Archive for the ‘peinture’ Category

Salvador Dalí

mars 11, 2014

Salvador Dalí est né à Figueras en Catalogne le 11 mai 1904 et mort dans la même ville le 23 janvier 1989. Ce créateur mondialement connu exerçait plusieurs domaines artistiques complémentaires tels que : la peinture, la sculpture, la gravure, il fut également scénariste et écrivain. A l’âge de quatorze ans, il exposa publiquement ses premières créations au théâtre municipal de Figueras. Ces tableaux basés sur une recherche de la couleur se révèlent être le prolongement d’un grand intérêt et d’une certaine influence de l’impressionnisme. Quatre ans plus tard, il entra à l’école des Beaux-Arts de Madrid ou il se lia d’amitié avec le poète Federico García Lorca et le cinéaste Luis Buñuel, avec lequel il réalisa une représentation visuelle avant-gardiste : Un chien Andalou. Lors de son exclusion pour indiscipline, son influence artistique se dirigea vers l’Italie. En 1929, il partit pour Paris où il a rencontra Picasso qui fut impressionné par ses ouvres et il intégra le groupe des surréalistes dans lequel il rencontra sa femme Gala, qui deviendra son modèle, sa muse. C’est dans la même année que son style surréaliste s’est imposé de par ses œuvres telles que : Le grand Masturbateur, Le jeu lugubre ainsi que Persistance de la mémoire. Par devancement de la Guerre Civile Espagnole de 1936, Dalí peignit Prémonition de la guerre civile et peu après Cannibalisme d’automne. Il partit dans les pays voisins européens, notamment en France et en Italie ou il a approfondit ses connaissances sur la Renaissance le Baroque. Cependant, se sera à New York que l’artiste pourra exprimer sans restriction son art et où il profitera de son succès.
Considéré comme l’un des principaux représentants du surréalisme et comme l’un des plus célèbres peintres du XXe siècle, il aborda en particulier le thème de la sexualité, du comestible, de la religion (Le Christ de Saint Jean de la Croix), de sa femme Gala et du rêve. En effet, les créatures de ses toiles doivent être interprétées comme symboles venant de l’activité onirique, du monde des rêves et des songes. Aussi, le thème de l’image multiple est lié à ses œuvres.
Son succès commercial et publique est dû en grande partie au personnage narcissique et mégalomane que représentait Salvador Dali, ce qui lui causa parfois préjudice et certaines critiques féroces.
En 1972 il fut élu membre associé étranger de l’Académie des Beaux-arts de l’Institut de France ce qui marqua un point d’honneur dans sa carrière professionnelle. Cependant sur le plan personnel, l’artiste devint de plus en plus malade et isolé. Il clôtura sa production par La queue d’Aronde en 1983. De son vivant, deux musées lui furent dédiés : le Salvador Dalí Museum et le théâtre-musée Dalí. Il est actuellement enterré à sa volonté près du second, crée par Salvador Dalí lui-même comme œuvre surréaliste à part entière.

http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-salvador_dali-460.php
http://www.virtualdali.com/
http://www.biography.com/people/salvador-dal%C3%AD-40389

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Le retour (virtuel) du Pantocrator à la Vall de Boí

mars 5, 2013
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EGO·SUM·LUX·MUNDI

Le célèbre Pactocrator conservé au Musée national d’art de Catalogne (MNAC) sera bientôt de retour à l’église de Sant Climent de Taüll de la Vall de Boí (ensemble d’art roman patrimoine de l’Humanité) d’où il a été arraché en 1920. Moyennant la technique du mapping (projection et recréation virtuelle en haute définition) sur les murs de Sant Climent, on pourra y voir les peintures murales originales. La peinture murale que l’on peut voir actuellement est une copie de Ramon Millet datant de 1959. Elle sera enlevée des murs et conservée ailleurs. – Source: Diari ARA – 05/03/2013

Décès d’Antoni Tàpies

février 7, 2012

Tapiès en 2010

Le grand peintre barcelonais Antoni Tàpies s’est éteint le 5 février 2012 à l’âge de 88 ans. Reconnu comme une des grandes forces créatrices du dernier siècle, Tapiès a marqué la peinture moderne avec son art abstrait. En Catalogne, il jouissait d’un grand prestige non seulement comme artiste mais aussi comme sommité intellectuelle et ardent défendeur du catalanisme. Il avait remporte le prix Príncipe de Asturias pour les Arts  et le Prix Velázquez des Arts Plastiques et en 2010, le roi Juan Carlos l’avait nommé Marquis.

