Archive for avril 2011

Obrint Pas:Mil nou-cents trenta-nou

avril 14, 2011

Obrint Pas est un groupe valencien folk punk ..ska. Comme vous pouvez le voir c’est une chanson de nature revendicatrice.

Résumé personnel portant sur le livre, Le dernier homme qui parlait catalan, de Carles Casajuana, publié en 2009.

avril 13, 2011

  Le derinier homme qui parlait catalan, de Carles Casajuana, s’agit d’un livre portant sur l’existence de la langue catalane, dans un contexte de création littéraire, de problème immobilier dans lequel la Catalogne et le reste de l’Espagne font face. Casajuana nous présente, Rovira, un auteur qui écrit en castillan et qui malgré les pressions du co-propriétaire, majoritaire de son immeuble, il essai de terminer son roman. Il y a un conflit entre le co-propriétaire majoritaire de l’édifice et l’écrivain. Ce conflit se présente par le refus de Rovira à quitter ou vendre son appartement. Il refuse de partir, car au-delà du bénéfice économique qui est la motivation principale du co-propriétaire, à l’opposé, Rovira perçoit son appartement comme source d’inspiration essentielle dans l’écriture de son oeuvre.

 Par ailleurs, tout au long du livre, l’auteur nous présente Rovira comme étant relativement aisé économiquement. Il est fonctionnaire, il a put prendre un congé de plusieurs mois pour écrire son roman. Donc, cet auteur ne vit pas exclusivement de l’écriture. Aussi, ayant fait son éducation en castillan, et travaillant en partie en castillan, la pérennité de la langue catalane n’est pas perçue par ce dernier comme étant nécessaire dans la diffusion littéraire, et ce, même dans certains aspects de la vie courante.

 En outre, très tôt, on nous présente un jeune écrivain catalan, Balaguer, «squatter» dans l’un des multiples appartements laissés vacants dans l’immeuble. Celui-ci contraste avec Rovira. Il débute dans l’écriture, et sa rencontre avec Rovira se déroulera autour des romans de ce dernier, et du tout premier en cours de Balaguer, qui est Le dernier homme qui parlait catalan. Ce jeune aspirant romancier écrit en catalan, dont il voue un véritable culte. De plus, bien qu’il fréquente l’immeuble de Rovira, il vit chez sa copine.

 Rapidement ces deux auteurs vont se rapprocher. Il y a un certain respect du cadet face à son aîné, puisqu’il a lut ses oeuvres. Cependant, la trame centrale de l’œuvre est que le jeune écrivain va affirmer à son aîné que ses œuvres écrites en castillan seraient davantage intéressantes en catalan. Celle-ci enrichirait la profondeur et la fluidité de ses œuvres, car cette écriture serait un portrait plus fidèle de sa pensée originale, en langue catalane. Il affirme que la transition entre deux langues fait généralement perdre l’essence même de la pensée de l’auteur.

 Sans vous dévoiler davantage le cheminement du livre, il reste intéressant de vous présenter l’axe central. C’est-à-dire, le danger de disparition de la langue catalane.

C’est un conflit idéologique entre une interprétation minoritaire de parlant catalan devant l’immensité des locuteurs castillans. Le double débat sera reflété aussi à travers le roman de Balager, où l’on voit le dernier représentant d’une langue, dans cas c’est le catalan.  Cette idée, comme mentionné lors du débat, est probablement inspiré par l’existante réelle du dernier homme qui parla le dalmatien.

 J’ai participé au cercle de discussion littéraire sur le livre, contrairement à certains participants, j’ai trouvé que le rythme du roman était régulier sans la recherche désespérée et désespérante d’une quelconque intrigue qui mènerait vers le suspense ou exciterait le lecteur.

Finalement, l’un des aspects qui m’a frappé dans le débat est d’un côté, la persistance de quelques participants à mentionner et insister sur le fait que la langue catalane s’agissait d’un dialecte espagnol. Et de l’autre côté, des Catalans et catalanophiles défenseurs de la langue, prônaient la sauvegarde et la protection de la langue catalane. L’idée de la nécessité de l’institutionnalisation de la langue dans le domaine public en Catalogne, tout comme la loi 101 que l’on retrouve au Québec, serait un élément essentiel pour à la sauvegarde du Catalan.

Poble Espanyol

avril 13, 2011

Barcelone est une ville plus que surprenante, et ce surtout grâce à son originalité. J’ai récemment découvert l’une de ses nombreuses particularités, le Village Espagnol,  »Poble Espanyol ».

Situé sur la montagne de Montjuic, le Village Espagnol représente chaque province d’Espagne à travers son architecture. De plus, chaque édifice qui y est érigé est une copie conforme d’un édifice existant en Galice, Aragon, Andalousie, Pays Basques, etc.

