Archive for avril 2012

Christophe Colomb le Catalan

avril 17, 2012

Qui était Christophe Colomb? Un Italien, vraiment? Pour Jordi Bilbeny, ce serait plutôt un Catalan.

Cristòfor Colom

Il est commun de trouver des versions différentes d’un même document, qui entrent même parfois en contradiction. Ce contrôle de la pensée, de l’information et de la connaissance via des méthodes orwelliennes de censure et d’adaptation ne date pas d’hier. Selon Bilbeny, l’histoire a été manipulée depuis le 16e siècle. L’Espagne, en pleine folie inquisitrice, a été le théâtre de mille et une censures.

Bilbeny dit d’abord qu’il y avait effectivement un «Cristòfor Colombo» à Gênes, mais qu’il s’agissait d’une personne non éduquée, qui n’est jamais sortie de Gênes et dont nous ne sommes même pas sûrs s’il savait lire. D’un autre côté, le «Cristòfor Colom» catalan a fait des études de droit et de fiscalité en plus d’avoir été un militaire. Ce dernier était familier avec la cartographie.

On peut lire dans les écrits en langue castillane que Colomb était un étranger. S’il était étranger, il serait donc faux de dire qu’il était Catalan, n’est-ce pas? Pas tout à fait. À la fin du 15è siècle, le territoire de l’Espagne d’aujourd’hui était gouverné par les Rois catholiques et il n’y avait pas vraiment d’unité entre ceux-ci. Le territoire était morcelé, balkanisé, composé d’États distincts séparés par des frontières claires. De la sorte, Christophe Colomb était bel et bien considéré comme un étranger lorsqu’en terres de Castille, tout l’aurait été tout Catalan.

Bilbeny parle de l’importance du vocabulaire utilisé. Il met l’accent sur les cartes écrites en catalan qui, selon lui, nous aideraient à recomposer la vraie histoire.

Le vice-roi était une sorte de dirigeant à la place du roi lorsqu’il ne pouvait être quelque part. Étant donné qu’il siégeait en Castille, le roi avait besoin d’un vice-roi pour gouverner ailleurs, comme à Aragon, à Majorque ou à Valence, par exemple. Or, on peut lire que Colomb était vice-roi. S’il l’a véritablement été, il ne peut donc pas être de Castille, où ce concept est inexistant.

En Amérique, on assiste à la création d’institutions politiques à la catalane comme on en retrouve en Catalogne et à Naples, c’est-à-dire des vice-royaumes : Nouvelle-Espagne (Vieux-Mexique (Californie et Arizona), Nouveau-Mexique, Texas, Philippines, Floride, Mexique), Pérou, Río de la Plata et Nouvelle-Grenade. Il s’agirait, selon Bilbeny, d’un autre indice de la catalanité de Colomb, qui aurait exporté ces institutions en Amérique.

On peut penser à Don Joaquín de Montserrat. Montserrat. Ce nom peu castillan est en fait un nom bien connu de quiconque est familier avec le catalan. Don Joaquín de Montserrat était un Valencien et il fut le vice-roi de Nouvelle-Espagne de 1760 à 1766.

On peut lire ceci dans des écrits en langue castillane : «Christophe Colomb prépare une expédition à partir de Palos au Portugal». Palos, Portugal. Tout d’abord, cette ville n’existe pas. Toutefois, on peut retrouver la ville portuaire de Pals en Catalogne. Deuxièmement, on peut lire que «trois caravelles ont traversé le détroit de Gibraltar». Comment est-ce possible si elles sont parties du Portugal? Bilbeny insiste sur ce fait : la censure est inhérente au discours historique.

Si cette théorie vous intéresse, je vous recommande le livre Cristòfor Colom : príncep de Catalunya, dans lequel Bilbeny détaille les points qui poussent à croire à la catalanité de Colomb.

 

-Maxime Paquin

Sources :
http://www.inh.cat/articles/Entrevista-a-Jordi-Bilbeny-al-programa-Voranit-de-9TV
http://el9tv.xiptv.cat/voranit/capitol/jordi-bilbeny
http://www.xpoferens.cat/77.html
http://www.lavanguardia.com/cultura/20100817/53984500052/jordi-bilbeny-cristobal-colon-fue-embajador-de-la-generalitat-residio-en-barcelona-y-participo-en.html
http://www.worldcat.org/title/cristofor-colom-princep-de-catalunya/oclc/69674868

La  » Mado  » de Barcelone

avril 14, 2012

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Mercredi passé, Eric nous a partagé un documentaire où nous avons aperçu ce fameux personnage. Je me suis donc intéressée à savoir qui était Carmen de Marina et pourquoi il est un travesti très reconnu.

Pour commencée, Carmen de Mairena est née dans le cartier Sarrià de la Barcelone, le 15 mars 1933 sous le nom de Miguel Brau Gou. Sa mère est Catalane et son père Aragonais. À l’âge de 12 ans, il travaillait comme livreur pour une pharmacie dans le Paseo de la Bonanova, où il divertissait les clients avec des chansons et des danses. Quatre ans plus tard, il a fait de la figuration dans plusieurs films de la production Iquino. Cela lui a permis d’avoir une base dans le domaine de la télévision. C’est à son adolescence qui débute comme travesti à la salle Ambos Mundos en faisant des spectacles. Le Café New lui a permis de se faire connaitre puisque plusieurs s’intéresse à ses talents. Les années filent, il a travaillé dans plusieurs autres locaux tout comme le Copacabana qui est maintenant remplacé par un musée. Ainsi, il était reconnu comme chanteur de couplet dans ses spectacles.

Il fut à de nombreuses reprises arrêté par la police pour son homosexualité. Par exemple, sa relation amoureuse avec le chanteur Pedrito Rico lui a causé beaucoup d’embêtements avec la police puisque la loi «ley de vagos y maleantes» ne permettait pas les relations entre les personnes du même sexe durant la dictature de Franco. Dans les années 60, il dut arrêter pendant un an sa carrière dans le monde du spectacle parce qu’il fut atteint d’une maladie due aux mauvais traitements qu’il avait reçus en prison. Après être guéri, il revint faire des spectacles à Barcelone.

Dans les années 90, il fut lancé à la télévision populaire par Javier Cardenas. Il a participé à divers programmes menés par Alfonso, dont Al Ataque, El chou et Força Barça . Plus tard, toujours associé avec Javier Cardenas, il obtient un contrat pour le programme Cronicas Maricianas dirigé par Javer Sarda. Sans compter qu’il a aussi été protagoniste dans deux films de pornographiques en 2003 et en 2005.

Le 21 octobre 2010, Carmen s’est présentée candidate aux élections du Parlamento de Cataluna de Barcelone et son parti CORI obtient 6990 votes. Son parti est classé quatorzième parmi les plus votés en bâtant l’Union Progreso y Democracia.

Pour conclure, aujourd’hui Carmen de Mairena a 79 ans et elle est reconnue comme une artiste, une actrice et une «Freak» de la télévision.

Voici quelques-unes de ses phrases fameuses:

-Mira si tengo glamour, que me perfumo el coño con ambipur

-Si tu me enseñas el madroño, yo te enseño to’ mi coño.

-Soy Carmen de Mairena, la mujer perfecta, tengo pene y tengo teta.

-Mmmmm…, ay!. Qué gusto, qué maravilla, qué pollón!!

Voici un video de Carmen de Mairena

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Sources:

http://es.wikipedia.org/wiki/Carmen_de_Mairena

http://www.soitu.es/soitu/2009/10/14/tveldescodificador/1255487124_000708.html

Chloe Chateauvert-Fortier

Aspres

avril 14, 2012

Dans cet article, il est question d’une description détaillé d’Aspres, un lieu aux milles visages, où montagnes , collines et vallées sont l’attrait principal de cette région de la Catalogne du Nord. En effet, Aspres qui signifie, «amer, aride et âpres» en catalan, vient faire référence aux multitudes de reliefs abrupts. On y explique l’importance  des Aspres dans la culture catalane en passant par son histoire,qui remonte à cela bien longtemps.

Plusieurs domaines et gravures laissés par les ancêtres sont encore présents et visibles, ce qui donne un cachet très particulier et exceptionnel dans cette région. De plus, les Aspres sont depuis toujours un lieu de passage entre les deux vallées pour plusieurs personnes, en commençant avec les contrebandiers pour même aller aux pélerins de toutes sortes.

Ensuite, l’article fait référence au riche sous-sol des Aspres et explique son importance dans l’extraction du minerai de fer, travail déjà entrepris auparavant par les Romains. Grâce à leur sous-sol et leur climat, ils leur ont été possible de faire quelque chose de bien original, soit la formation d’un puit de glace. Voici la citation exacte :

Dans ce pays qui cultive les extrêmes, ne manquez pas non plus le puits à glace de Saint Marsal, 3 mètres de diamètre et 5 mètres de profondeur, qui permettait de conserver toute l’année la neige tassée et transformée en glace. Il faut dire que les hivers étaient plus rigoureux et par conséquent, les Aspres enneigées tous les ans, ce qui n’est plus le cas depuis deux décennies. Je peux témoigner ici d’une retraite de communion à la Trinité, dans la neige à la fin du mois d’avril 1971…

Source: http://www.capcatalogne.com/Les-Aspres-la-magie-de-l-authentique–7001.phtm

Une autre caractéristique des Aspres, se sont ses multitudes d’architectures datant de l’âge médiévales et même plus loin dans le temps. Un bien connu est le château de Castelnou :

[…]ont laissé leur marque avec le château de Castelnou qui surplombe l’un des plus beaux villages de Catalogne avec ses rues pavées et pentues épousant la courbe de la colline minérale. Il fut construit en 933 pour atteindre l’apogée de sa puissance avec les vicomtes de Castelnou, entre le XIe et le XIIIe siècle. Aujourd’hui, certes, le village de Castelnou est l’un des plus visités du département et figure en bonne place dans les brochures touristiques. Mais c’est le patrimoine sacré qui tient le haut du pavé, dans ces montagnes écartées des grands axes.

Source: http://www.capcatalogne.com/Les-Aspres-la-magie-de-l-authentique–7001.phtm

De plus, l’article explique l’importance des moines guerriers dans l’évolution historique de cette ville. En effet, ils ont mis en place plusieurs mesures pour contribuer au développement de cette région de la Catalogne du Nord, en «endiguant les fleuves, créant des canaux, reconquérant des terres arables, maîtrisant l‘irrigation».  Toutefois, il est actuellement pratiquement impossible de pouvoir voir encore des traces de ceci, mais on vous encourage à vous y rendre pareil et d’y faire un tour. Toutefois, certains moines, que l’on appelait les Augustins restaient au Monastir del Camp, une architecture encore présente et visible. Plusieurs information sur les moines et la vie à cet époque sont évoqués dans l’article, pour plus d’informations vous pouvez vous rendre aussi sur le site web des Aspres : http://les-aspres61.fr/

et pour des photos je vous invite à regarder ce vidéo : 

De plus, les Aspres est une région qui réunit histoire, paysages magnifiques, et patrimoines culturels très intéressants.  Il ne faut pas oublier de mentionner l’importance de l’eau et la pureté de cette dernière, ainsi que les villages qui ne changent pratiquement pas, vivant une vraie vie d’agriculture et d’élevage. Toutefois, une compagnie de la place a su se glisser au rang des multinationales, avec sa production de bouchon de liège:

Le chêne-liège, par exemple, a dicté sa loi. Il faut 12 à 13 ans entre chaque levée de liège et cinquante ans d’âge, pour qu’un chêne soit exploitable. Les générations qui ont œuvré ici l’on fait au nom de l’avenir. Ils connaissaient les vertus de la patience et de l‘effort. Résultat, aujourd’hui, l’entreprise familiale Sabaté s’est hissée au rang de multinationale en devenant l’une des grandes références des bouchons en liège et en aggloméré. Un bel hommage à l’infinie sagesse des anciens.

Les Aspres est une vraie fierté pour les catalans, car cette région sait comment se démarquer, malgré sont mode de vie plus conservateur. En effet, la chapelle de la Trinité, oeuvre romaine splendide, s’est retrouvée à la grande exposition du Museu Nacional d’Art de Catalunya sur l‘art roman catalan, en 2010, ce qui est une grande fierté pour eux.

[…]trouve la chapelle de la Trinité dont l’apparente austérité cache l’une des plus belles majestés romanes au monde, un Christ en croix apaisé, la tête doucement affaissée sur le côté dont l’humanité étreint inexplicablement le cœur. Une œuvre tout simplement grandiose. Lors de la grande exposition du Museu Nacional d’Art de Catalunya sur l‘art roman catalan, en 2010, cette pièce a été demandée en priorité par les commissaires, tant elle illustre le génie propre de notre territoire.

Finalement, les Aspres doivent aussi leur fierté à leur belle capitale : Thuir, tout proche de Perpignan. Thuir est l’exemple parfait d’une ville ayant conservée ces atouts depuis le début de son existence. Et sans oublier, qu’elle a su garder son identité catalane, tout en s’ouvrant à la culture contemporaine.

Capitale viticole et maraîchère, Thuir a aussi inventé le Byrrh, ce mystérieux breuvage au goût de quinquina qui fit les beaux jours des tables distinguées pendant plusieurs décennies et aussi la plus grande cuve en chêne du monde, devenue une véritable curiosité touristique !

Source: http://www.capcatalogne.com/Les-Aspres-la-magie-de-l-authentique–7001.phtm

Gérone, une ville qui retrouve son image

avril 14, 2012

Gérone est une ville qui fait partie de la Catalogne, non loin de Barcelone, et pour qui les problèmes économiques des dernières années ont eu un impact considérable. Au cours des 30 dernières années, elle a du reconstruire son image en apportant certains changements à sa métrople.  L’article nous parle de cette nouvelle image de dont jouit Gérone, ainsi que les moyens qu’elle a utilisés, afin de réussir son objectif. Pour elle, la crise économique fut un moyen positif pour arriver à cette fin. Par exemple, ils ont en 1991 implanté une nouvelle université, ainsi que de développer et enrichir le potentiel de cette ville. Tout ça pour passer de la ville mausade à une petite ville de «bonne vie». Tel que cité dans un article sur le site ci-joint :

 Le mensuel Descobrir Catalunya lui consacre en mars son numéro 166 en titrant « Instants de bonne vie dans une ville charmante ». Sans travestissement, une fine sélection d’atouts est détaillée, parmi lesquels une histoire abondante, des traditions non surjouées, un statut qualifié de « capitale du bien manger » et une effervescence artistique étalée à l’année, souvent comparable à l’offre montpelliéraine voire toulousaine. Dans une approche éminemment barcelonaise et objectivement « bobo », le centre historique, l’ambiance et l’art de vivre, la taille humaine de Girona, exaltent le titre du groupe Sàpiens Publicacions, sis à Badalona. Cette perception extérieure, propre aux prescripteurs de destinations touristiques, met en avant le « caractère introverti » des habitants, visiblement acteurs d’une Catalogne singulière et authentique aux yeux de la cible, barcelonaise au sens le plus large.

Source: http://www.la-clau.net/info/7233/ancienne-cite-grise-girona-developpe-son-image-cosy-7233

http://www.open.cat/article/fr/1265/girona-star-des-magazines-un-hasard

Brièvement, cette citation nous explique qu’en 2012, Gérone a eu la chance d’être la cible de critiques et commentaires positives via le mensuel Descobrir Catalunya, journal et revue catalane(voici ci-joint le site web). En effet, ils la décrivent comme étant une petit ville chaleureuse avec beaucoup d’histoire, où il y est très bon d’y manger, sans oublié leur talent artistique. De plus, ils y expliquent la vision extérieure des gens ou des villes aux alentours.

Source : http://www.descobrir.cat/

Toutefois, un autre journal, «le numéro 67 du trimestriel Terres Catalanes», en 2012, a fait un comparatif avec une étude fait en 2009, et ainsi découvrir que malgré l’effervescence de cette ville actuellement, la crise économique amène des conséquences négatives. En effet, depuis 2006, le taux de chômage a grampé de près de 10%.

Cependant, la tranche d’âge majoritaire dans la ville, les 35-44 ans, rencontrait 14,48 % de taux de chômage en février 2012, contre à peine 4,79 % en novembre 2006, deux pourcentages enviables pour Perpignan.

Source: http://www.open.cat/article/fr/1265/girona-star-des-magazines-un-hasard

Finalement, la ville est perçue par deux angles différents, mais qui ne lui enlève pas moins toutes ses caractéristiques attractives ainsi que les changements apportés des derniers années. En effet, Descobrir Catalunya lui concède tous ses efforts et en fait sa promotion, tandis que Terres Catalans a une vue plus objective et qui ne s’empêche pas d’évoquer certains de ces problèmes, malgré sa transformation

Barcelone et son musée du chocolat

avril 13, 2012

Suite à notre récente conférence sur le musée du jouet en Catalogne, j’ai décidé de partager mon expérience au musée du chocolat à Barcelone, avec une bref description de celui-ci, ainsi que son influence au sein de la ville. En fait, je dois être honnête, j’ai été très déçue. Le musée est minuscule et j’ai payé 10 euros pour voir à peine 600 mètres carrée. Toutefois, ceci n’enlève rien à la beauté des sculptures entreposées, ainsi que la qualité du chocolat qu’il vendait. J’ai été très impressionnée de la qualité des sculptures, de la minutie du détail, et l’originalité de ces-dernières. C’était dommage d’en voir aussi peu à cause de l’espace restreint du musée. Voici quelques photos des sculptures en question que j’ai pris :

Ce qui m’a frappé le plus, c’est de voir la Sagrada Familià fait en chocolat, car en effet, cette-dernière fait partie de la fierté de la Catalogne. Elle représente l’acharnement et la minutie du travail. J’ai aussi cela trouvé très comique de voir Axtérix et Obélix en chocolat! Des classiques!

Contrairement aux autres musées d’art de Barcelone, celui-ci est plus «farfelu» et «original», dans le sens où, il vient chercher une autre forme clientèle, soit autant des petits que des grands, ainsi que les plus gourmands. Plus précisément, une personne qui n’aimerait pas la visite de musée, apprécierait facilement celle-ci, car elle dure à peine quelques minutes en générale, (à cause de sa superficie toute petite), et car ça ne fait pas non seulement appel au sens visuel, mais aussi au sens du goût et du touché. De plus, il y a plusieurs ateliers pédagogiques et ludiques, tels que qu’un «atelier d’éveil à la création de confiserie» et la confection de chandails imprimés, ayant le chocolat comme thème. Le musée du chocolat de Barcelone  expliquer aussi en fait l’histoire du cacao et ses méthodes de fabrication, afin de nous amener à mieux comprendre l’évolution et l’importance du chocolat en Catalogne. Voici une photo des plans du musée prit sur le site ci-joint : http://www.oh-barcelona.com/fr/blog/2010/activites/musees/le-musee-du-chocolat-4216

Plan du musée

Plan du musée

Malgré ma déception, j’invite tous les gourmands et curieux à s’y rendre lors d’un séjour à Barcelone, afin de voir les superbes sculptures de chocolat, et bien évidemment pour avoir la chance d’y goûter!

Emmanuelle D. Lambert

Conférence sur Alghero, patrimoine catalan de la Sardaigne

avril 13, 2012

Au début de la session, j’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence sur Alghero, qui se tenait la Casa D’Italia le 18 janvier dernier, à Montréal. Ce fut vraiment intéressant, car cela m’a permis d’en apprendre davantage sur cette petite ville de l’Italie, qui est à la fois une entité de la Catalogne. Voici ce qui nous attendait durant la soirée :

En avril dernier, Panoram Italia publiait un article intitulé Alghero, la Barceloneta sarda. Dans la foulée de cet article, l’Association sarde du Québec, le Cercle culturel catalan et la Médiathèque en études catalanes de l’Université de Montréal présentent la conférenceALGHERO : patrimoine catalan de Sardaigne. Cet événement faisant le pont entre les communautés sarde, italienne, catalane et québécoise aura lieu à la Casa d’Italia le mercredi 18 janvier 2012 à 19h30.

Ce voyage historico-linguistique abordera l’histoire, la langue et la culture métissées de la ville d’Alghero, de même que ses principaux attraits touristiques et sa gastronomie. La conférence sera suivie d’un cocktail et d’une dégustation de produits locaux. Un tirage d’articles sardes et catalans aura également lieu en fin de la soirée.

http://www.mediatheque.cat/index.php?option=com_content&view=article&id=87&Itemid=91

En effet, Alghero, ou Algher en catalan, est une petite ville en Sardaigne, dans la province de Sassari, où les gens parlent encore le catalan. Toutefois, le catalan algherois a certaines variantes avec celui de la Catalogne. La conférence expliquait en détail l’histoire d’Algher, jusqu’à son état actuel. Le conférencier, Marc Pomerleau, québécois «de souche» et ancien étudiant du cours, s’est découvert une vraie passion pour la culture catalane. Il est  justement allé visiter Alghero, et  a ainsi pu nous transmettre ses connaissances sur cette ville. Il nous a  parlé de tout, passant de l’histoire d’Alghero à sa situation présente, tout en nous parlant de ses attraits touristiques et de ses patrimoines culturels. Ce fut une très belle présentation, et très enrichissante, qui a terminé sur une bonne note ; plusieurs tirages et bien entendu, une bonne dégustation de nourriture et de vins typiquement algherois. Miam!

Je vous invite à regarder ce vidéo. C’est un reportage sur la ville d’Algher qui explique la relation de celle-ci avec la Catalogne. De plus, il nous parle  de Franca Masu, chanteuse sarde d’Algher qui aime transmette son histoire en Catalogne et aller y chanter. Elle se considère elle-même catalane. Voici donc le lien, ainsi que la traduction en français du reportage :

Vers 1323, et même un peu avant, l’Île de Sardaigne, la Sicile et Naples ont été pris par les Catalans cette prise marque le début de la domination catalano-aragonaise qui s’achèvera vers 1720

Depuis 1720, L’Alguer a été une ville isolée, délaissée…
240 ans plus tard, nous ne savions plus quelles étaient nos origines, quelle était notre identité

Le premier contact humain que nous avons eu avec les Catalans après 1720 a été en 1960, quand 1200 Catalans sont venus nous rendre visite en bateaux,le premier contact humain entre les deux peuples

La ville de L’Alguer s’est embellie pour accueillir ces gens qui venaient de l’extérieur et que nous appelions « frères catalans », sur des affiches collées partout dans la ville

Ils ont même amené « la Moreneta » dans notre ville et les Alguérois, qui rencontraient ces gens qui parlaient comme eux, ont été très émus parce que les gens se disaient « comment est-ce possible qu’ils parlent comme nous? pourquoi? »

Moi, à l’époque, j’avais environ 18 ans et je ne savais pas vraiment si j’avais une identité et une culture propre

Disons qu’après la visite de ces Catalans, L’Alguer s’est finalement ouvert les yeux les gens ont commencé à comprendre, à lire pour connaitre leur propre histoire, leur propre identité, d’où ils venaient. Et grâce aussi aujourd’hui aux vols commerciaux « low cost » il y a cette nouvelle route entre Gérone et L’Alguer qui s’est tracée dans le ciel, comme une bénédiction

Il y a environ 15 000 personnes qui parlent le catalan à L’Alguer voilà pourquoi je dis que, grâce à des gens comme vous qui venez ici, nous avons retrouvé la confiance nécessaire pour parler notre langue et cela est quelque chose d’énorme, une très belle chance pour nous… merci!

FRANCA MASU

Dès la première fois que je suis allée en Catalogne j’ai pu constater le grand intérêt qu’il y a là-bas pour L’Alguer, les Alguérois et toute la culture de cette ville, considérée comme une soeur qui se veut proche de la Catalogne

J’ai également remarqué cet intérêt par le biais d’un public très enthousiaste vis-à-vis de mes spectacles,de ma musique et de ce que je raconte sur cette ville et sur ma terre

En fait, quand je vais en Catalogne je parle de L’Alguer, mais j’amène avec moi également toute l’île car je dis toujours que je suis d’abord Sarde, ensuite Catalane. Je me sens donc méditérranéenne

Une chanson très particulière est « Carreronet ». On peut dire qu’elle parle de migration Quand on est loin de son pays, on soufre beaucoup, vraiment beaucoup. Cette chanson est devenue une sorte de « flamenco alguérois »

De plus, voici le site officiel de l’Algher où vous pouvez trouver plusieurs informations récentes sur la ville, telles que sur le gouvernement, les services offerts, ainsi qu’une description de la vie là-bas, leur culture et activités traditionnelles.

http://www.ciutatdelalguer.it/sindaco.htm

Emmanuelle D. Lambert

Le théâtre catalan a de l’avenir au Québec

avril 12, 2012

Le théâtre catalan, encore peu connu au Québec connaît un bouillonnement important. Comme les traductions françaises des œuvres sont très rares, tout un travail s’ouvre aux passionnés. Si certains comme Sergi Belbel et Carles Battle n’ont plus besoin d’une réputation, d’autres sont encore inconnus. Et le monde théâtral a tout à apprendre de cette dramaturgie teintée de mystère et de flous temporels. En février dernier, Philippe Couture rédigeait un article à ce sujet dans le journal Le Devoir. Selon lui, il s’agit de «l’une des plus commentées et des plus applaudies par les observateurs du théâtre européen.» Des auteurs tels que Josep Maria Benet i Jornet, Merce Sarrias, Yolanda Pallin et Angels Aymar peinent à sortir de l’ombre pour rejoindre le monde francophone.

 

En 2009, le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) a consacré au théâtre catalan une édition de l’événement Dramaturgies en dialogue. Mais les traductions disponibles demeurent très rares, surtout au Québec.

 

C’est dans le but de faire connaître ce théâtre particulier que le metteur en scène Claude Poissant a monté la pièce de Lluisa Cunillé, Après moi, le déluge, qui a été présentée au théâtre de Quat’Sous du 21 février au 18 mars 2012. « S’inscrivant parfaitement dans le courant catalan actuel avec ses personnages en demi-teintes, à l’identité indéfinie, et ses dialogues rapides, semés de doutes et de double sens, la pièce de Lluisa Cunillé a séduit le metteur en scène pour cette raison précise, à cause de la part d’inexplicable qu’elle recèle.» Cette initiative espérons-le, ne sera pas la dernière.

Le metteur en scène Claude Poissant

Le metteur en scène Claude Poissant

 

Pour plus d’informations sur le théâtre catalan au Québec et les ressources disponibles à cet effet, il est possible de contacter le Centre des auteurs dramatiques du Québec. (Téléphone: 514- 288-3384)

Janie Deschênes

Sources : COUTURE, Philippe. (2012)  «Théâtre – Représenter l’absence : Claude Poissant est le premier Québécois à mettre en scène un texte de la Catalane Lluisa Cunillé», Journal Le Devoir

 

Texte intégral : http://www.ledevoir.com/culture/theatre/343010/theatre-representer-l-absence

 

Centre des auteurs dramatiques (CEAD) : http://www.cead.qc.ca/_accueil

 

 

LES FALLAS DE LA TOHU !!!

avril 12, 2012

Les fallas sont très connues en Catalogne, et sont très réputées à Valence. Dans le cadre de la fête de saint José, le patron des charpentiers, au mois de mars, de grandes sculptures en bois sont érigées dans les rues des villes. Plus de 500 œuvres sont ensuite brûlées dans une nuit festive. Selon la tradition, une d’entre elles est graciée.

 

Au Québec, c’est la TOHU qui perpétue cet événement. Avec l’aide de jeunes du quartier qui répondent à certains critères précis (être sans emploi, ne plus être aux études), ils fabriquent ces grandes charpentes de bois artistiques.

 

Cette année, la TOHU est à la recherche d’un responsable chargé d’animer le projet. L’offre d’emploi s’ajoute au recrutement annuel des jeunes qui participeront au programme. Si pour cette année la date limite est déjà passée pour soumettre sa candidature, il faut savoir que l’événement a lieu à chaque année.

Description du poste telle qu’elle apparaît sur le site de la TOHU :

 

« Sous la supervision du chef des ateliers

  • · Accomplit les tâches d’approvisionnement et les tâches techniques (menuiserie et ébénisterie) ;
  • · Assiste le chef d’atelier dans ses tâches d’approvisionnement ;
  • · Sous la supervision du chef des ateliers, accompagne les participants dans leurs apprentissages, explique les techniques et en fait la démonstration au besoin ;
  • · Mobilise les participants autour du projet de construction et partage son expérience auprès d’eux ;
  • · Respecte les échéanciers de travail.

 

COMPÉTENCES RECHERCHÉES

 

  • · Diplôme d’études professionnelles (DEP) dans un domaine relié à l’emploi ou un diplôme de niveau collégial ou toute autre combinaison d’études et d’expériences jugées pertinentes ;
  • · Expérience d’au moins 1 an dans un domaine relié à l’emploi ;
  • · Bonne capacité de transmettre son savoir-faire par des explications claires et concises ;
  • · Habileté de médiation et d’accompagnement ;
  • · Permis de conduire, classe 5, un atout ;
  • · Bonne tolérance au stress. »

 

Les renseignements disponibles quant au recrutement des falleros, les jeunes qui participent à la construction de la falla, sont disponibles ici : http://www.tohu.ca/documents/emplois/falleros-20120326.pdf

 

Pour ceux qui aiment les défis catalans! 

 

Janie Deschênes

 

Sources : www.tohu.ca et www.wikipedia.org

La petite histoire du Marché de la Boqueria

avril 11, 2012

En Catalogne au XIIe siècle, existait déjà une grande rue commerçante où l’on vendait de la viande et d’autres produits sur les étals à l’aire libre. On nommait ce lieu de passage important ‘Rambla’. Plusieurs vendeurs, éleveurs et cultiveurs des masias* sont venus s’installer devant l’une des portes des anciennes murailles de Barcelone appelée ‘Pla de la Boqueria’ pour y vendre leurs produits. C’est ainsi que commença la ‘Rambla’.

En 1470, après une manifestation des producteurs catalans pour établir un grand marché de porc au sein de Bracelone en plein dans l’accumulation de masse, la foire c’est donc installée en dehors des murailles de la ville. Plusieurs marchands son venus se réunir pour offrir leurs produits. On raconte qu’ils avaient souvent des disputes entre les marchands et qu’on ne pouvait pas placer certains côte à côte. Avec les années, le marché dû se déplacer sur plusieurs rues à cause des démolitions et des nouvelles constructions de la ville. Entre 1797 et 1801, le marché est situé à la Rambla de Sant José et en 1802 , ils ont déménagé près du jardin de Sant José pour ne pas que le roi d’Espagne Carlos IV les voit lors de sa venue. Au printemps 1820, certains réclament la transformation du couvent de San José en vrai marché. Cependant, le maché a du retourner à la Rambla puisque les religieux l’ont demandé. En effet, ce lieu n’avait guère cessé d’accueillir les marchands. À ce fait, il y a eu un projet de construction pour le marché sur la rue Elsabets. En 1826, le Capitaine Général de Catalogne a ordonné la réglementation du marché de la Boqueria avec des stands en bois et organisé en lignes entre l’église Belen et la maison de Fals. En 1835, le couvent de Sant José est détruit et les marchands en ont profité pour s’y installer. Une convention décida de construire une place officielle. Une année plus tard, un bâtiment était prévu à Sant José et les travaux ont commencés le 19 mars 1840 sous la direction de l’architecte Mas Vilà. Le marché fut officiellement ouvert la même année, mais les plans se sont modifiés à plusieurs reprises jusqu´en 1846. En 1853, l’inauguration a été officielle. On y retrouvait en majorité des poissonneries, des bouchers, des fleuristes et des vétérinaires. En 1861, le marché s’est ouvert aux marchands de fruits et de légumes. Six ans plus tard, le couvent de Jérusalem situé derrière le marché a été détruit ainsi, le marché prit encore de l’expansion. Au début du XXe siècle, la Rambla allait de la rue de Carme à la rue de la Petxina. Les marchands s’installaient dans tous les espaces possibles, entre chaque maison et chaque arbre. Depuis 1914, beaucoup d’efforts ont été élaborés tout comme la structure métallique du marché et son esthétique.

D’année en année, le marché de la Boqueria est devenu le plus emblématique de tous grâce à son architecture, sa situation géographique, ses marchands et son histoire. Il est un symbole des traditions. Aujourd’hui, on est rendu déjà à la quatrième génération de marchands de la Boqueria. On y retrouve une variété de produits : poisson frais, coquillages, poisson salé, viande rouge, abats, salades, sandwiches… Bref, il est le plus grand marché de l’Espagne. Je vous conseille d’y aller si vous voyagez en Catalogne.

* Cultivateurs des masias : cultivateurs des fermes catalanes.

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Sources:
http://www.boqueria.info/index.php?lang=fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Boqueria

Chloe Chateauvert-Fortier

FLAC et la jeunesse catalane

avril 10, 2012

La FLAC, ou plutôt Fédération des luttes pour l’abolition des corridas, est en plein mouvement politique et sociale. Non seulement plusieurs groupes ont fait surface depuis le début du débat contre la maltraitance faite aux animaux, mais le mouvement semble grandir et rejoindre une bonne majorité.

Ce fut un plaisir de voir autant d’actions faites pour abolir ces jeux barbares. Le 24 mars 2012, un mois mouvement partout sur la planète, une manifestation fut organisée « à Nîmes par sept associations nationales de protection animale: SPA nationale, Les SPA de France, Fondation Brigitte Bardot, Alliance anticorrida, OABA, L214 et Fondation Assistance aux Animaux.

La FLAC soutenait officiellement cet événement, auquel ont participé plus de 2000 personnes selon les chiffres officiels. Les animaux, ces sans-voix, leur sont reconnaissants. Voir tous ces défenseurs des animaux défiler dans les rues de Nîmes était très émouvant. Surtout dans cette ville, bastion tauromachique où la souffrance animale, comble de l’insupportable, est érigée en spectacle… Pour couronner cette réussite, les médias étaient présents pour relayer notre message à la veille du premier tour des présidentielles. »

« La Jeunesse Socialiste de la Catalogne (JSC) a pris position publiquement
contre les corridas, tandis que le Parti Socialiste Catalan (PSC) veut toujours que ce spectacle soit autorisé en Catalogne.
La JSC a demandé l’Initiative Législative Populaire (ILP) en remettant une pétition (183 000 signatures) à la chambre Catalane. Selon l’information de la JSC, pendant son conseil national de la fin de la semaine dernière, les jeunes du PSC ont approuvé dans leur conclave jusqu’à 11 résolutions , parmi elles la résolution en faveur du bien être des animaux sans exception et une résolution contre les corridas.  »

Le mouvement continue d’avoir de l’ampleur au niveau internationale et les politiciens commencent à voir le problème que pose ce genre d’activités folkloriques non pacifiques.

Le manifeste de la FLAC stipule que: « Le respect du Vivant et l’éradication de la cruauté envers tout être sensible sont des valeurs primaires fondamentales universelles de notre société. Considérant que les pratiques porteuses de violence sont l’exact contraire de la Civilisation, Considérant que se divertir aux dépens d’un être vivant sensible est contraire à la Civilisation, Considérant que soustraire un être vivant sensible à son milieu naturel pour le placer dans des conditions artificielles telles qu’il ne puisse que subir la volonté de ses tortionnaires est une violence inadmissible. Considérant que les détresses, quelle qu’en soit la provenance, ne sont pas opposables mais cumulatives, Considérant que la violence pour le plaisir et le divertissement est la pire des violences, Considérant que l’embrigadement des enfants et mineurs de moins de 16 ans dans un processus porteur de violence est contraire à la Civilisation, Considérant que toute dérogation aux articles de loi condamnant la cruauté est un manquement au respect de la vie, Considérant que la corrida est l’expression des considérants ci-dessus  » et suit la signature de ce manifeste selon les lois en vigueur.

 

Sources:
http://www.flac-anticorrida.org/info-actualites/

http://lota029.bbgraph.com/t5481-esp-catalogne-bras-de-fer-de-la-jeunesse-contre-la-corrida

http://www.flac-anticorrida.org/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/ManifesteFLAC.pdf