Son art est résolument avant-gardiste . Ses oeuvres parfois surprennent par leur apparente simplicité et par l’usage d’objets et matériaux de la vie de tous les jours que d’aucuns pourraient qualifier de pauvres ou carrément vulgaires.  Mais pour Tapiès , ces objets ordinaires pouvaient mener a des niveaux insoupçonnés de la réflexion et de la contemplation. À

Chaussette version originale

titre d’exemple prenons la polémique sculpture d’une chaussette, énorme structure d’acier de 18 mètres de haut qui devait occuper le prestigieux Salon Oval du Palau Nacional. Suite à une grande controverse dans les milieux artistiques et politiques entourant cette sculpture et le lieu où elle devait être exposée, la version finale de seulement 2 mètres est aujourd’hui à l’extérieur  de la Fondation Tapiès.  Tandis que ses critiques ne voyaient qu’un vulgaire bas, Tapiès expliqua son œuvre dans ces termes, « Une humble chaussette par le biais de laquelle on propose la méditation, avec cette chaussette je veux représenter l’importance de l’ordre cosmique des petites choses. » (El País, 17/02/2010)

Peter Esposito

http://www.elpais.com/articulo/cataluna/calcetin/Tapies/existe/elpepiespcat/20100217elpcat_2/Tes

L’artiste Jordi Bonet à L’Université de Montréal

février 5, 2012

C’est tout à fait par hasard que j’ai découvert l’œuvre du sculpteur Jordi Bonet. Ma curiosité a été piqué lors d’une visite à la Place des Arts de Montréal ou j’ai vu une série de murales, titrés Hommage à Gaudí (1964), signés par un tel  Jordi Bonet.  Intrigué, j’ai fait une petite recherche sur cet artiste et j’ai découvert plein de faits intéressants. Premièrement, Jordi  Bonet (1932-1979) était catalan, mais il s’est établit au Québec en 1954 à l’âge de 22 ans.  Même si sa formation artistique s’est déroulé principalement à Barcelone, sa vie artistique s’est développée au Québec.  Outre les statues de la Place des Arts, le grand public montréalais peut admirer une énorme murale de l’artiste dans la station de Métro Pie IX, Citius, Altius, Fortius, produite en 1974 en allusion aux Jeux Olympiques qui allaient se dérouler deux ans plus tard à quelques mètres de là.

Citius, Altius, Fortius (Metro Pie IX)

Et les étudiants de l’Université n’ont qu’à se rendre à la Polytechnique s’ils veulent voir une œuvre qui y a été  installé en 1977, une murale coulée en aluminium d’un diamètre de 8 pieds.  J’ai aussi appris, par le biais d’une publication de l’Université de Montréal,  Art pour tous : une exposition à ciel ouvert du Centre d’Exposition de L’Université de Montréal, qu’il y a au moins trois autres sculptures de Jordi Bonet sur le campus.  Au pavillon J.-A.- Desève, il y a une murale, sans titre, (occurrence fréquente chez Bonet) et au Pavillon Paul-G.-Desmarais il y en a deux dont un magnifique vase en céramique de 51cm de hauteur.

Vase en céramique (Pavillon Paul Desmarais)

Murale sans titre (Pavillon J-A DeSève)

Ces œuvres sont présentement en exposition au Pavillon de la Faculté de l’amenagement ou on peut en faire une visite virtuelle sur le site  www.artpourtous.ca.

Au Québec, les sculptures de Jordi Bonet se retrouvent dans de nombreux immeubles publics, églises, institutions et compagnies privées.  Même si la plupart des ses œuvres se retrouvent au Québec, sa renommée dépasse largement les frontières québécoises et ses sculptures et murales adornent des édifices partout au Canada, les Etats-Unis et même en Arabie Saudite. En reconnaissance de leur valeur artistique, plusieurs institutions muséales ont enrichie leur collection avec les sculptures de Bonet. À titre d’exemple, nommons le Musée d’Art Contemporain de Montréal, le Musée des Beaux Arts et le Centre National des Arts (Ottawa).

Fait surprenant, Jordi Bonet avait perdu son bras droit dès l’âge de 9 ans, mais cela ne l’empecha pas de travailler avec des matériels lourds comme le béton et le métal.

Curieusement, une recherche dans Viquipèdia sur l’artiste ne donne aucun résultat.

http://www.jordibonet.net/Site_jordibonet.net/Home.html  (5/02/2012)

http://www.artpourtous.umontreal.ca/pdf/artpourtous-carnet-de-visite.pdf (5/02/2012)

virelangue catalan à la Dalí

avril 1, 2011

“Una polla xica, pica, pellarica, camatorta i becarica va tenir sis polls xics, pics, pellarics, camatorts i becarics. Si la polla no hagués sigut xica, pica, pellarica, camatorta i becarica,els sis polls no haguessin sigut xics, pics, pellarics, camatorts i becarics”.

« Une poule petite, laide, mal fagotée, ayant des tics et des jambes croches a eu six poussins petits, laids, mal fagotés ayant des tics et des jambes croches, si la poule n’avait pas été petite, laide, mal fagotée, ayant des tics et des jambes croches, elle n’aurait pas eu les six poussins petits, laids, mal fagotés ayant des tics et des jambes croches ».

Un virelangue (ou casse-langue ou fourchelangue) est une locution (ou une phrase ou un petit groupe de phrases) à caractère ludique, caractérisée par sa difficulté de prononciation ou de compréhension orale, voire des deux à la fois. On parle aussi de trompe-oreilles lorsqu’une phrase est difficile à comprendre et donne l’impression d’être en langue étrangère.

Une œuvre maîtresse de Dali au Canada

mars 31, 2011

À l’adolescence, je suis allé plusieurs fois dans les Maritimes avec ma famille. Mon père nous amenait toujours visiter quelques musées, ce qui ne nous plaisait pas toujours, évidemment. Un bon jour, à Fredericton au Nouveau-Brunswick, mon père décide que nous allions visiter une galerie d’art. Oh oh, encore pire qu’un musée! Il s’agissait en fait de la galerie Beaverbrook, au centre-ville de la capitale provinciale. Quelques secondes après y avoir mis les pieds, j’ai été subjugué  par une œuvre grandiose qui surgissait en plein devant moi. C’était un Dalí. La toile était immense, elle était en plein centre, là, en haut des escaliers. J’avais l’impression que l’immense cheval blanc au milieu de la peinture allait me sauter dessus.

Santiago el Grande
Santiago el Grande, 1957, huile sur toile, galerie Beaverbrook, Fredericton, N.-B., Canada

En fait, le cheval se cabre au-dessus d’une explosion atomique. Un peu bizarre à priori, mais quand on sait que cette peinture est l’œuvre de Dalí, on n’est plus surpris du tout. Intitulée Santiago El Grande ou Un rêve de l’unité cosmique, la peinture représente l’apôtre St-Jacques, saint patron de l’Espagne, qui brandit un crucifix en guise d’épée, tout en chevauchant une bête qui saute au-dessus d’une explosion atomique. En regardant de près, on remarque aussi un ange dissimulé dans le cou du cheval. Il apparaît de nouveau et successivement sur la gauche, comme s’il montait au ciel, un peu comme le Christ sur la droite. Un coquillage, symbole de St-Jacques, est aussi accroché au harnais du cheval, sur son cou. La qualité photographique de la peinture est marquante, surtout en raison de la taille de la peinture (voir la photo avec les enfants). Dalí incorpore aussi des aspects tridimensionnels et de transparence. Cette œuvre fait partie d’une série d’œuvres surréalistes de Dalí explorant le mysticisme nucléaire, lequel fait état de deux préoccupations du peintre à cette époque, soit  l’Église catholique et la physique nucléaire. Un peu étrange comme combinaison, mais plus rien ne nous surprend lorsqu’il est question du personnage qu’est Salvador Dalí.

À l’origine, Dalí avait offert la peinture à l’Église catholique d’Espagne, qui l’avait refusé, sans doute en raison des nombreuses controverses entourant le peintre. L’œuvre sera plutôt acquise par un collectionneur canadien, James Dunn, qui en fera cadeau à la galerie Beaverbrook en 1959. Trois autres peintures de Dalí suivront. Dalí affirmera par la suite qu’il avait déjà rêvé que la peinture se retrouverait dans une obscure galerie d’art canadienne…

Sources: Meeting Dali!  Assorted Nonsense  MSNBC – New exhibit may challenge perceptions of Dali  Galerie d’art Beaverbrook

 

Carnet de voyages: Barcelone ! – exposition

janvier 19, 2011

Visca Catalunya!

Dépaysement aux couleurs catalanes à la galerie ROCCIA!

Ne manquez pas le vernissage de l’artiste peintre Carole Morin, le jeudi 27 janvier 2011, de 18h à 20h, à la galerie ROCCIA. L’artiste présente « Carnet de voyage: Barcelone! », une série de 17 tableaux qu’elle a réalisés lors d’un séjour de quelques mois dans la métropole catalane.

L’exposition sera à l’affiche du 27 janvier au 22 février 2011

Pour en savoir plus sur cette exposition:

http://galerieroccia.com/carole-morin

L’expérience barcelonaise de Carole Morin, vous la trouverez détaillez également dans son blogue au www.carolemorin.blogspot.com

La censure de Tàpies

janvier 15, 2011

Antoni Tàpies i Puig est un artiste barcelonais  important du siècle dernier. Né en 1923, il vécu plusieurs années sous le règne de Franco, ceci aura une influence importante sur ses œuvres. Comme tous le savent, la censure était de mise sous le règne franquiste, il fallait donc oser la représenter dans l’art.

En 1948, Tàpies cofonda avec le poète Joan Brossa i Cuervo un groupe artistique catalan dont le but était de créer une réaction face à l’apathie de l’après-guerre espagnole,  le Dau al Set. Ce style est réputé comme étant une source de la culture résistante à l’après guerre. En 1954, le mouvement se dissipa suite à la séparation des membres fondateurs.

En 1953, il se consacre au surréalisme en  utilisant des matériaux bruts, des taches et des signes.  Tàpies contournait la censure franquiste en apposant des croix sur ces œuvres.

Voici ici, une vidéo avec quelques œuvres de Tàpies. Remarquer la quantité innombrable de croix et l’utilisation de la couleur  rouge.

 

En regardant la vidéo, une œuvre m’a frappé.  Celle-ci :

 

500 anys del llibre catala

Cette œuvre fait en 1974 durant le règne franquiste, porte un titre suggérant la célébration des 500 années où la Catalogne serait libre, indépendante . Voyez ici le drapeau de la Catalogne avec une croix, qui démontre la conquête de l’Espagne en Catalogne. Tàpies, fier nationaliste catalan, démontre par le biais de cette œuvre, que la catalogne n’est pas et n’a jamais été perçu indépendante aux yeux de plusieurs catalans.

 

Voici un lien qui mène à la chaîne TV3, ils ont fait un entretiens avec Tàpies, certe la majorité d’entre vous ne comprendrons pas, mais on peut y voir plusieurs de ses œuvres où il utilise des matériaux ‘non-artistique’ .

Pour terminer, voici un lien qui donne accès à la galerie multimédia de Tàpies.

Bonne visite !

 

Que pensez-vous de ce mouvement où la majorité devait se censurer afin de s’exprimer ?

Pensez-vous que la censure a-t’elle prit fin avec la chute de Franco ?

 

Cette œuvre fait en 1974 durant le règne franquiste, porte un titre suggérant la célébration des 500 années où la Catalogne serait libre, indépendante. Voyez ici le drapeau de la Catalogne avec une croix,  qui démontre la conquête de l’Espagne en Catalogne. Tàpies, fier nationaliste catalan, démontre par le biais de cette œuvre, que la catalogne n’est pas et n’a jamais été perçu indépendante aux yeux de plusieurs catalans.

Miró et la Guerre civile espagnole

février 28, 2010

La Guerre Civile espagnole éclate en 1936. Miró soutient les Républicains depuis Paris, et réalise la célèbre affiche « Aidez l’Espagne ». 

« Dans la lutte actuelle, je vois du côte faciste les forces périmées, de l’autre côte le peuple dont les immenses ressources créatrices donneront à l’Espagne un élan qui éttonnera le monde » – Miró (1937)

La victoire de Franco en 1939 lui ferme la possibilité de retourner en Catalogne jusqu’en 1942.

À Barcelone vous pouvez visiter la Fondation Joan Miró. L’un des objectifs principaux de cette institution est de conserver et diffuser les oeuvres de l’artiste. À cette collection s’ajoutent toutefois les oeuvres d’autres artistes (Alexander Calder, Rothko, Marcel Duchamp, Antonio Saura, Fernand Léger, André Masson, Yves Tanguy, Henri Goetz, Max Ernst, Balthus…).