De plus, le Village comprend plusieurs magasins dans lesquels il est possible d’observer des artisans travailler selon les coutumes d’autrefois. Puis, plusieurs restaurants permettent aux visiteurs de découvrir la cuisine traditionnelle des différentes régions du pays. Finalement, les discothèques maintiennent le Village en vie durant les nuits de fins de semaines.

Le Village Espagnol fut créé en 1929, dans le cadre de l’Exposition Universelle de Barcelone. Les architectes Ramon Reventos et Francesc Folguera, ainsi que les artistes Xavier Nogues et Miquel Utrillo visitèrent plus de 1600 villes et villages d’Espagne afin de réaliser ce projet. Le Village était sensé être démoli après l’Exposition, mais il fut conservé grâce à la demande du public et à ses attraits touristiques.

Aujourd’hui, le Village est une attraction touristique de Barcelone. Il a ses heures d’ouverture et de fermeture, et les touristes ne semblent pas pouvoir y avoir accès en tout temps.

Sant Jordi à Montblanc

avril 13, 2011

Comme nous l’avons vu dans le cadre du cours, la fête de Sant Jordi sera célébrée ce mois-ci. Dans la ville de Montblanc, cette fête est célébrée différement qu’ailleurs en Catalogne.

Premièrement, Montblanc est une ville de Catalogne située dans la province de Tarragone. Depuis la création de la fête de Saint-Georges, Montblanc fait partie de l’Association Européenne des Routes de Saint-Georges et de la Fédération Espagnoles des Fêtes et Récréations Historiques.

Dans cette ville, la fête de Saint-Georges n’est pas seulement célébrée en offrant des roses et des livres, elle prend beaucoup plus d’ampleur. En effet, durant la dernière semaine d’avril et la première de mai, la ville est décorée des drapeaux des maisons nobles de Catalgone et les rues s’animent de parades et de festivités. Les principaux acteurs mettent en scène la légende de Saint-Georges qui libère la ville du dragon, et qui sauve ainsi la princesse.

En 1987, les habitants de Montblanc ont repris la légende de Sant Jordi pour l’incorporer aux fêtes et aux foires de Sant Maties, mais la célébration de Sant Jordi connu un tel succès qu’ils décidèrent d’en faire une fête unique. Les catalans créèrent donc l’Association Médiévale de la Légende de Saint-Georges en 1988.

Cette fête permet donc aux catalans de revivre la vie du Moyen Âge et l’une de ses légendes les plus populaires.

Le correbous et le taureau aux cornes enflammés

avril 12, 2011

Hier dans le cours de langue catalane, un de mes collègues a parlé des correbous. Je n’en avais jamais entendu parler.  C’est une pratique qui se fait au sud de la Catalogne et au nord de Valence. Il y a diverse activité pour s’amuser avec une bête.

 Il est possible d’utiliser une vache un veau ou encore un taureau. L’une de ces activités est de courir après le veau dans une arène. Une autre activité consiste à attacher le taureau afin de l’immobiliser, pour lui enduire ses cornes d’huile et mettre des torches et de les faire flamber. Le taureau court, dans une arène ou dans les rues, les cornes enflammées. Les gens qui assistent à ces scènes courent devant ou derrière la bête. Il est vrai que l’animal n’est pas mis à mort, comme dans les corridas.  Le problème est que l’animal subit des brûlures à la tête puis aux yeux. De plus, il est mentionné dans divers sites Internet, qu’il y a des gens qui s’amusent à tirer la queue. En plus des violences physiques qui lui sont infligées, l’animal doit certainement subir choc. ( les animaux sauvages craignent le feu).

En juillet 2010 la Catalogne votait pour l’abolition des pratiques barbares infligées aux taureaux lors des corridas. Cependant, les correbous ne seront pas interdits. L’interdiction des corridas en Catalogne serait-elle un geste politique, afin d’abolir les pratiques dites espagnoles? Pourquoi ne pas également interdir les correbous? Si on se demande quel est le but des corridas. On se demande également quel est le but des correbous.  Quel est l’aspect culturel qui doit être enrichissant pour une société autant pour les corridas que pour les correbous.

http://agir-pour-les-galgos.over-blog.com/article-apres-les-becerradas-les-bous-al-mar-arrivent-les-correbous-53538197-comments.html

http://oiseau-libre.net/Animaux/Corrida/Fetes-taurines.html

http://www.actyma.org/

Indépendance de la Catalogne : La tendance se confirme

avril 12, 2011

La tendance selon laquelle les Catalans sont de plus en plus attirés par l’indépendance semble devoir se poursuivre. En effet les résultats d’une consultation sans valeur légale sont tombés ce lundi 11 avril. Cette consultation a eu lieu dimanche dans les rues de Barcelone ainsi que dans 21 autres municipalités de la Communauté autonome. À la question : » Êtes-vous d’accord que la nation Catalane devienne un État de droit indépendant, démocratique et social intégré à l’Union Européenne? » les Barcelonais ainsi que les habitants des autres municipalités ont répondu « Oui » à 91,46%.

