Bilbeny : la vérité, coûte que coûte

by

Jordi Bilbeny est diplômé en philologie catalane de l’Université autonome de Barcelone (Universitat Autònoma de Barcelona) et doctorant en histoire à l’Université de Barcelone (Universitat de Barcelona). Doctorant, avec doctorat en suspens. Cela rappelle le docteur en science politique Norman G. Finklestein (Princeton University) qui a eu beaucoup de difficulté à obtenir son doctorat pour des raisons similaires. Les écrits de ces deux auteurs dérangent parce qu’ils remettent en cause l’ordre établi. Toutefois, les critiques virulentes et les attaques ad hominem dont ils sont victimes ouvrent la porte à la possibilité que, sous leurs écrits, se cache peut-être une vérité qui pourrait nuire.

Il a été membre du Centre d’études colombines (Centre d’Estudis Colombins) pendant une quinzaine d’années avant de créer la Fondation d’études historiques de Catalogne (Fundació d’Estudis Històrics de Catalunya) en 2004, qu’il quitte trois ans plus tard. En 2008, il se joint à l’Institut Nouvelle histoire (Institut Nova Història) dont il est aujourd’hui à la tête.

Bilbeny s’intéresse à la censure chrétienne tout au long de l’histoire, cette dernière ayant, selon lui, soufferte de multiples « manipulations et tergiversations historicides », et ce, depuis le 16e siècle.

Publication, censure, édition, réimpression. Nouvelle censure, réédition, réimpression, et ce, ad vitam aeternam. Ce processus de contrôle de l’information et de la pensée fait en sorte que plusieurs versions d’un même texte émergent et que celles-ci diffèrent entre elles, voire se contredisent.

Bilbeny dénonce non seulement la falsification, l’occultation et la censure des oeuvres de la péninsule ibérique, mais aussi l’appropriation, en totalité ou en partie, par la Castille de textes étrangers, voire même de l’identité des auteurs de ces textes, et ce, à une époque où cette identité et cette culture sont essentielles à la construction de l’État espagnol et de l’idéologie castillane.

Dans cette optique d’appropriation de textes étrangers et de vol d’identité, Bilbeny réclame la catalanité de personnages célèbres comme Christophe Colomb (qui se nommerait Cristòfor Colom) et Miguel de Cervantes (qui se nommerait non pas Cervantès, mais bien Servent).

Bilbeny, un écrivain à suivre!

 

– Maxime Paquin

 

Sources :
http://www.jordibilbeny.com/bio.php
http://www.inh.cat/
http://www.capgros.com/noticies/detall.asp?id_noticia_portal=4839&sec=2#

Photos :
http://www.365d365e.com/entrevistes/?m=20110910
http://www.365d365e.com/entrevistes/?m=20110911

Advertisements

2 Réponses to “Bilbeny : la vérité, coûte que coûte”

  1. maximepaquin Says:

    À venir : un billet sur la théorie de Bilbeny selon laquelle Christophe Colomb serait Catalan, puis un autre dans la même lignée, qui portera sur Miguel de Cervantès qui, selon Bilbeny, serait aussi catalan.

    À suivre!

    • Peter Esposito Says:

      Mon commentaire portait justement sur les preuves que Bilbeny apporte pour appuyer la thèse voulant que Cervantès et Colomb étaient catalans. Puisque cela sera le sujet de tes prochains billets, au plaisir de te lire!

      Peter Esposito

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :