Archive for the ‘société’ Category

De La Justification de l’État Espagnol

avril 17, 2014

La question référendaire catalane relève d’une prémisse injustifiée; le fait que la Catalogne est une région espagnole. Injustifiée parce que les Catalans n’ont jamais eu le choix. Un État est une construction sociale, une rationalisation qui doit servir les intérêts de tous alors que l’État espagnole s’est formé en annexant la Catalogne par la force des armes pendant la guerre de succession et encore une fois pendant la guerre civile. Encore aujourd’hui, L’état espagnol revendique que la Generalitat catalane ne peut pas se prononcer contre la fédération, ou même s’en dissocier. Qu’elle n’a pas ce pouvoir.

La question reste celle de l’État espagnol lui-même. S’il ne laisse pas au peuple catalan la liberté de décider de son État, sur quelle base justifie-t-elle la fédération Espagnole? Un État ne saurait être simplement justifié par les armes, et c’est pourtant ce qui a formé l’Espagne moderne. Si L’État espagnole ne donne pas la possibilité à son peuple de choisir, c’est encore une justification par les armes. Un tel État n’est pas sain.

Et l’Espagne continue avec la même mentalité que pendant le franquisme. Si au Québec on s’était écrié à l’injustice devant la loi anti-manifestation de Jean Charest, elle n’était rien face à ce que le gouvernement de Mariano Rajoy a fait voté comme loi. Les délits lors des manifestations deviennent maintenant criminels, c’est-à-dire punit par l’emprisonnement, Ainsi que tout acte de résistance ou encore, d’appel au désordre (ainsi, déclarer une manifestation sur les réseaux sociaux devient un acte criminel). Ce gouvernement continue avec la même vision d’une Espagne autoritaire, basée sur sa force armée – c’est-à-croire que la liberté n’est pas nécessaire pour cet État.

Ainsi, le prochain référendum au sujet de l’avenir de la Catalogne est très important pour le maintient de la fédération Espagnole. Si les Catalans réclament leur indépendance et que l’Espagne leur refuse, cela provoquera une crise au sein même de la réflexion sur les justifications de l’État. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que Stéphane Dion revient d’une tournée de conférence sur la gloire du fédéralisme et à quel point il fallait utiliser la « situation québécoise » comme indice qu’un tel référendum peut engendrer une crise dans un gouvernement. Pour l’ancien chef du parti libéral, l’État Espagnol n’a pas à se défaire de la Catalogne même si cette-dernière le réclame.

Dion a en effet proposé que l’Espagne se justifie donc anti-démocratiquement. Bien joué Stéphane.
Sur ce, je vous laisse avec Guernica.

Picasso démontre ici les horreurs de la guerre civile espagnole. Cette toile peut maintenant être perçue comme une scène originaire de l'État Espagnol moderne.

Picasso démontre ici les horreurs de la guerre civile espagnole. Cette toile peut maintenant être perçue comme une scène originaire de l’État Espagnol moderne.

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L’origine de la Sant Jordi !

avril 17, 2014

La Sant Jordi (Saint-Georges) est une fête catalane qui se déroule le 23 Avril, (jour de la Saint-Georges), qui était patron de la Catalogne. La tradition veut que, chaque année, on offre une rose et un livre à une personne qui nous ait appréciée.

Sant Jordi:

Saint Georges, autre fois patron de la Catalogne, aurait (selon une légende) combattu un démon qui prenait la forme d’un dragon simplement par sa foi. En combattant ce démon, Georges aurait pu délivrer la fille du roi.

La rose:

D’après la légende, le sang du dragon se serait transformé en rose rouge. De retour au Palais de la Généralité, les chevaliers offraient des roses à Saint-Georges ainsi qu’aux jeunes filles et aux nobles.

Le livre:

Son initiative revient à l’Angleterre, où l’on commémorait la mort de Shakespeare, survenue aussi un 23 Avril. Sous la dictature de Primo de Rivera, cette foire se généralisa à toute l’Espagne, associée à la mort de Cervantès, également survenue un 23 Avril. Depuis, les rues se remplissent de stands de livre le 23 Avril.

 

Source: Generalitat de Catalunya

http://www20.gencat.cat/portal/site/culturacatalana/menuitem.be2bc4cc4c5aec88f94a9710b0c0e1a0/?vgnextoid=bcdaef2126896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextchannel=bcdaef2126896210VgnVCM1000000b0c1e0aRCRD&vgnextfmt=detall2&contentid=a503ef7fb89d7210VgnVCM1000008d0c1e0aRCRD

L’immigration en Catalogne

avril 16, 2014

En Catalogne, comme bien des pays, on conçoit une nouvelle réalité sociale au niveau du paysage urbain  : la diversité démographique. Elle est une force motrice du paysage catalan. On doit dont l’intégré dans les stratégies pour la gestion de l’immigration. En décembre 2008, on signe le pacte national pour l’immigration entre le gouvernement Catalan et les plusieurs associations d’immigrants: les agents économiques et sociaux, les représentants d’administrations locales, les représentants de la Table de la citoyenneté et de ceux de l’immigration en plus des différents représentants politiques du Parlement catalan.