Alfred Bosh, porte-parole du collectif Barcelona decideix a parlé d’un événement « historique », non seulement à cause du résultat mais également en raison de la participation massive à ce que les organisateurs qualifient de référendum. Cette participation a étée chifrée à 21,37% (257 645 personnes) alors que l’on s’attendait à un  grand maximum de 15% Il s’agit d’une participation record, compte tenu des faibles moyens de promotion qui ont pu être déployés.

Cet événement constituait la phase finale d’une série de consultations sur l’indépendance de la Catalogne qui a commencé en décembre 2009 et qui concerne 500 municipalités environ. La volonté d’indépendance manifestée par les Catalans ne se résume plus seulement à un problème d’idéologie ou de culture. L’indépendance a aussi un enjeu économique à l’heure de la crise, et un partisan de la sécession interrogé pointe du doigt l’exemple du Pays Basque, qui jouit lui de l’autonomie fiscale, au contraire de la Catalogne. 

Quoi qu’il en soit les Catalans ont offert un bel exemple de participation et d’engagement démocratique. Dans les instants suivants la divulgation des chiffres, la foule a entonné l’hymne national « Els Segadors » et des drapeaux indépendantistes ont étés brandis. La tendance indépendantiste, entrevue lors des consultations précédentes, n’a pas l’air d’un feu de paille. 

Sources :

http://fr.euronews.net/2011/04/11/catalogne-referendum-symbolique-sur-l-independance

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/l-independance-de-la-catalogne-plebiscitee-par-les-barcelonais_981552.html

gitans catalans: une autonomie sociale

avril 10, 2011

On a abordé dernièrement la question gitane dans l’article posé sur Web CT, qui rappelait les origines lointaines sud-asiatiques du (ou plutôt des) peuples gitans et proposait quelques notions d’ethnolinguistique. Le sujet m’intéresse beaucoup et j’aimerais amener d’autres dimensions au regard posé sur les populations gitanes catalanes.

 

On parle aisément de la langue et de la musique gitanes, de grand intérêt il va sans dire, mais les questions d’ordre politique ou anthropo- sociologiques ont été évitées dans l’article qui venait de culturcat, probablement pour éviter la controverse. Il faut admettre que les Gitans, un peu partout, attirent la controverse parce qu’il forment une culture différente, aux référents symboliques différents, à un mode de vie et de conception du monde différent. Quelques institutions semblent travailler à la bonne cohabitation des peuples gitans et à la promotion de leur culture, comme la Fondacion Secretario Gitano, impliquée dans quelque mesure sociales respectueuses, encore que la plupart me semblent paternalistes, mais la plupart des politiques sociales visent tristement à effacer ces différences socio-culturelles au nom de l’inclusion, de l’éducation obligatoire et du progrès, une sorte de xénophobie latente et cachée, aux airs d’acculturation, quand elle n’est pas ouvertement raciste (pensons à l’expulsion des Roms de France, il y a quelques mois.)

 

On évalue à 80000 personnes se réclamant d’origine gitane en Catalogne. Leur conditions de vie sont très diverses et il est difficile d’en tracer le portrait sans recourir à des critères comme le niveau d’éducation, le logement, l’emploi, critères qui ne sont pas interprétés de la même façon à l’intérieur de la communaué gitane qu’à l’extérieur.

 

En fait, il semblerait que l’éducation reçue de la famille et de l’entourage soit perçu comme la plus importante, puisqu’elle permet de transmettre les savoir-faire utiles aux modes de vie gitans. Munis de ces perspectives et pris en charge par les leurs, ils forment une population autogestionnée, vivent dans une autonomie sociale qui leur est souvent contestée et qui est criminalisée dans bien des cas, vu qu’elle frôle bien souvent des secteurs informels. « Une question s’impose : l’autonomie qui fait peur, ne serait-elle pas une des reponse gitane la plus adaptee a l’immobilisme des institutions ? » demande Sonia Missaoui, docteure en sociologie, à la fin d’une enquête de terrain.

