Archive for the ‘langue catalane’ Category

Les gitans de Perpignan, gardiens du catalan en France

mars 12, 2014

Les gitans représentent presque 10% de la population de Perpignan, en Catalogne nord, que l’on l’appelle Roussillon en France. Ils se sont sédentarisés il y a cinq siècles mais forment toujours une communauté distincte, au quartier Saint-Jacques. Leur situation est des plus compliquées car ils refusent de se conformer aux lois françaises et leurs mode de vie marginal inquiète les habitants de la ville et les autorités. 80% d’entre eux vivent du RMI, le BS français, et ils battent les records d’analphabétisme.

Cependant, ils sont aujourd’hui les gardiens du catalans en France. Ils sont parmi les derniers citoyens de l’hexagone à l’utiliser comme langue quotidienne. Pourraient-ils sauver le catalan en France ? Comment valoriser leur culture bilingue et en faire un pont culturel entre la Catalogne et la France ? Pourrait-on les sortir de leur ghetto et en faire des ambassadeurs catalans ?

Publicités

La rrruuumba catalana!

mars 12, 2014

Vous avez sûrement entendu parler de la rumba de Cuba ou de la rumba congolaise, mais connaissez-vous la rumba catalana ?

Chantée aujourd’hui en espagnol ou en catalan, elle serait apparue dans les années 40, selon les gitans de Barcelone, véritables créateurs du style. Gato Pérez (Xavier Patricio Pérez Álvarez) dira: “la rumba neix al carrer, filla de Cuba i d’un gitanet” (la rumba est née dans la rue, fille de Cuba et d’un petit gitan). Les gitans inventèrent le style dans les quartiers de Barcelone et l’enrichirent lors de nombreux échanges avec l’Amérique latine.

Peret (Pere Pubill Calaf), le principal représentant de la rumba catalane aujourd’hui, a développé son style entre les influences rock et mambo de sa jeunesse. C’est donc un style mixte, représentatif de Barcelone, capitale catalane et métropole espagnole et européenne, ville bilingue et multiculturelle.

Style à la fois régional et international, certainement différent et particulier et fondamentalement festif, à écouter !

Sources :

http://www.calarumba.com/

http://www.vespito.net/rumba/origen.html

https://www.flamenco-world.com/magazine/about/rumba_catalana/erumb.htm

LAPAO ou Catalan?

janvier 21, 2014

Depuis le printemps passé, la dénomination officielle du catalan vient de changer dans la communauté autonome de l’Aragon en Espagne. Il s’agit de la Lengua Aragonesa Propia del Aragón Oriental (Langue aragonaise propre de l’Aragon oriental), maintenant mieux connue sous l’acronyme LAPAO, qui sert à désigner la langue catalane parlée dans la Franja del Ponent. Ce sont les Cortes Aragonaises avec l’appui du Parti Populaire et du Parti Aragonais qui ont approuvé cette réforme de la loi sur les langues d’Aragon.

Cette nouvelle loi est loin de faire l’unanimité puisqu’elle évite de nommer clairement la langue catalane dans un texte de loi officiel sur les langues de la communauté de l’Aragon. La même situation s’est produite dans le cas de la dénomination de l’Aragonais, une langue locale maintenant minoritaire surtout parlée dans le nord de la communauté. L’opposition dans les Cortes qualifie de ridicule ces changements qui touchent 60 000 catalanophones et 6000 personnes de langue aragonaise. Les détracteurs de la réforme disent que cela va minimiser l’importance du catalan en Aragon et pourrait poser des problèmes de reconnaissance de la langue en ce qui concerne la constitution ou les lois linguistiques européennes. On craint aussi un effet de marginalisation du catalan et de l’aragonais qui risque de porter atteinte à la conservation de ces langues minoritaires dans cette communauté autonome.

Devant cette grogne, José Ignacio Wert, le très critiqué Ministre de l’Éducation de l’Espagne pour sa réforme de l’éducation qui selon plusieurs attaque l’immersion linguistique catalane dans les écoles de Catalogne, a voulu remettre les pendules à l’heure. Dans la Franja del Ponent, on parle bien le catalan.

