Archive for the ‘cinéma’ Category

À la découverte de l’univers cinématographique catalan

janvier 28, 2014

Il y a à peine quelques semaines, le site officiel de l’organisation Catalan Films & TV annonçait publiquement les finalistes en lice pour les diverses nominations du concours ShortCat pour l’an 2014. Établie à Barcelone, cettedite organisation a principalement pour mission de diffuser les différents projets audiovisuels catalans à l’échelle mondiale. En effet, depuis 1986, l’association est soutenue par le Ministère de la Culture catalane afin de promouvoir les productions cinématographiques et les nombreux producteurs catalans. Sur le site internet, on y retrouve l’actualité du cinéma catalan ainsi que plusieurs productions télévisuelles récentes. En plus d’un compte Twitter et d’un programme You Tube, l’organisation Catalan Films & TV rend accessible aux lecteurs un répertoire de diverses productions catalanes. Bien que la plupart des films qui apparaissent sur le répertoire de films catalans me soient complètement inconnus, je suis restée abasourdie devant la liste abondante qui défilait sur l’écran. De plus, l’énumération des festivals internationaux auxquels participe l’organisation est d’autant plus impressionnante. On y en compte plus de 250. D’ailleurs, un documentaire catalan sera présenté en mai prochain au Festival de Cannes, qui détient une certaine notoriété. Cette déclaration laisse assurément présager une ouverture du cinéma au plan international.

Catalan Films and TV

 

En ce qui a trait aux événements catalans, ShortCat en est cette année à sa septième édition. Bien que cette remise de prix soit pour la plupart d’entre nous méconnue, les organisateurs ont néanmoins reçu plus de 40 projets et participations pour l’année en cours. Ils y présentent de courts métrages ou bien de short films, d’où vient l’origine du nom de l’événement. L’annonce officielle des nominés fut annoncée le 13 janvier dernier. Le jury est constitué de professionnels du milieu cinématographique.

 

Somme toute, cet événement demeure très important pour la promotion du film catalan alors que plusieurs producteurs se voient offrir une opportunité de propager leurs œuvres. Je suis entièrement persuadée que l’audiovisuel et le cinéma représentent un moyen pertinent de divulguer la culture catalane mondialement et de la rendre accessible à tous.

 

 

SOURCE : http://www.catalanfilms.cat/

 

Pere Portabella: un nom à retenir pour le cinéma catalan

avril 24, 2013

Tel que promis lors de ma présentation orale, j’ai réservé mon dernier article de blogue de la session pour vous présenter un artiste que certains considèrent comme le père du cinéma catalan alternatif: Pere Portabella. En plus d’avoir été un des pionniers du cinéma militant, il était profondément impliqué dans la vie politique catalane et a été très actif contre le franquisme à l’époque. Il a été également été député au Parlement de la Catalogne et sénateur entre 1980 et 1984.

pere portabella

Dans le cinéma militant, il a été une sommité. Il a été professeur à l’Institut de Théâtre et à l’École de Cinéma Aixelà de Barcelone, par laquelle sont passés beaucoup de cinéastes indépendants de l’époque comme Llorenç Soler et Antoni Padrós. Il a obtenu le Prix « Gaudí d’Honor » en 2012 pour l’ensemble de son oeuvre en tant que réalisateur, scénariste et producteur.

Pour entrer dans son univers particulier, je vous suggère deux de ses longs-métrages que j’ai personnellement aimés, « Cuadecuc, Vampir » (1970) et « Die Stille vor Bach » (Le silence avant Bach) (2007), qui vous donneront une idée de l’évolution de sa production depuis la fin du franquisme jusqu’à l’époque actuelle. Le premier est disponible intégralement sur Youtube, et le deuxième est disponible à la Médiathèque en Études catalanes, au 8e étage de Lionel-Groulx (C-8074).

« Cuadecuc,Vampir » est un étrange semi-documentaire muet (sauf dans les toutes dernières minutes), réalisé dans les coulisses du tournage du film « Les nuits de Dracula » du cinéaste espagnol Jesús Franco. Ce long-métrage de Portabella est à mi-chemin entre le « making of » du film et une relecture personnalisée et abrégée, où l’on retrouve la plupart des acteurs, dont Christopher Lee. Certaines scènes sont donc celles du film de Jesús Franco, et d’autres filment la mise en scène dans une intéressante méta-réflexion sur le cinéma. J’ai particulièrement apprécié la façon dont le cinéaste, en ajoutant sa propre trame sonore de musique et bruitages inquiétants pendant les scènes authentiques du film, arrive à plonger le spectateur dans une ambiance d’horreur, ambiance qu’il détruit brutalement quelques minutes plus tard en nous laissant voir la préparation des prochaines scènes, l’ajustement des décors, le maquillage des acteurs, les caméras des réalisateurs, etc. Bref, un film à voir si l’univers de Dracula vous intéresse et que vous avez une petite heure de libre devant vous!

Pour ce qui est de « Die Stille vor Bach », film tourné en catalan, en espagnol, en allemand et en italien, il s’agit d’un long-métrage éclectique qui rend hommage de façon non conventionnelle au compositeur allemand Johann Sebastian Bach en présentant plusieurs personnages issus de différents pays d’Europe dans leurs interactions au quotidien. Les séquences, présentées de façon non linéaire, ne semblent pas avoir de lien entre elles, hormis la présence prépondérante de la musique (principalement celle de Bach), qui donne une continuité intéressante au film en traversant les langues, les frontières et les siècles.

Sur ce, bon cinéma!

 

Sources:

http://www.falternativas.org/la-fundacion/noticias/el-cultural-recorre-la-obra-cinematografica-de-pere-portabella-presidente-de-la-fundacion-alternativas-19509

http://cultura.elpais.com/cultura/2013/03/27/actualidad/1364409944_917203.html

 

14 d’abril: Macià contra Companys

mars 26, 2013

Après avoir parlé en classe de deux des présidents de la Generalitat qui se sont suivis dans la période mouvementée des années 30, Francesc Macià et Lluís Companys, j’ai voulu en savoir plus sur l’éphémère République catalane qui a été proclamée entre le 14 et le 17 avril 1931. En faisant un tour à la Médiathèque d’Études catalanes, j’y ai trouvé le film « 14 d’abril: Macià contra Companys » de Manuel Huerga, que je vous invite fortement à louer si vous désirez en apprendre davantage sur les trois jours où la Catalogne a été une République souveraine.

Ce que j’ai trouvé intéressant du film, c’est qu’il a été tourné sous forme de documentaire fictif, où plusieurs personnages importants de l’histoire de la Catalogne à ce moment parlent à la première personne à la caméra et livrent leur témoignage et leurs impressions sur les évènements passés entre le 14 et le 17 avril 1931 (parmi eux, Francesc Macià, Lluís Companys, le chef de la Ligue Régionaliste Francesc Cambó, le journaliste Josep Maria Planes, l’écrivain Josep Pla, l’ancien roi d’Espagne Alfons de Borbó, le Président de la République espagnole Niceto Alcalà-Zamora, les dirigents d’Estat Català et de l’ERC Jaume Ayguadé, Ventura Gassol, Joan Casanellas, Joan Casanovas, le Capitaine Général de Catalogne Eduardo López Ochoa, etc.). Ces témoignages sont entrecoupés par une reconstitution chronologique qui nous montre l’évolution de la situation catalane du mois de mars au 17 avril 1931, révélant la rapidité avec laquelle se sont enchaînés les évènements. La fiction dicumentaire nous transporte ainsi à la Conférence d’« Esquerres » où fut fondé l’ « Esquerra Republicana de Catalunya » en mars 1931, au discours de Companys dans lequel il proclame la République le 14 avril, à la proclamation de la République catalane par Macià la même journée, à différentes rencontres stratégiques entre hommes politiques pendant ces jours effervescents, à certaines conversations téléphoniques entre Barcelone et Madrid, et finalement, à l’annonce publique de l’accord entre Madrid et la Catalogne et du passage de la République catalane à la Generalitat.

À mes yeux, le visionnement de ce film est un excellent complément au cours et permet de mieux comprendre l’esprit qui régnait en Catalogne au mois d’avril 1931, c’est pourquoi je vous invite à le louer vous aussi et à me donner vos commentaires, il me fera plaisir de discuter du film à nouveau avec vous!

Elles et moi, La Guerre d’Espagne et la vision de trois femmes

mars 13, 2012

En janvier 1939, Barcelone tombe face à la dictature espagnole. Plus de 500 000 exilés quittent l’Espagne et passent la frontière française. Les hommes sont désarmés et envoyés dans des camps où les conditions de vie sont souvent pénibles en raison du manque de moyens et de ressources. Les familles sont envoyées un peu partout où elles tentent de survivre dans un climat difficile.

Le téléfilm Elles et moi produit en 2008 par Bernard Stora suit le destin de la famille Esteva. Le mari Lluís, est envoyé au camp de concentration d’Argelès-sur-Mer. La mère, Pilar, demeure avec ses deux enfants Isabel et Ignacio dans un village français où elle réussit à trouver un emploi auprès d’une famille aisée des environs.

 L’histoire est celle de la jeune fille, Isabel, qui raconte son exil et les mois qui le suivirent. En parallèle à ce personnage, on retrouve les voix de deux autres femmes, celle de la mère et de la grand-mère. Toutes ont leur mot à dire, certaines avec une certaine pointe d’humour, d’autres avec plus de pessimisme. L’idée est donc de dresser un portrait de ces années, de l’exil, de l’espoir d’un retour; d’un retour au pays, mais aussi d’un retour à la démocratie. Et aussi du choc des cultures, du déracinement et du manque de ressources. Si l’histoire est majoritairement campée dans les années de l’exil, on revient souvent au premier cadre de narration, celui d’Isabel devenue âgée, présentant sa dernière collection de mode au grand public, entourée de ses femmes-fantômes. Les créations de la femme devenue grande couturière servent d’éléments déclencheurs aux souvenirs. Cette intrusion dans le monde de la mode peut paraître parfois déconnectée de la situation dramatique du reste de l’histoire, mais ajoute néanmoins une actualisation du récit en plus d’agrémenter le film d’un côté «spectacle». Le récit est bien présenté, la narration surprend et les acteurs sont doués. Le contexte géographique de la fiction permet une image magnifique, baignée du soleil du sud de la France. Et les costumes, dignes de cette Isabel devenue designer de mode, sont sublimes.  

 Elles et moi réussit donc à faire passer son message, à amener une réflexion sérieuse, sans pour autant laisser le spectateur tomber dans un sentiment de tristesse et d’impuissance, tout cela dû au merveilleux sens de l’humour des personnages. Un film donc, que je recommande pour se faire une idée visuelle de l’époque et de ces événements qui ont touché tant de gens et pour découvrir ou redécouvrir des acteurs fort prometteurs.

Janie Deschênes

 

Sources : www.wikipedia.org , www.teleobs.nouvelobs.com et www.commeaucinema.com

 

« Mille crétins » à la Maison de la culture de Côte-des-Neiges (entrée libre)

janvier 30, 2012

Samedi 4 février, à 19h

5290, chemin Côte-des-Neiges, Montréal

Le dernier film du réalisateur catalan Ventura Pons présente quinze histoires, certaines contemporaines et d’autres historiques, basées sur les nouvelles du prestigieux écrivain catalan Quim Monzó. La douleur, la vieillesse, l’amour et la mort, mais surtout la stupidité humaine sont au rendez-vous dans ce portrait courageux et humoristique du difficile équilibre entre la vie et la misère humaine.

En catalan, sous-titré français, entrée libre