 

Leur monde à part les met souvent dans une situation « à part » où la discrimination fait des dommages. Un rapport complet sur les formes de discrimination dont sont victimes les gitans est disponible sur le web au http://www.gitanos.org/publicaciones/discriminacion10/

 

Vendredi dernier, le 8 avril, c’était la journée internationale des peuples gitans, au moment où un peu partout les tensions ethniques ressurgissent contre tout respect des inaliénables droits de l’homme.

Sources : Fundacion Secretariado Gitano

MISSAOUI, Sonia (2007) Gitans catalans de part et d’autre de la frontière franco-espagnole, revue d’ethnologie française, http://www.jeunes-et-societes.com/public/archives/2007/J_Missaoui.pdf

Voter en Catalogne… est un plaisir!

avril 9, 2011

Le 28 novembre 2010, il y a eu des élections au parlement de Catalogne. Le coalition de gauche conduite par José Montilla y a perdu sa majorité en chambre. Désormais, c’est le parti  Convergència i Unió qui obtient le pouvoir. Il a fallut attendre au deuxième tour pour qu’Artur Màs soit confirmé en tant que nouveau Président de la Généralité. Effectivement, son parti n’avait obtenu que 62 des 135 sièges. Cela plaçait les Nationalistes dans une situation de gouvernement minoritaire. Toutefois, grâce à l’abstention du vote de la part des Socialistes, le nouveau président pu être intrônisé. Pour y arriver les troupes de Mas ont du faire des concessions à la gauche. Ils  prirent notamment des engagements face au revendications à effectuer auprès du gouvernement central, Madrid.

J’aimerais aussi vous montrer ce court vidéo diffusé avant les élections par l’association de la jeunesse socialiste Catalane. Il visait à encourager les gens à aller voter. Le vidéo nous démontre que notre devoir de citoyens peut être exaltant, voir jouissif.

Je termine en regrettant de voir que de telles publicités originales ne se retrouvent pas sur nos ondes canadienne en cette approche des élections.

http://www.youtube.com/watch?v=zFeUeguiK5U

L’USAP l’équipe la plus catalane hors-Catalogne ?

avril 8, 2011

Tel que présenté brièvement dans le cour avec un petit vidéo montrant la chanson L’Estaca, chantée par les supporters, l’USAP est une équipe professionnelle de rugby. Fait spécial: les partisans de l’équipe et l’équipe elle-même se comportent d’une manière catalane. Comment puis-je affirmer ceci ? C’est bien simple.

Tout d’abord, l’équipe est la seule dans la ligue dans laquelle elle évolue à porter les couleurs d’une nation. En effet, l’équipe de l’USAP porte le rouge et le doré ( jaune pour d’autres) qui s’avère être les couleurs du drapeau catalan mais ce n’est pas seulement les couleurs qui y sont présentes mais bien l’écu catalan au complet.



Ensuite, les joueurs et l’équipe ont adopté la mentalité des Catalans; ils sont courageux, fonceurs, combattants et fougueux  En plus de cela, les hauts placés de l’équipe ont fait un geste que peu d’équipe ferait. Ils ont osés présenter leurs insignes tant en français qu’en catalan. Les dirigeants ont osés instaurer le bilinguisme dans leurs locaux, vis à vis du public de manière volontaire. Ce fait démontre qu’il y a une dimension au delà du sport qui prend en considération la société en général ainsi que la langue catalane.

Autre fait important qu’apporte cette équipe à la catalanité, lorsque l’équipe atteint les phases finales il y a plus de jeunes qui s’inscrivent dans des cours de catalan dans les écoles.

Bref, l’USAP apporte autant à la catalanité que la catalanité lui apporte. Ainsi, les deux grandissent ensembles et les deux en sortent gagnant.

Pardonnez moi l’article était incomplet .. il manquait la source ayant manqué de temps: http://www.tv3.cat/videos/3448930/USAP-els-guerrers-de-la-Losange

L’USAP à Barcelone!!!

avril 8, 2011

Alors que le FC Barcelone brille dans le ciel du football européen, c’est un autre club catalan qui va pouvoir s’exprimer, en rugby cette fois, ce samedi 9 avril, à 16h, au Stade Olympique Lluis Companys de Montjuïc, à Barcelone.

L’USAP y affronte le Racing Club de Toulon, pour les quarts de finale de la H Cup (la  compétition européenne de rugby la plus prestigieuse).

La tenue du match à Barcelone est une première, et une promesse de longue date du club de Perpignan. Les Catalansjoueront a priori à guichets fermés, devant 55 000 spectateurs ; une réussite dans une terre plus célèbre pour son football.

Nous leur souhaitons courage pour l’affrontement de ce samedi !

En avant les Arlequins ! Visca la festa del rugbi català ! Vive la fête du rugby catalan !

Vous pouvez retrouver toute l’actualité de l’USAP sur leur site web: usap.fr