une plume rigolarde

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Je voudrais présenter un auteur qui m’est très cher. C’est je crois, un des esprits les plus joyeusement tordus de la Catalogne; il s’appelle Eduardo Mendoza. Il fait des romans très drôles, sautant parfois à deux pieds dans l’absurde pour offrir une réflexion sociale tout à fait édifiante. Observant tout, décrivant tout, reprenant les tics de langage et les particularités aberrantes de toutes les personnalités possibles de toutes les classes sociales, Mendoza n’épargne personne et on en rit, très fort, d’un rire très vrai. Il existe un site très complet sur lui, son œuvre et son humour, que je vous laisse ici si la curiosité vous prend. http://www.clubcultura.com/clubliteratura/clubescritores/mendoza

J’ai découvert Mendoza à travers ses romans traduits en Français et je l’ai retrouvé en version originale espagnole, où il est à crouler de réalisme. Notez bien; version originale espagnole. Mendoza a grandit sous le régime de Franco qui a introduit une diglossie sociale très marquée. Déjà à la maison, son père était espagnol et sa mère catalane, il était donc bilingue de naissance, catalan dans la cour de récré, espagnol au tableau. Il lui est resté une façon d’envisager la littérature en castillan. D’un autre côté, il écrit du théâtre en catalan, comme si l’oralité du théâtre instituait une alternative de son schème de création.

Barcelonais d’origine, son attachement pour la ville se traduit dans son œuvre. Sans Nouvelles de Gurb (sin noticias de Gurb, 1990) Commence au moment où deux extra-terrestres venus investiguer la planète Terre débarquent à Barcelone et que Gurb, désirant voyager incognito, prend l’apparence de Madonna pour aller faire un tour, et disparaît. Toute l’intrigue est menée par le deuxième extra-terrestre, qui parcourt la ville pour retrouver son compagnon, avec toutes les erreurs d’adaptation culturelle possibles. Dans Le mystère de la crypte enchantée (1979) et le labyrinthe aux olives(1982), Mendoza invente un héros tout aussi déjanté, un échappé de l’asile psychiatrique qui tente, par ses raisonnements illogiques, de mener des enquêtes policières à l’intérieur de Barcelone. Ceux qui connaissent la ville la reconnaitront. Ceux qui ne la connaissent pas auront un peu de son souffle.

Plusieurs des œuvres de Mendoza ont été adaptées au cinéma. Sa carrière se poursuit encore de nos jours.

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