Sur une note plus humoristique, certains ont décidé de se moquer de cette nouvelle dénomination notamment sur internet en publiant certaines images comme celles-ci. On s’est même réjoui que 300 000 personnes en Chine parlent déjà le LAPAO. Effectivement, un dialecte asiatique parlé en Chine et au Myanmar se nomme lapao.

Philippe Girard-Marcil

lapao «J'ordonne que le catalan s'appelle LAPAO»

 
«J’ordonne que le catalan s’appelle LAPAO»

Sources:http://www.lavanguardia.com/politica/20130624/54376234713/lapao-ya-oficial.html

http://www.lavanguardia.com/politica/20130614/54375965476/wert-lapao-nada.html

http://politica.elpais.com/politica/2013/05/09/actualidad/1368082767_046979.html

http://politica.elpais.com/politica/2013/05/10/actualidad/1368201496_955375.html

Conférence sur Alghero, patrimoine catalan de la Sardaigne

avril 13, 2012

Au début de la session, j’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence sur Alghero, qui se tenait la Casa D’Italia le 18 janvier dernier, à Montréal. Ce fut vraiment intéressant, car cela m’a permis d’en apprendre davantage sur cette petite ville de l’Italie, qui est à la fois une entité de la Catalogne. Voici ce qui nous attendait durant la soirée :

En avril dernier, Panoram Italia publiait un article intitulé Alghero, la Barceloneta sarda. Dans la foulée de cet article, l’Association sarde du Québec, le Cercle culturel catalan et la Médiathèque en études catalanes de l’Université de Montréal présentent la conférenceALGHERO : patrimoine catalan de Sardaigne. Cet événement faisant le pont entre les communautés sarde, italienne, catalane et québécoise aura lieu à la Casa d’Italia le mercredi 18 janvier 2012 à 19h30.

Ce voyage historico-linguistique abordera l’histoire, la langue et la culture métissées de la ville d’Alghero, de même que ses principaux attraits touristiques et sa gastronomie. La conférence sera suivie d’un cocktail et d’une dégustation de produits locaux. Un tirage d’articles sardes et catalans aura également lieu en fin de la soirée.

http://www.mediatheque.cat/index.php?option=com_content&view=article&id=87&Itemid=91

En effet, Alghero, ou Algher en catalan, est une petite ville en Sardaigne, dans la province de Sassari, où les gens parlent encore le catalan. Toutefois, le catalan algherois a certaines variantes avec celui de la Catalogne. La conférence expliquait en détail l’histoire d’Algher, jusqu’à son état actuel. Le conférencier, Marc Pomerleau, québécois «de souche» et ancien étudiant du cours, s’est découvert une vraie passion pour la culture catalane. Il est  justement allé visiter Alghero, et  a ainsi pu nous transmettre ses connaissances sur cette ville. Il nous a  parlé de tout, passant de l’histoire d’Alghero à sa situation présente, tout en nous parlant de ses attraits touristiques et de ses patrimoines culturels. Ce fut une très belle présentation, et très enrichissante, qui a terminé sur une bonne note ; plusieurs tirages et bien entendu, une bonne dégustation de nourriture et de vins typiquement algherois. Miam!

Je vous invite à regarder ce vidéo. C’est un reportage sur la ville d’Algher qui explique la relation de celle-ci avec la Catalogne. De plus, il nous parle  de Franca Masu, chanteuse sarde d’Algher qui aime transmette son histoire en Catalogne et aller y chanter. Elle se considère elle-même catalane. Voici donc le lien, ainsi que la traduction en français du reportage :

Vers 1323, et même un peu avant, l’Île de Sardaigne, la Sicile et Naples ont été pris par les Catalans cette prise marque le début de la domination catalano-aragonaise qui s’achèvera vers 1720

Depuis 1720, L’Alguer a été une ville isolée, délaissée…
240 ans plus tard, nous ne savions plus quelles étaient nos origines, quelle était notre identité

Le premier contact humain que nous avons eu avec les Catalans après 1720 a été en 1960, quand 1200 Catalans sont venus nous rendre visite en bateaux,le premier contact humain entre les deux peuples

La ville de L’Alguer s’est embellie pour accueillir ces gens qui venaient de l’extérieur et que nous appelions « frères catalans », sur des affiches collées partout dans la ville

