Archive for janvier 2012

« Mille crétins » à la Maison de la culture de Côte-des-Neiges (entrée libre)

janvier 30, 2012

Samedi 4 février, à 19h

5290, chemin Côte-des-Neiges, Montréal

Le dernier film du réalisateur catalan Ventura Pons présente quinze histoires, certaines contemporaines et d’autres historiques, basées sur les nouvelles du prestigieux écrivain catalan Quim Monzó. La douleur, la vieillesse, l’amour et la mort, mais surtout la stupidité humaine sont au rendez-vous dans ce portrait courageux et humoristique du difficile équilibre entre la vie et la misère humaine.

En catalan, sous-titré français, entrée libre

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Daniel Brühl retrouve ses origines catalanes

janvier 28, 2012

Avec un nom comme Daniel Brühl, on penserait que ce jeune acteur prodige était seulement d’origine allemande. Cependant, son nom au complet, Daniel César Martín Brühl González Domingo, suggère autrement. En fait, le fils du réalisateur de télévision, Hanno Brühl, est aussi enfant d’une Catalane de Barcelone. Suite à sa naissance, il grandît dans une maison à Cologne, en Allemagne, où l’on parlait allemand, anglais, français, castillan et catalan.

En 2006, seulement trente-deux ans après l’interdiction de l’utilisation du lacet étrangleur en Espagne, le jeune acteur choisit d’interpréter le rôle d’un militant catalan anarchiste dans le film Salvador.  Il remporte notamment le prix des critiques du meilleur acteur aux Prix du cinéma de Barcelone pour son jeu de rôle, qu’il fait autant en espagnol qu’en catalan.

Salvador Puig i Antich fut la dernière personne au monde à mourir de cet instrument d’exécution. Il a été mis à mort à l’âge de vingt-cinq ans par le régime de Franco pour la mort d’un garde civil à Barcelone, malgré les manifestations internationales qui ont lieu dans plusieurs pays au monde.

Si vous vous intéressez à ce film, vous pouvez trouver le DVD à la Médiathèque en études catalanes.

Sources:

http://de.wikipedia.org/wiki/Hanno_Br%C3%BChl

http://en.wikipedia.org/wiki/Daniel_Br%C3%BChl

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lacet_%C3%A9trangleur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_%28film,_2006%29

Le presque nouveau Camp Nou

janvier 22, 2012

En 2007, le Camp Nou (nouveau stade), un des plus grands stades d’Europe où joue le FC Barcelone, la plus grande équipe de l’histoire de la Catalogne, fête ses cinquante ans. Grâce à ses deux championnats espagnols de la fin des années quarante, le club vise à ouvrir un nouveau stade qui pourrait accueillir plus de partisans que les 60 000 qu’accueillait le Camp Vell (vieux stade), là où jouait le Barça à l’époque. En 1957, l’Estadi del FC Barcelona, qui changera son nom en 2001 pour le nom populaire du Camp Nou, est ouvert.

Voilà qu’en 2007, on planifie un agrandissement et rénovation majeure du Camp Nou. Le grand architecte britannique Norman Foster est choisi et il dévoile son plan pour le stade : une augmentation dans le nombre de salle de bains, des ascenseurs qui montent jusqu’aux niveaux supérieurs, un toit rétractable, des nouveaux vestiaires pour les joueurs et un ajout de presque 10 000 sièges, entre autres. Cependant, l’aspect le plus remarquable de son plan est une façade extérieure qui cache la structure actuelle du Camp Nou. Inspiré par le grand architecte catalan, Antoni Gaudi, Foster planifie qu’elle soit une immense mosaïque avec les couleurs du FC Barcelone. Le Camp Nou deviendrait donc aussi un chef d’œuvre artistique et architectural.

Cependant, lors des élections pour la présidence du club de 2010, les 118 665 membres payants du club ont élu Alexandre Rosell i Feliu. Celui-ci préférait simplement couvrir les sièges qui n’étaient pas encore couverts au Camp Nou, étant donné la crise économique espagnole, plutôt que de compléter le projet Foster. Ainsi, peu après les élections, le club annonce que ce dernier est abandonné.

