Archive for the ‘folklore et traditions’ Category

La rrruuumba catalana!

mars 12, 2014

Vous avez sûrement entendu parler de la rumba de Cuba ou de la rumba congolaise, mais connaissez-vous la rumba catalana ?

Chantée aujourd’hui en espagnol ou en catalan, elle serait apparue dans les années 40, selon les gitans de Barcelone, véritables créateurs du style. Gato Pérez (Xavier Patricio Pérez Álvarez) dira: “la rumba neix al carrer, filla de Cuba i d’un gitanet” (la rumba est née dans la rue, fille de Cuba et d’un petit gitan). Les gitans inventèrent le style dans les quartiers de Barcelone et l’enrichirent lors de nombreux échanges avec l’Amérique latine.

Peret (Pere Pubill Calaf), le principal représentant de la rumba catalane aujourd’hui, a développé son style entre les influences rock et mambo de sa jeunesse. C’est donc un style mixte, représentatif de Barcelone, capitale catalane et métropole espagnole et européenne, ville bilingue et multiculturelle.

Style à la fois régional et international, certainement différent et particulier et fondamentalement festif, à écouter !

Sources :

http://www.calarumba.com/

http://www.vespito.net/rumba/origen.html

https://www.flamenco-world.com/magazine/about/rumba_catalana/erumb.htm

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Sant Jordi – La Saint-Valentin à la catalane… <3

avril 22, 2013

Cette fête médiévale catalane, qui a lieu le 23 avril de chaque an, tire son nom du saint patron de la Catalogne, soit Saint Georges. C’est en cette journée que tous et chacun échangent livres et roses. À l’origine, c’est Vicent Clavel i Andrés, un éditeur et écrivain valencien, qui suggéra la création de cette fête afin de supporter et promouvoir l’industrie du livre. C’est suite au succès de l’installation de tables recouvertes de livres lors de l’Exposition Internationale de Barcelone, c’est-à-dire en 1929, que la décision de fêter la journée du Livre le 23 avril s’officialisa, ayant été préalablement fêtée le 7 octobre dès 1926. Qui plus est, il est intéressant de noter que le date du 23 avril « […] coïncide, en outre, avec l’anniversaire de la mort de Cervantès [, celle de Josep Pla] et celle du dramaturge William Shakespeare, survenues en 1616». Finalement, dès le 15 novembre 1995, l’UNESCO nomma la Sant Jordi la journée mondiale du Livre et des Droits d’auteur.

 

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Citation tirée de http://www.gencat.cat « La Sant Jordi et le jour du livre ».

Pour avoir une perspective externe, ainsi que pour la provenance des photos:

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/apr/23/st-georges-day-catalonia

La ville de Sitges endiablée par son Carnaval

février 13, 2013

Du 7 au 13 février 2013, la petite ville de Sitges, située à 35 km au sud de Barcelone, accueillait son traditionnel Carnaval de renommée mondiale. Le Carnaval de Sitges, qui attire chaque année plus de 300 000 personnes, est bien connu pour ses parades colorées, sa musique de rue endiablée, ses festivaliers exaltés en tenue légère ou parés de costume extravagants, ses feux d’artifice et ses parades d’enfants, pour ne nommer que ces éléments. Il est également très prisé par la communauté homosexuelle, qui y est de plus en plus représentée d’année en année.

Parmi les parades les plus populaires, citons notamment la Rua de la Disbauxa (Parade de la Débauche), qui compte plus de 40 chars, et la Rua de l’Extermini (Parade de l’Extermination), où des drag-queens pleurent symboliquement la fin de la fête.

En observant un vidéo de la Parade de la Débauche (voir lien ci-joint), j’ai été impressionnée par la complexité des chorégraphies présentées, moi qui associe généralement les parades à des manifestations costumées, en oubliant parfois l’esprit de la danse qui peut être omniprésent dans ce genre d’évènements. Je vous invite à regarder le vidéo et à me faire part de vos commentaires.

Sources:
http://www.oh-barcelona.com/fr/blog/2013/guide-touristique/gay-et-lesbiennes/carnaval-sitges-9095
http://www.visitsitges.com/fr/carnaval-en-sitges

Les « calçots » sont arrivés!

janvier 30, 2013

Le 27 janvier dernier la saison du « calçot », oignon doux cultivé de façon à ce qu’il garde une forme de poireau au lieu d’oignon classique, est commencée. D’ici la fin avril, des milliers de « calçotades », repas collectifs pour mager ces « calçots » rôtis sur le feu et trempés dans une sauce aux noisettes typique du sud de la Catalogne, auront lieu un peu partout en Catalogne. Voici un extrait de l’article « Le manger en tant que symbole: fêtes du manger et manger de fête », dans Culturcat.cat :

‘Nous ne nous asseyons pas à table pour manger, disait Plutarque, mais pour manger ensemble.’ C’est ce que les Catalans aiment avant tout. Nous aimons tellement partager le couvert et nous rencontrer que notre langue s’en fait l’écho. Ainsi, ce n’est pas la même chose de manger des ‘calçots’ que de faire une ‘calçotada’, de faire cuire des côtelettes que de faire une ‘costellada’, de préparer un riz que de faire une ‘arrossada’. Les aliments sont certes identiques, de même que leur mode de préparation, mais pas la façon dont on les mange, pas la posture. Ni le sens que cela a pour nous.