Ils ont même amené « la Moreneta » dans notre ville et les Alguérois, qui rencontraient ces gens qui parlaient comme eux, ont été très émus parce que les gens se disaient « comment est-ce possible qu’ils parlent comme nous? pourquoi? »

Moi, à l’époque, j’avais environ 18 ans et je ne savais pas vraiment si j’avais une identité et une culture propre

Disons qu’après la visite de ces Catalans, L’Alguer s’est finalement ouvert les yeux les gens ont commencé à comprendre, à lire pour connaitre leur propre histoire, leur propre identité, d’où ils venaient. Et grâce aussi aujourd’hui aux vols commerciaux « low cost » il y a cette nouvelle route entre Gérone et L’Alguer qui s’est tracée dans le ciel, comme une bénédiction

Il y a environ 15 000 personnes qui parlent le catalan à L’Alguer voilà pourquoi je dis que, grâce à des gens comme vous qui venez ici, nous avons retrouvé la confiance nécessaire pour parler notre langue et cela est quelque chose d’énorme, une très belle chance pour nous… merci!

FRANCA MASU

Dès la première fois que je suis allée en Catalogne j’ai pu constater le grand intérêt qu’il y a là-bas pour L’Alguer, les Alguérois et toute la culture de cette ville, considérée comme une soeur qui se veut proche de la Catalogne

J’ai également remarqué cet intérêt par le biais d’un public très enthousiaste vis-à-vis de mes spectacles,de ma musique et de ce que je raconte sur cette ville et sur ma terre

En fait, quand je vais en Catalogne je parle de L’Alguer, mais j’amène avec moi également toute l’île car je dis toujours que je suis d’abord Sarde, ensuite Catalane. Je me sens donc méditérranéenne

Une chanson très particulière est « Carreronet ». On peut dire qu’elle parle de migration Quand on est loin de son pays, on soufre beaucoup, vraiment beaucoup. Cette chanson est devenue une sorte de « flamenco alguérois »

De plus, voici le site officiel de l’Algher où vous pouvez trouver plusieurs informations récentes sur la ville, telles que sur le gouvernement, les services offerts, ainsi qu’une description de la vie là-bas, leur culture et activités traditionnelles.

http://www.ciutatdelalguer.it/sindaco.htm

Emmanuelle D. Lambert

Guerre de manifestations parmi des catalanistas et Coalició !

mars 22, 2011

Coalició Valenciana et le Grup d’Acció Valencianista ont enregistré chacun une pétition devant la Délégation du Gouvernement dans la Comunitat Valenciana pour pouvoir célébrer le 16 avril à Valence deux prochain des manifestations.

Une aurait lieu le matin et l’autre l’après-midi, essayant ainsi de rafler la journée quant aux protestations dans la rue. Ce jour il y a aussi une manifestation à la demande d’Acció Cultural del País Valencià annoncée pour revendiquer que TV3 puisse continuer à être vu dans la Comunitat Valenciana et que, comme il a avancé le président d’ACPV, Eliseu Climent, comptera sur l’action de Lluís Llach. Selon le plan avancé, la marche de l’entité de Climent partira de la place de San Agustín, avec finale dans la place Amérique. Là-bas, dans l’esplanade du pont, l’action de Llach, qui impliquera le retour aux scénarios du chanteur de Verges, aura lieu.

CV, que préside Juan García Sentandreu, a sollicité auprès de la Délégation permis pour se manifester ce même 16, samedi, aux 12 heures, avec un parcours qui serait aussi initié à San Agustín et il finirait dans la place Amérique. La devise de la protestation, « Contre le ZParo et le catalanisme, en faveur du nostre » (¡En defensa dels interessos i la personalitat valenciana! 
MOSATROS SOM VALENCIANS, MAI CATALANS !!! ). De sa part, le GAV, entité que préside Manuel Latorre (à son tour vice-président de CV) et dans celle que Sentandreu est adjoint au président, il a demandé à célébrer une marche le même jour, avec le même parcours mais aux 18 heures, sous la devise « Non à TV3, non au catalanisme ». Ainsi ils raflent les deux horaires possibles de la marche d’ACPV, dont ils ignorent l’heure de début.

