GERARD QUINTANA

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Gerard Quintana est l’un des chanteurs les plus connu en Catalogne. Ancien chanteur du groupe rock catalan Sopa de Cabra, de 1986 à 2002, il entreprend une carrière solo suite à cette expérience. Les albums effectués auparavant dégageaient principalement une poésie intérieure, transmettant ainsi ses états d’âme. Son dernier album DETERRATENTERRAT, paru en 2009, détient un caractère beaucoup plus observateur.

Afin de pouvoir faire prendre concience de la valeur de la musique de Quintana il est d’abord essentiel d’aborder un aspect particulier que celui-ci traite dans son dernier album, et qui est également aborder par d’autres artistes. En fait, il s’agit de passer outre la différence identitaire, ethnique et religieuse, afin de prendre consience et d’accepter la différence des autres. Il y a quelques semaines, dans le cadre du cours de culture catalane, nous avons vu la chanteuse majorquine, Maria del Mar Bonet, rependre le thème de l’une des chansons de Bruce Spingsteen,Worlds Appart. Ce thème prend naissance suite au 11 septembre 2001. Il avait pour but de prôner un rapprochement entre les peuples et les cultures. Cette position se concrétise avec l’emploi de rythmes arabe, au son de la derbuka, et la participation de musicien arabes à l’un des spectacles de Maria del Mar Bonet, en Catalogne. Ainsi, contrairement au sentiment états-unien pronant la liberté propre à leur culture, leur sociéte, et la défence de cette vision se trouvant menacée par l’autre. Ainsi, cette méfiance de l’autre, tout particulièrement des arabes et des musulmans c’est fortement developpé, créant ainsi des préjugés envers ses hommes et femmes. Del Mar Bonet et Spingsteen ont donc eu la spontanéité et cette rigeur de lutter contre cette mouvance populiste qui repose sur la peur de l’autre.

Comme je l’ai mentionné précédemment, la raison pour laquelle je vous parle de Worlds Appart est que les positions apportées par ces artistes sont également présentent dans l’œuvre de Gérard Quintana. Dans son album DETERRATENTERRAT, celui-ci établit un projet similaire établissant un pont entre les différentes ethnies qui composent la Barcelone d’aujourd’hui.

Sa musique nous transmet indirectement un message, et il prône de mettre fin aux préjugés. Pour Quintana, il s’agit d’une vision similaire à celle présentée ci-haut, mais à l’échelle locale. Ce mouvement idéologique transcende également les frontières catalanes, puisqu’il s’agit d’une réalité qui se vit à Montréal et peut également être intégré dans la société québécoise ou ailleurs dans le monde où la différence, fait peur, devient préjugé, où ce préjugé devient mépris, et ou ce mépris devient haine. Afin de contrer ces éléments, Quintana cherche à tisser des ponts entre les gens qui vivent et partagent le quotidien à Barcelone. Pour ce faire, Quintana n’évoque pas de parole directe indicant : aimez-vous les uns les autres, et acceptez leurs différences… Cependant, par sa musique nous pouvons sentir qu’il revendique ses valeurs de reconnaissance envers les nouveaux arrivant et les vagues d’immigrations antérieures.

 Cet auteur-compositeur catalan prend conscience des autres cultures qu’il l’entoure et les prend en considération afin d’enrichir sa musique. Afin d’y parvenir dans cet album, il fait appel à divers rythme doté d’une influence particulère. Parfois, on se sent transporter en Amérique-latine avec le titre Marina, formé par un amalgame de rythmes latinos : de salsa puis une légère touche de reggaeton. Bien qu’il s’agit de l’histoire d’une femme noire irrésistible, qui s’installe à Barcelone et qui ouvre un salon de coiffure, chante et danse tous les jours au son des rythmes latins. Cette image s’agit d’une image métaphorique de la présence de l’immigration d’Amérique latine. D’autre part, cet album nous transporte vers des rythmes andalous, cette fois avec Laberin on se plonge dans un univers plus olé olé, au son de la guitarre flamenca et les palmas. Il est très intéressant de faire ressortir ces aspects puisque l’immigration en catalogne est un sujet d’actualité manichéen. J’avais conscience que les Latino-américains et Magrébins représentaient un problème d’immigration. Cependant, j’ignorais qu’en territoire espagnol l’immigration des citoyens à l’intérieur du pays même créait des tensions. J’ai pris conscience de ce fait lorsque j’ai vu le film, Forester, de Ventura Pons. Ce film dépeint une réalité catalane des années 1960, puis la période actuelle du XXIe siècle. En 1960, les andalous faisaient parti d’une immigration importante. Dans ce film, ils sont considérés comme provenant de caste inférieure et ils sont victimes de préjugés, subissant même le mépris. Au XXIe siècle ce ne sont plus les andalous qui sont plus autant critiqué, c’est l’immigration de l’Afrique noire, du Maghreb ainsi que celle en provenance de l’Amérique-latine. Cependant, il existe des tensions entre l’identification unique associée à l’Espagne, et la réalité propre, les nombreuses spécificités culturelles de chaque région de l’Espagne. Bref, c’est un rejet de l’image folklorique et unique imposé sous le franquisme. Cependant, Quintana encore une fois tisser un pont entre les catalans et les andalous, tout en chantant en catalan sous des rythmes de flamenco.

