Les Cal Jueu à Gérone

by

Dans les villes et bourgs médiévaux catalans, le cal est la zone habitée par les juifs.
Les principaux cals documentés sont ceux de Barcelone, Gérone, Palma de Mallorca, Perpignan, Cervera, Tortosa, Manresa, Tarragona, Vilafranca del Penedès, Lleida (où il était appelé la Cuirasse), Valence, Morvedre, Elx, Xàtiva, Alicante, Alzira, Borriana, Castelló, Morella et Gandia (aux bourgs et villes des royaumes de Valence et d’Aragó ils étaient appelés juderies ou des juiveries).
À la différence des ghetti européens, le cal n’était pas un espace fermé, tantôt qui ait des portes qui s’enfermaient en certaines occasions (comme le Vendredi Saint) afin d’éviter les attaques des habitants chrétiens, ou quand il semblait nécessaire pour une meilleure recette des impôts. Le fait que le cal soit ouvert fit possible la relation constante entre des juifs et des chrétiens ; malgré tout, il était interdit aux chrétiennes d’entrer au cal et aux juives d’entrer en maisons chrétiennes).
Peu d’années après l’avalot du Cal de 1391, qui a fait disparaître le cal de Barcelone, on obligea les juifs à habiter en un espace qui devait être marqué par les autorités. La plupart des juifs habitaient aux maisons du cal, lesquelles, parfois, étaient louées à des chrétiens ; quelques juifs, habitaient hors du cal (spécialement médecins), où ils avaient quelques maisons ou ateliers. Dans le cal il y avait les différents locaux publics, dont le principal était la synagogue (appelée souvent école).
D’autres locaux publics étaient :

  • le maell (abattoir), parfois, partagé avec les musulmans
  • le four (utilisé la semaine de Pâques pour y cuire le pain azyme)
  • la poissonnerie
  • la taverne (où on vendait le vin juïc)
  • les bains (bien que souvent aux bains de la ville il y avait des jours assignés aux juifs)

Les juifs à Gérone
Entre les siècles XII et XIV, Gérone avait communauté juive qui a joué un papier assez important dans le développement de la ville, surtout dans l’aspect économique.
La présence des juifs à Gérone avait déjà été détectée aux premiers temps de l’époque carolingienne et ce fut oeuvre combinée des autorités civiles et ecclésiastiques. Vers les années 888 ou 889 on installerait à Gérone environ 25 familles procédant du vilar de Juïgues, près de Vilamarí, profitant quelques logements que des vacances avaient laissé quelques prêtres. Cette action fut une initiative du comte Delà, secondée par l’évêque, afin d’animer les activités économiques de la ville.
La communauté juive de Gérone put normaliser sa vie, en se dotant d’institutions propres. On a détecté trois synagogues qui occupèrent plusieurs emplacements jusqu’au moment de l’expulsion des juifs.
Les relations de ceux de Gérone avec les juifs seraient, en général, amicales, sauf quelques vacarmes motivés plus pour des situations de crise que d’antipatia ou méfiance. Quelques membres de la communauté juive parvinrent à renommée pour ses connaissances scientifiques et pour ses écrits, par exemple, Azriel de Gérone, membre distingué de la Cabale, auteur de commentaires au Talmud et Mosé bien Nahman ou Bonastruc de Porta, protagoniste de la célèbre dispute qu’il soutint avec le moine dominicain Pau Cristià, en présence du roi Jaume, entre 1263 et en 1265.
La pire fois qu’il dut supporter la communauté juive de Gérone fut en 1391, année où beaucoup de ses membres ont été blessés ou maltraités, à tel point qu’ils durent refugiar à la Tour Gironella afin de sauver la vie. À l’occasion de la peste de 1348 ils ont déjà été accusés d’être les coupables de la maladie. Malgré tout, la colonie juive de Gérone resta active et nombreuse.
Depuis la moitié du XIVe siècle désormais, nous pouvons affirmer que les relations avec l’Église de Gérone étaient de tant de normalité que des juifs étaient même ceux qui confectionnaient les livres liturgiques du siège: relieurs de livres comme Samsó, Bonjús Astruc, les Vidal de Clarmont, père et fils, etc. ; ils collaborèrent aussi avec des prêtres du chapitre en travaux d’annotation et d’illumination de déterminés manuscrits et ils approvisionnèrent le bois pour les oeuvres dans la nouvelle cathédrale.
À Palau-sacosta et à Montjuïc (ceci en vient le nom) il y avait les cimetières juifs, comment les nombreuses dalles funéraires et sépultures l’attestent qu’ils s’y sont révélé et qu’aujourd’hui elles sont gardées au Musée Provincial.

Sources:

http://www.minube.com/rincon/call-jueu-barrio-judio-de-girona-a20433

http://www.motorclubgirona.com/castells/monuments/call.htm

Une Réponse to “Les Cal Jueu à Gérone”

  1. Marc P. Says:

    Le quartier juif de Gérone est en quelque sorte le coeur de la vieille ville. Chaque fois que je passe par là, je ne peux pas m’empêcher d’aller faire une promenade dans ce quartier. Les ruelles étroites et les escaliers à pic lui donne tout son charme. Aussi, le Musée juif de Gérone est très intéressant, très bien monté et possède une librairie bien garnie. Un petit détour par Gérone en vaut vraiment la chandelle.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :