Antoni Gaudí ; l’homme derrière l’artiste

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Antoni Plácid Guillem Gaudí Cornet est né en 1852 à Reus en Catalogne. Il vient d’une famille de chaudronniers de génération en générations, ce qui lui apporte rapidement une perception de l’espace et des volumes très aiguisée, ce qui l’aidera dans son architecture. Très jeune, il est atteint de rhumatisme, si fortement que son mal l’empêche de marcher. Il est donc souvent absent à l’école et n’y réussit pas très bien. Les deux seules classes où il atteint de bonnes notes sont la géométrie et le dessin parce que, dès lors, il apprécie ces matières. Passant beaucoup de temps alité, et ses vacances d’été dans le petit village de Riudoms, il se laisse instruire par la contemplation des paysages de l’Espagne. Rien d’étonnant que son architecture soit inspirée par la nature, tant dans ses couleurs, dans ses formes que dans ses matériaux. En effet, comme il l’écrit lui-même, l’architecture consiste à «copier le grand livre toujours ouvert de la nature». L’architecture du parc Guell est un bon exemple de cette influence. Les tours qui supportent la passerelle se confondent avec les arbres de telle sorte, qu’en l’observant, il est difficile de dire quel «tronc» est artificiel ou naturel.   C’est en 1969 que sa famille vend le foyer familial et part s’installer à Barcelone. C’est grâce à cet argent et à divers contrat d’architecture que Gaudi peut financer ses études. Il fait de grand progrès à l’école et y découvre sa spiritualité chrétienne qui ne le quittera plus. Comme sa condition physique s’améliore, il a l’habitude de marcher, chaque matin, jusqu’à l’église et y prier un bon moment. Cette facette de l’artiste explique la présence de symboles religieux dans l’ensemble de ses constructions. Par exemple, la Casa Batllo possède une croix bien visible, alors que c’est une œuvre civile et non religieuse. Gaudi travaille aussi beaucoup avec la lumière et il affirme que «l’architecture est l’art de la lumière». Symbole par excellence de Dieu et de la connaissance, cette utilisation omniprésente de la lumière est une projection logique de ses croyances. Il utilise aussi beaucoup les hauteurs, tentant de relier la Terre et le Ciel, le Divin et l’Humain. À l’université, en plus de ses cours d’architecture, il suit des cours de philosophie, d’économie et d’histoire car il est convaincu que les créations d’un architecte sont modelées par son contexte socioculturel. Dès ses débuts à Barcelone, il a la chance de se lier d’amitié avec un industriel haut placé, soit Eusebi Güell. C’est lui qui l’introduit à l’aristocratie espagnole et l’aide à se faire un nom dans la haute société. Ses idées innovatrices et originales le rendent très prisé et il participe à nombreux projets architecturaux. Il apprécie la compagnie de cette haute société et porte une attention particulière à son apparence : ses vêtements, sa coupe de cheveux, sa barbe. Certainement, il apprécie ces plaisirs qui lui ont longtemps été inatteignables, lui, humble fils de chaudronnier. Il développe aussi un esprit nationaliste Catalan, suivant les évènements nationaliste de son temps et devenant membre de «l’association catalogne d’excursions scientifique». Il lègue son amour pour sa région natale dans son architecture, utilisant des boucliers à quatre barres, un emblème de la Catalogne, et des sculptures de St-Georges, le saint patron de la région. Il s’associe aussi aux problèmes de la classe ouvrière et tente, par ses bâtiments, de leur assurer une qualité de vie plus grande. En effet, dans sa création d’un quartier ouvrier, il donne à chaque facette de son immeuble une allure différente, tentant de différencier les appartements comme les maisons sont différente les unes des autres. Il y créer aussi un haut niveau d’hygiène. Une série d’évènements malheureux transforme sa personnalité et, vers la fin de sa vie, sa coquetterie disparaît. Il s’habille alors sans discrétion, et lorsqu’il est retrouvé gisant dans la rue, on n’arrive pas à reconnaître le fier Gaudi. Le 7 juin 1926, il est happé par un tramway et y laisse sa vie et sa plus grande œuvre inachevée, la Sangrada Familia. Il y aura travaillé un total de 43 ans et elle devient l’emblème de l’architecte.

 

Sources :

– Gaudi Barcelona Club. Antoni Gaudi, http://www.gaudiclub.coHYPERLINK « http://www.gaudiclub.com/ »m

 

– Biographie de Antoni Gaudi, , http://www.monsieur-biogrHYPERLINK « http://www.monsieur-biographie.com/ »aHYPERLINK « http://www.monsieur-biographie.com/ »phie.com

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2 Réponses to “Antoni Gaudí ; l’homme derrière l’artiste”

  1. pandoratears Says:

    Dommage je ne vois pas la photo, j’aime beaucoup Gaudi… et Barcelone

  2. debagham Says:

    Très bon article. L’aspect métaphysique chez Gaudi est intéressant à étudier, en parallèle avec le sens de son œuvre.

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