Le problème est maintenant dans la délégation. Coalició Valenciana confie en avoir présenté la sollicitude que Acció Cultural pour lui démantibuler les plans. Si celle-ci dernière se manifestait l’après-midi, CV et le GAV uniraient les deux protestations le matin, ou vice versa.

Source:

http://www.mediterraneodigital.com/comunidad-valenciana/castellon/1231-iguerra-de-manifestaciones-entre-los-catalanistas-y-coalicio-valenciana.html

http://1492.foroespana.com/t4955-manifestacion-en-valencia-el-16-de-abril-a-las-1200-h

http://www.acpv.net/siatv3/index.html

Le catalan, invité d’honneur à Expolangues

février 1, 2010



www.llull.cat

Le catalan, langue de 10 millions d’européens

Le catalan est la douzième langue la plus parlée en Europe, avec une dizaine de millions de locuteurs répartis dans quatre pays : l’Espagne, l’Andorre, la France et l’Italie. La plupart des catalanophones résident en Catalogne, dans les îles Baléares ou dans le Pays valencien, où le catalan jouit du statut de langue officielle aux côtés de l’espagnol. Le catalan, qui est la seule langue officielle de l’Andorre, est également parlé en Catalogne-Nord – dans le département des Pyrénées-Orientales – et à Alghero (l’Alguer, en catalan), une ville de Sardaigne.

Langue romane, le catalan a commencé à se former entre le VIIIe et le Xe siècle de part et d’autre des Pyrénées, dans les comtés de la Marche hispanique établie par l’Empire carolingien. Les premiers textes écrits en catalan datent du XIIe siècle. Entre le XIIIe et le XVIe siècle, le catalan connut une expansion considérable non seulement en tant que langue de culture mais aussi comme langue de gouvernement, au point de devenir langue de référence en Méditerranée, notamment en Sicile, en Sardaigne, ou encore à Naples. Parmi les ouvrages littéraires de portée universelle rédigés en catalan figurent ceux écrits par Ramon Llull (Raymond Lulle), philosophe, poète et romancier contemporain de Dante considéré comme le créateur de la prose catalane, les œuvres d’Ausiàs Marc et Tirant lo Blanc, de Joanot Martorell, le premier roman moderne de la littérature occidentale. Plus près de nous, aux XIXe et XXe siècles, Jacint Verdaguer, Mercè Rodoreda, Josep Pla, Salvador Espriu, Baltasar Porcel et de nombreux autres écrivains catalans de renom ont donné au monde des œuvres admirables.

La langue catalane est actuellement utilisée au quotidien dans toutes les sphères de la société, dans les établissements scolaires comme à l’université, dans la recherche, dans l’Administration publique, dans les entreprises, dans les médias… Pleinement adaptée aux besoins d’une société moderne, c’est la vingt-sixième langue la plus utilisée sur Internet, où un large éventail d’outils multimédias d’apprentissage du catalan a été mis en ligne, en particulier sur le site parla.cat. S’appuyant sur une forte tradition culturelle tout en étant doué d’une grande capacité créative, le catalan est, selon l’Unesco, la onzième langue la plus traduite au monde.

C’est aussi la langue de personalités reconnues universellement de la taille d’Antoni Gaudí, Pau Casals, Joan Miró, Salvador Dalí, Antoni Tàpies, Miquel Barceló, Joan Oró, Joan Massagué, Valentí Fuster, Calixto Bieito, Josep Carreras, Montserrat Caballé, Isabel Coixet, Sergi López, Jordi Mollà, Josep M. Flotats, Jordi Savall, Ferran Adrià, Carme Ruscalleda, Rafael Nadal, Pau Gasol ou Pep Guardiola.

Aujourd’hui, le catalan est enseigné sur les cinq continents. Cent soixante universités, dont 19 en France, l’ont intégré dans leurs cursus ; à Paris, le Centre d’études catalanes de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) joue un rôle déterminant à cet égard. Chaque année, des examens pour l’obtention de certificats de langue catalane sont organisés conformément au Cadre européen commun de référence pour l’apprentissage des langues dans plus de 80 villes de 33 pays du monde entier.

Nous vous invitons à vous intéresser à la langue catalane, invitée d’honneur d’Expolangues 2010, et à découvrir, ainsi, une partie de la richesse linguistique européenne.

Le_catalan_langue_de_10_millions_d_europeens.pdf

prog_animations_catalane.pdf

Loi sur le doublage des films en catalan

janvier 28, 2010

Suite à un tuyau de mon conjoint, j’ai appris qu’une loi exigeant qu’une certaine partie des films étrangers présentés en Catalogne soient doublés en catalan a été adoptée le 12 janvier 2010 par le parlement autonome de la Catalogne. Certains propriétaires de cinémas sont si inquiets qu’ils ont décidé de fermer leurs salles (525 écrans sur 795, en Catalogne) en guise de protestation le 1er février, jour du gala des prix Gaudi. Leurs inquiétudes proviennent notamment d’une étude d’un économiste de Barcelone qui prévoit une importante baisse de leur chiffre d’affaires.

Suite à l’annonce de grève de 74 cinémas de la Catalogne, un groupe Facebook fait la promotion du boycott de ces salles dès le 2 février.

Notre expérience québécoise pourrait nous faire croire que la crainte des propriétaires de cinémas de perdre leur clientèle n’est pas fondée. En général, il me semble que les Québécois qui vont voir des films doublés apprécient davantage ceux qui sont doublés au Québec plutôt que les adaptations françaises. Je serais curieuse de connaître les retombées économiques découlant de l’adaptation québécoise des films par rapport à l’adaptation française.

D’ailleurs, un article du journal AVUI mentionne une étude lancée le 15 janvier au sujet de la langue au cinéma dans divers pays européens, au Québec et en Catalogne. J’ai l’intention de la consulter : je vous en reparlerai.

Sources : http://tinyurl.com/y9a5d92, http://tinyurl.com/ydet2z4

Le dernier homme qui parlait catalan

janvier 16, 2010

L’ambassadeur d’Espagne à Londres s’interroge à travers une fiction sur l’extinction de la langue catalane.

Un article de Christian Desmeules, Le Devoir, 16 janvier 2010 – http://www.ledevoir.com/culture/livres/281194/litterature-etrangere-les-locataires

À retenir

  • LE DERNIER HOMME QUI PARLAIT CATALAN
  • Carles Casajuana
  • Traduit du catalan par Marianne Millon
  • Éditions Robert Laffont
  • Paris, 2009, 238 pages

Dans un immeuble vide d’un quartier de Barcelone, Ramon Balaguer, écrivain discret mais confirmé, essaie de terminer l’écriture d’un roman. Depuis des mois, le promoteur immobilier propriétaire de tous les autres appartements lui rend la vie impossible et tente par tous les moyens de le faire partir afin de pouvoir commencer des travaux majeurs de rénovation. Forte somme, dédommagements, accommodements, menaces, coupures du gaz: toutes les manoeuvres n’y feront rien. L’homme s’entête. C’est dans cet appartement, et nulle part ailleurs, qu’il doit finir le roman qu’il a commencé.

Diplomate, romancier et essayiste né en 1954, Carles Casajuana est ambassadeur d’Espagne au Royaume-Uni. Casajuana, qui a ecrit le roman en catalan, y distille assez finement une réflexion retenue sur la culture et l’identité catalane, ainsi que sur l’avenir des littératures dites de « l’exigüité ».

Bataille des langues en Catalogne

mars 17, 2009

J’ai trouvé un court article sur le site du journal le Monde où on l’y mentionne qu’à compter de 2011, la moitié des films projeté en Catalogne devront être obligatoirement doublés en langue Catalane. C’est un nouveau projet de loi lancé le 4 mars  à Barcelone.

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/03/06/cinema-bataille-de-langues-en-catalogne_1164514_3476.html

Pour ceux qui reçoivent Le Devoir ou qui sont abonnés au site un autre article plus long  fait également mention de cette nouvelle loi.

http://www.ledevoir.com/2009/03/11/238505.html  (doit être abonné pour lire l’article au complet)

Encomana el català!

février 20, 2009

Nouvelle campagne de promotion de la langue catalane de la Generalitat de Catalunya, spécialement auprès de la nouvelle immigration, d’où l’esthétique bollywoodienne de l’annonce.