LES FALLAS DE LA TOHU !!!

avril 12, 2012

Les fallas sont très connues en Catalogne, et sont très réputées à Valence. Dans le cadre de la fête de saint José, le patron des charpentiers, au mois de mars, de grandes sculptures en bois sont érigées dans les rues des villes. Plus de 500 œuvres sont ensuite brûlées dans une nuit festive. Selon la tradition, une d’entre elles est graciée.

 

Au Québec, c’est la TOHU qui perpétue cet événement. Avec l’aide de jeunes du quartier qui répondent à certains critères précis (être sans emploi, ne plus être aux études), ils fabriquent ces grandes charpentes de bois artistiques.

 

Cette année, la TOHU est à la recherche d’un responsable chargé d’animer le projet. L’offre d’emploi s’ajoute au recrutement annuel des jeunes qui participeront au programme. Si pour cette année la date limite est déjà passée pour soumettre sa candidature, il faut savoir que l’événement a lieu à chaque année.

Description du poste telle qu’elle apparaît sur le site de la TOHU :

 

« Sous la supervision du chef des ateliers

  • · Accomplit les tâches d’approvisionnement et les tâches techniques (menuiserie et ébénisterie) ;
  • · Assiste le chef d’atelier dans ses tâches d’approvisionnement ;
  • · Sous la supervision du chef des ateliers, accompagne les participants dans leurs apprentissages, explique les techniques et en fait la démonstration au besoin ;
  • · Mobilise les participants autour du projet de construction et partage son expérience auprès d’eux ;
  • · Respecte les échéanciers de travail.

 

COMPÉTENCES RECHERCHÉES

 

  • · Diplôme d’études professionnelles (DEP) dans un domaine relié à l’emploi ou un diplôme de niveau collégial ou toute autre combinaison d’études et d’expériences jugées pertinentes ;
  • · Expérience d’au moins 1 an dans un domaine relié à l’emploi ;
  • · Bonne capacité de transmettre son savoir-faire par des explications claires et concises ;
  • · Habileté de médiation et d’accompagnement ;
  • · Permis de conduire, classe 5, un atout ;
  • · Bonne tolérance au stress. »

 

Les renseignements disponibles quant au recrutement des falleros, les jeunes qui participent à la construction de la falla, sont disponibles ici : http://www.tohu.ca/documents/emplois/falleros-20120326.pdf

 

Pour ceux qui aiment les défis catalans! 

 

Janie Deschênes

 

Sources : www.tohu.ca et www.wikipedia.org

Sant Jordi à Montblanc

avril 13, 2011

Comme nous l’avons vu dans le cadre du cours, la fête de Sant Jordi sera célébrée ce mois-ci. Dans la ville de Montblanc, cette fête est célébrée différement qu’ailleurs en Catalogne.

Premièrement, Montblanc est une ville de Catalogne située dans la province de Tarragone. Depuis la création de la fête de Saint-Georges, Montblanc fait partie de l’Association Européenne des Routes de Saint-Georges et de la Fédération Espagnoles des Fêtes et Récréations Historiques.

Dans cette ville, la fête de Saint-Georges n’est pas seulement célébrée en offrant des roses et des livres, elle prend beaucoup plus d’ampleur. En effet, durant la dernière semaine d’avril et la première de mai, la ville est décorée des drapeaux des maisons nobles de Catalgone et les rues s’animent de parades et de festivités. Les principaux acteurs mettent en scène la légende de Saint-Georges qui libère la ville du dragon, et qui sauve ainsi la princesse.

En 1987, les habitants de Montblanc ont repris la légende de Sant Jordi pour l’incorporer aux fêtes et aux foires de Sant Maties, mais la célébration de Sant Jordi connu un tel succès qu’ils décidèrent d’en faire une fête unique. Les catalans créèrent donc l’Association Médiévale de la Légende de Saint-Georges en 1988.

Cette fête permet donc aux catalans de revivre la vie du Moyen Âge et l’une de ses légendes les plus populaires.