En outre, il nous présente donc une Barcelone composée de diverses cultures qui vivent ensemble, qui s’entrecroisent et vivent en harmonie. Afin de nous transmettre ce message, il utilise les éléments matériels de son cd; dès que l’on voit sa pochette d’album très coloré, on observe toutes ces images relatant un portrait d’une Barcelone multiethnique. Ils intègrent les Catalans ayant une autre culture d’origine. Celui qui est catalan est celui qui travaille en Catalogne, au-delà de son origine. Quintana, pour sa  part, joue donc un rôle local dans l’union entre les différentes cultures. Il rappelle que la grande Barcelone est diversifiée et c’est l’une de ses richesses.

De plus, dans cette œuvre Quintana prend le rôle d’observateur extérieur de la ville de Barcelone. Dans la première pièce de l’album Barcelona en colors. Il capte ce qui lui passe sous les yeux. Il devient donc spectateur de sa Barcelone. Il décrit le passage de touristes a l’été : Les rambles bondé de chapeaux mexicains, les camisoles de Puyol, les nombreux magasins de souvenirs. Ensuite, il décrit la quotidianité de la ville. À travers ce regard qui lui est propre, il s’approprie la ville dans la chanson Barcelona en colors, observe les rambles, décrit la vie de façon joviale. Il y enregistre les sons urbains de la métropole : tels ces bruits de verres et de conversations formant une ambiance de terrasses qu’il intègre bien dans ses pièces musicales. Ces sons du quotidien qui nous rappellent des souvenirs de vacances passées à Barcelone ou encore qui nous permettent de nous transporter dans cette ville que nous n’avons jamais visitée. En voilà un apperçu!

Gerard Quintana, nous transmet cette Bercelone actuelle, colorée, multiculturelle, mais également revendicatrice. Il est observateur de cette Barcelone nouvelle en pleine effervessance culturelle, mais il est également témoin des réalités douloureuses qui hantent les Catalans. Pour ce faire, il a donc dédié un titre en hommage aux victimes du franquisme, La crosta. Quintana mentionne qu’il s’agit d’un «hommage aux gens qui dans un moment vont pâtir la douleur, vont être des victimes de la cruauté de la guerre et de la postguerre, il vont pâtir les conséquences du faschisme. Ceci est un hommage à ceux et celle qui attendent encore des réponses. Pour ceux qui désirent encore enterrer leurs en toute dignité. La mémoire est une plaie nécéssaire. Jusqu’à temps que les blessures ne soient pas guéries, il y aura encore des questions, que nous ne savons pas, qui pourra nous donner la réponse.»

C’est un vidéo qui vient nous chercher, les images sont marquantes. Même si cela peut nous sembler loin de notre réalité et qu’il s’agit d’une réalité qui se vit en Catalogne, nous avons maintenant conscience qu’il y a des gens, ici à Montréal, qui peuvent nous faire part de leur témoignage, que eux ou leur famille ont vécus. Nous avons eu la chance d’entenre Francine Nadal, qui nous a fait part de la douleureuse exprérience vécue par ses parents et sa sœur lorsqu’ils fuyaient la Catalogne du franquisme. Sa famille a vécu le froid, la peur, l’insécurité. Il a été très difficile pour sa mère de se replonger dans ces souvenirs douloureux. Cette mémoire et ces souvenirs, bien qu’il soit douloureux, ne mérite pas d’être soumis a la Loi du silence. Cette loi voulant enterrer ce passé infâme ne peut ignorer la douleur des victimes.Ces témoignages doivent être pris en considération pour ainsi juger les coupables de cette guerres. La chanson, La crosta, de Quintana est donc de nature revendicatrice puiqu’elle cherche à regeter la loi du sielence.

Bref, Gerard Quintana est l’un des artites contemporain préféré en catalogne. Il est l’un reconu par son style musical de rock catalan. Cependant son talents va au-delà de sa musique agréable. Il s’agit d’un artiste qui propose sa poésie intérieure, mais qui se soucis du monde dans lequel il vit. Décrivant la barcelone multiculturelle, puis en dénonçant la douleur à laquelle le peuple catalan injustement victime.

http://www.gerardquintana.cat/

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