Sources: http://ca.wikipedia.org/wiki/XII_eleccions_a_la_Presid%C3%A8ncia_del_Futbol_Club_Barcelona

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sandro_Rosell

http://www.fifa.com/worldfootball/clubfootball/news/newsid=603736.html

http://www.lecourrier.es/2012/01/foot-business-des-stades-multifonctions/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_Nou

http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://sport.es/default.asp?idpublicacio_PK=44%26idioma=CAS%26idnoticia_PK=713000%26idseccio_PK=1516&title=Rosell%C2%A0%3A%20%22J%27ai%20un%20bon%20feeling%20avec%20Guardiola%22

L’occitan langue officielle de la Catalogne

janvier 22, 2012

Si on devait demander à des  non-catalans, quelle est la langue officielle de la Catalogne, on pourra s’attendre à ce que la plupart réussissent à en nommer deux.  On peut aisément comprendre que le catalan et l’espagnol jouissent toutes les deux du statut de langues officielles. Mais très peu peuvent soupçonner que dans son statut de 2006, la Catalogne reconnaît effectivement trois langues officielles sur son territoire. Pouvoir nommer la troisième serait un exploit en soi. Il s’agit de l’occitan ou l’aranais parlé dans le Val d’Aran, un petit territoire de 620 km2 tout près de la frontière française. Dans ce territoire habitent à peine 8000 personnes dont seulement 62% savent parler l’aranais et, pire encore, à peine 27% savent l’écrire. Il s’agit donc d’une langue très minoritaire. En regardant cette situation de l’extérieur on peut se poser beaucoup de questions, à savoir pour quelles raisons est-ce que la Catalogne a reconnu cette langue comme officielle. Étant donné qu’elle est la langue d’usage dans un territoire bien défini et circonscrit, la Catalogne aurait pu simplement reconnaître que l’aranais existe et permettre que cette langue ait une valeur légale dans ce territoire sans pour autant l’élever au rang de langue officielle. Mais elle a choisi volontairement de la rendre officielle et comme tel, l’occitan est officiel dans tout le territoire catalan.

 

Si on fait une comparaison avec d’autres juridictions, la reconnaissance de l’aranais paraît une anomalie. Dans le territoire autonome de Asturias, la langue locale est l’asturien, aussi nommé bable. Cette langue est parlé par au moins 100,000 asturiens.1 Pourtant elle ne jouit pas du statut de langue officielle à côte de l’espagnol. Au Québec aussi, l’anglais est  la langue d’usage habituelle de 20% de la population, mais elle n’a pas le statut de langue officieIle même si le gouvernement québécois rend des services en anglais à ceux qui  en font la demande. Sur le territoire québécois, ils existent plusieurs langues amérindiennes mais évidemment aucune d’elles n’a de statut officiel; elles sont utilisées uniquement à l’intérieur des territoires autochtones.

 

À part du Val d’Aran en Catalogne, l’occitan est parlé en France, en Italie et à Monaco mais aucun de ces pays ne le reconnaît comme langue officielle. Selon le census de 1996, en France 526,000 personnes parlent l’occitan principalement dans le Midi. 2

À la lumière des exemples ci haut cités, il est légitime de se demander, quel sentiment a poussé la Catalogne à poser ce geste et faire de l’aranais sa troisième langue officielle en 2006. Est-ce par souci de justice et d’équité? Reconnaît-elle dans le Val d’Aran et ses habitants ce qu’elle a vécu dans l’Espagne de Franco? Est-ce par générosité d’esprit, par une politique d’ouverture et d’inclusion qu’elle a ainsi offert une place d’honneur à cette langue historique?  Était-ce pour protéger une langue identifiée par l’Unesco comme étant en voie de disparition? 3

Cela fait beacoup de questions qui meritent d’être explorées davantage.

Peter Esposito

  1. http://es.wikipedia.org/wiki/Lengua_asturiana (21/01/2012)
  2. http://ca.wikipedia.org/wiki/Occità  (21/1/2012)
  3. http://es.wikipedia.org/wiki/Idioma_occitano  (21/1/2012)