Conférence sur les Castells

mars 31, 2011

Le mercredi 30 mars, nous avons reçu la visite de Serge Mainville, fondateur de la Colla dels Casteliers de Montréal.

Pendant sa présentation sur la tradition des tours humaines catalanes, Serge a demandé la collaboration du public pour faire une démostration pratique sur comment grimper. Voici le moment où Marc, habillé avec la « faixa » (ceinture), se fait grimper par Ian, un des casteliers de Montréal.  Les Casteliers de Montreal s’entrainent tous les mardis vers 20h au gymnase du Centre Père Sablon de Montréal et ils cherchent des nouveaux membres 😉

Interdiction de la corrida en Catalogne

mars 23, 2011

Le 28 juillet 2010, la Catalogne a été la deuxième région espagnole après les Îles Canaries (1991) de vouloir interdire la corrida. Par contre, cette loi ne fit pas l’unanimité. 65 voix contre 55 étaient pour l’interdiction. De plus, il eu 9 qui se sont abstenus. Cette pratique qui ne sera abolie que le 1er janvier 2012 a recensé 180 000 signatures de citoyens considérant cette pratique de « barbare ».

Cette interdiction peut également être vue comme nationaliste, puisque la corrida est associé au castillan et non au catalan.

Le parti d’opposition de droite considère que cette interdiction ne devrait être, puisqu’il n’y a aucune obligation à se rendre au corrida.

Vidéo au http://videos.tf1.fr/infos/2010/catalogne-la-joie-des-anti-corridas-5951296.html

Source: http://lci.tf1.fr/monde/europe/2010-07/la-catalogne-interdit-la-corrida-5951071.html

Ball dels Cossiers à Mallorca

mars 14, 2011

La danse des cossiers :

Comprend un groupe de danses populaires majorquines qui sont dansées à de différents villages de l’île mettant en évidence Manacor, Alaró, Algaida et Montuïri.

Les danseurs son cossiers (le nombre est variable) et la dame (que selon le village il peut être homme ou femme) et en quelques localités ils les accompagnent d’autres personnages comme le démon. Normalement la danse est réalisée en traçant un cercle (avec la dame au demi) malgré les danses les plus solennelles (par exemple l’Offreles Mouchoirsou le Mercançó) ils sortent de la norme.

Histoire

Son origine semble se sentir dans les réhabitants catalans de l’île, des références et des similitudes de la danse se sont trouvées à la Principauté, et en un principe seraient mêlés de la procession du Corpus qu’ils finiraient par s’intégrer dans les fêtes patronales des villages.

L’origine de ces danses accouche que pas bien entendu, il y a des spécialistes qui ils disent qu’étaient des danses païennes d’adoration, reconnaissance, cultivé aux tu dois… et que de façon initiale l’église les interdit même si petit à petit il est à les intégrer comme des danses dans ses rituels, ainsi donc ils se sont convertis en danses religieuses. Aux cossiers la dame représente le bien et le démon le mal,aquest essaye de faire tomber la dame dans le mal, tandis que les cossiers ont la fonction de l’aider à ne pas tomber et à la protéger du démon.

Il y a de différentes danses qui peuvent être dansées et chacun va accompagnée par sa propre musique, celle-ci, généralement, jouée avec un tambourin et un chalumeau.

cossiers_algaida_01 Les danses et les chansons 

Les danses sept hommes, six cossiers et la dame, accompagnés de la figure du démon, les réalisent. Les danses sont réalisées avec de la musique de chalumeau et tambourin, à l’exception des Mouchoirs qu’il inclut aussi panais. La plupart des danses sont exécutées avec les cossiers en cercle et la dame au milieu, à la fin de l’action celle-ci foule d’habitude le démon. Ils sortent de ce schéma le Mouchoirs et l’Offre.

Les danses qui à l’heure actuelle interprètent les cossiers sont Fleur de MyrteMaître Joanle Roi ne pouvait pas, la Gallineta Rossa, vous l’Ouvrez-mes, sa Danse Nouvelle, se Mouchoirs, se Mercançó et l’Offre. Se Mocadors s’utilise pour accompagner les autorités civiles ou ecclésiastiques, l’Offre a seulement lieu dans l’église le jour du patron et se Mercançó est aussi seulement interprété jour 24 août pour les autorités civiles.

Fitxer:Cossiersmont1.JPGLes robes

Les six cossiers sont habillés deux de jaune, deux de rose et deux de verts ; la couleur influence aussi sur la danse parce qu’ils se placent de manière alterne. La chemise des danseurs est blanche entourée avec une ceinture large de couleur. Sur les épaules et la poitrine ils portent une capeta, appelée « sa pointe », avec des représentations de saints tu en imprimes (« relliquis »). Des pantalons de souffles blancs apportent aussi une jupe courte appelée « tunnel » et à dessous, culottes avec des sonnettes en diagonale et la chaussure espadrilles de la même couleur. Le chapeau est de paille d’aile large mais ramassage en forme de tuile, il rencontre décoré des fleurs artificielles (anciennement en soie ou de papier et à l’heure actuelle de plastique) et miroirs, aussi une flocadura de trois rameaux en accroche dicton « meurtri ». À la main ils portent un mouchoir qui anciennement était en soie à avec des pousses de basilic. La dame porte un pantalon normal de couleur blanche qui le couvre une jupe plus longue que celle des cossiers et florejada. La blouse aussi blanche ne porte pas la capeta et son chapeau est plat et coupé. À une main il porte mouchoir et du basilic mais à l’autre bandes et sonnettes pour marquer le ritme.

Le démon

Le démon ne forme pas de partie estrictu sensu des cossiers mais il est une figure qu’il l’accompagne et on ne comprendrait pas la danse ni la fête sans lui. Sa fonction principale est d’ouvrir pas à la comitivat et de faire de la place par la danse mitjançan une il barrota et une llendera. Pendant la danse il danse aussi en imitant de manière gracieuse des algues pas des cossiers pour être foulé par la dame à la fin de la danse.

Le démon poursuit aussi les jeunes qui le provoquent avec des cris pour les frapper avec la llendera pendant le parcours ou quand ils finissent les danses. Pour cela il est habituel que nulle part de se laisser fouler, il ne lâche il la barrota pour pouvoir courir plus rapide.

Il porte un masque, anciennement de bois, avec des cornes de bouc voûtées et aussi des sourcils et des biverres de crin de cheval. La robe est de sac lié avec corde et avec des motifs décoratifs de l’enfer. À la fin du dos il porte un grelot que les enfants les plus osés essayent de faire sonar. Aux deux mains porte une il barrota et une llendera pour faire de la place et poursuivre les joves.

Source:

http://www.mallorcaquality.com/ball-dels-cossiers/

http://www.translendium.net:8080/kwik_bare/url.do&MARK_COMPOUNDS=0&REMOTE_ADDR=132.204.243.110&MARK_MEMORY=0&MARK_ALTERNATIVES=0&MARK_CONSTANTS=0&CREATE_CODING_LIST=0&MARK_UNKNOWNS=0&translationDirection=CATALAN-FRENCH&url=http://ca.wikipedia.org/wiki/Cossiers_de_Montu%C3%AFri&subjectArea=(GV)

http://www.youtube.com/watch?v=Iir-RU1rIIQ&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=eZVplRKKPV0

Carnaval à la catalane

mars 9, 2011

Le Carnaval catalan actuel conserve beaucoup de pratiques festives. Après les interdictions infructueuses du franquisme, qui n’ont pas fait leur effet partout, le Carnaval retrouve la rue pendant la démocratie. Actuellement, en Catalogne il y a un large éventail de petits et grands carnavals avec un riche coutumier : défilés et concentrations de masques dans le genre burlesque; des bals et des danses spécifiques; des sermons satiriques, au milieu des discours de bienvenu du ‘Carnestoltes’ ou, surtout, dans la lecture de son testament.

Le Carnaval de Vilanova i la Geltrú, récupéré aux alentours des années cinquante du XXe siècle, conserve les traits d’un grand Carnaval ‘vuitcentiste’, avec des éléments de tradition relativement ancienne comme le ‘Moixó foguer’ [personne nue couverte de plumes d’oiseau qui apparaît et disparaît dans une boîte], le ‘Vidalot’ [défilé des bandes avec leur drapeau] ou la ‘Nit dels Mascarots’ [Nuit des Masques], ainsi que d’autres célébrations qui sont apparues plus récemment comme la ‘Batalla de Merengues’ [Bataille de Meringue]. C’est un Carnaval associatif, ce qui se reflète à travers les nombreux bals, sans oublier les ‘comparses’ [défilé de bandes] qui réunissent des milliers de couples, ou encore les danses.

Si Vilanova i la Geltrú est l’exemple d’un Carnaval aux racines centenaires, la ville de Solsona est l’exemple de la célébration de la fête à partir d’ingrédients contemporains. Récupérée en 1971, elle organise des actes comme l’élection de ‘miss forastera de fora’ [miss étrangère de la localité], moquerie des concours de beauté, et la réplique grotesque des géants de la ville, patrimoine identificateur de la fête de la ville. D’autre part, on profite d’une plaisanterie populaire attribuée à diverses villes – à propos d’un pauvre âne suspendu par le cou afin qu’il mange les herbes poussées sur le clocher – pour instaurer un acte qui aujourd’hui est emblématique: la pendaison de l’âne.