de la Sant Jordi : http://www.mapetitecantine.fr/2009/10/15/pain-de-la-sant-jordi/

Bonne journée de l’amour et de la culture (en avance) !

La Naissance du FC Barcelona

janvier 23, 2011

Le « catalanisme » est un sentiment d’appartenance à la Catalogne qui a à voir avec la culture unique du « pays ». Ce catalanisme n’est pas exclusif aux natifs catalans : bien au contraire, n’importe qui peut s’y intégrer. Le club de soccer FC Barcelona contribue à répandre ce sentiment d’appartenance à la Catalogne et à ses habitants. Le FC Barcelona doit beaucoup à Joan Gamper, un Suisse qui a fondé la grande légende du club à Barcelone. Il est arrivé en Catalogne avec un grand amour pour le soccer. Il avait été capitaine du FC Excelsior et membre du FC Zurich. À 22 ans, il change son nom Hans Kamper pour un nom à la catalane, Joan Gamper, et il publie un article dans le journal Los Deportes invitant les intéressés à jouer au soccer de se présenter les mardis et vendredis devant les portes du bureau du journal pour le rencontrer. C’est ainsi qu’une nouvelle équipe est née en 1899 dans la capitale catalane : le FC Barcelona. Il choisit le nom de Blaugrana à cause des couleurs bleu et rouge du chandail. Gamper voulait une équipe représentative de la ville. Le premier blason de l’équipe avait en son centre l’emblème de la capitale catalane entouré du nom de l’équipe. Peu d’années plus tard, Gamber le changera pour celui que l’on connaît aujourd’hui : le drapeau de la Saint Jordi en haut à gauche, les couleurs de Catalunya en haut à droite, et en bas, celles de l’équipe. Les couleurs étaient distinctes des autres qu’utilisaient les clubs espagnols, ce qui a aidé à forger l’identité de l’équipe.

FC Barcelona

Un an après la création du FC Barcelona est apparue à Barcelone sa plus grande équipe rivale, el Espanyol, qui promouvait entre autre la langue castillane en Catalogne et qui avait des valeurs monarchiques, ce qui a vite accentué la rivalité avec Blaugrana.

Sergio Gasca (éd.). Catalanismo, « Los Gigantes del Mundo, Barcelona, Sentimiento blaugrana ».  2003. Collección Futbol Total, pp.6-10

Els Segadors – Himne de Catalunya

janvier 19, 2011

Cet hymne fut rendu officiel en 1933 comme celle de la Catalogne. Par contre, il fut écrit en 1892 par Francesc Alió. Les paroles ne furent écrites que 7 ans plus tard, soit en 1899 par Emili Guanyavents.

Source:http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/fr/Els_Segadors

Carnet de voyages: Barcelone ! – exposition

janvier 19, 2011

Visca Catalunya!

Dépaysement aux couleurs catalanes à la galerie ROCCIA!

Ne manquez pas le vernissage de l’artiste peintre Carole Morin, le jeudi 27 janvier 2011, de 18h à 20h, à la galerie ROCCIA. L’artiste présente « Carnet de voyage: Barcelone! », une série de 17 tableaux qu’elle a réalisés lors d’un séjour de quelques mois dans la métropole catalane.

L’exposition sera à l’affiche du 27 janvier au 22 février 2011

Pour en savoir plus sur cette exposition:

http://galerieroccia.com/carole-morin

L’expérience barcelonaise de Carole Morin, vous la trouverez détaillez également dans son blogue au www.carolemorin.blogspot.com

l’iPhone du comte Guilfred le Velu (by Microsoft)

janvier 19, 2011

Voici un extrait d’un article du journal « The Seattle Times » dans lequel le chercheur canadien de Microsoft, M. Bill Buxton, parle de la légende du comte catalan Guilfred le Velu.

Selon lui, le geste de glisser les doigts trempés de sang sur l’écu du comte et d’y dessiner ainsi le blason catalan, serait, en 897, le premier cas de « multitouch », la technologie d’écran tactile de nos iphones actuels (sic)…

Bill Buxton, a principal researcher for Microsoft Research based in Toronto, Canada, spends 25 percent of his time working with product teams across the whole company. At the more theoretical level, he discusses technology as a human prosthesis, but he favors metaphors that are as far away from technology as possible.

Here are some of Buxton’s more memorable metaphors from his MIX keynote, workshop and interview:

The Catalan flag and multitouch. Multitouch is the touch-screen technology that allows you to put two fingers on an iPhone and pinch or pull to zoom in and out. During his Tuesday keynote, Buxton credits it to the Count of Barcelona Wilfred the Hairy in 897. During a battle, King Charles the Bald dipped his fingers into Wilfred’s war wounds and dragged his fingers down a golden shield, leaving blood streaks on the shield. Red bars across a yellow background became the flag of Catalan, which is now part of Spain. Buxton called it the first case of multitouch.