On définit alors la Catalogne comme une société se composant de personnes venues de partout dans le monde pour y faire sa terre d’accueil. On a vu la courbe de la mondialisation de la population grimper de façon exponentielle durant les années modernes

 

L’immigration est une composante fondamentale des réalités catalanes du siècle dernier. De 1901 au milieu des années 1970, on a vu plus de 2 millions de personnes rejoindre le territoire catalan. Ce nombre est beaucoup plus grand que celui des émigrés du pays. Évidement, ces changements transforme radicalement la la démographie. L’immigration touche plus de 60% des Catalans au cours du 20e siècle. Un exemple concret du comment ont été touchés les habitants catalans est le mariage entre Catalan et immigré. Aujourd’hui, l’immigration est tellement importante que les catalans  »pur-sang » ne représentent qu’une minorité , soit le 1/4 de la population de la communauté autonome. C’est un sujet qui est encore d’actualité.

La Catalogne n’échappe pas aux défis que représentent cette situation. En effet, cela créer une grande diversité des langues, des nationalités, des religions et des cultures. Malgré tout, elle doit au travers de tout ça déterminer un moyen de préserver et de développer son identité propre.

Justine Laroche

sources : http://www.gencat.cat/bsf/publica/butlletiIMMI/num74/MigrationsSociete.pdf

Les gitans de Perpignan, gardiens du catalan en France

mars 12, 2014

Les gitans représentent presque 10% de la population de Perpignan, en Catalogne nord, que l’on l’appelle Roussillon en France. Ils se sont sédentarisés il y a cinq siècles mais forment toujours une communauté distincte, au quartier Saint-Jacques. Leur situation est des plus compliquées car ils refusent de se conformer aux lois françaises et leurs mode de vie marginal inquiète les habitants de la ville et les autorités. 80% d’entre eux vivent du RMI, le BS français, et ils battent les records d’analphabétisme.

Cependant, ils sont aujourd’hui les gardiens du catalans en France. Ils sont parmi les derniers citoyens de l’hexagone à l’utiliser comme langue quotidienne. Pourraient-ils sauver le catalan en France ? Comment valoriser leur culture bilingue et en faire un pont culturel entre la Catalogne et la France ? Pourrait-on les sortir de leur ghetto et en faire des ambassadeurs catalans ?

Bref aperçu du tourisme aux Îles Baléares

février 20, 2014

Les Îles Baléares figurent parmi les 17 communautés autonomes constituant l’Espagne. Le catalan est communiqué à travers ces Îles, sur lesquelles environ 73 % de la population pratique cette langue régulièrement. La principale particularité de ces îles est leur emplacement. En effet, les Baléares constituent un archipel d’îles situées à l’est de la péninsule ibérique et entourées par la Méditerranée. On y compte 5 îles principales telles qu’Ibiza, Formentera, Majorque, Minorque et puis Cabrera. En 2012, on comptait une population d’environ 1 113 114 habitants. L’île la plus grande, Majorque, couvrant presque 75 % de l’étendue, accueille la capitale Palma de Majorque.

panoramica della spiaggia Es Cocu in Spagna a Ibiza

Chaque année, les touristes se font nombreux à visiter les Baléares et leurs attraits. Bien que de grandes chaleurs surplombent les îles, la période de l’année la plus courue demeure inévitablement l’été.  Le climat des îles Baléares est surtout méditerranéen. Bien que la température varie d’une île à une autre, la moyenne se retrouve à 17 degrés Celsius. En moyenne, près de 10 millions de touristes européens et internationaux profitent du soleil et de l’ambiance qu’offrent les Baléares.  Le tourisme est d’une grande affluence voire de masse. Toutefois, le tourisme représente un moteur économique énormément important pour l’autonomie, et ce, depuis les années 60. En effet, la région a connu un essor touristique impressionnant qui depuis, ne cesse de croître. Elle se retrouve actuellement derrière la Catalogne quant à la communauté autonome espagnole la plus fréquentée par les touristes étrangers. Les Espagnols sont de fervents amateurs de fêtes et de traditions. Parmi celles-ci, on y célèbre en juin la Festa de Sant Joan et la Festa de Mare de Déu de Gràcia en septembre. Mais, bien au-delà de cette réputation fêtarde, la région des Baléares regorge d’endroits et de sites à explorer.

Cap sur Majorque

Bien que l’île de Majorque soit principalement reconnue pour sa capitale, Palma de Majorque, ses paysages pittoresques demeurent un incontournable. En effet, malgré le grand développement touristique des Îles,  Majorque figure parmi l’une des grandes destinations naturelles en Méditerranée occidentale. D’ailleurs, la chaîne de montagnes Serra de Tramuntana est l’un des attraits naturels le plus populaire de l’île. Située au nord-ouest, elle est recouverte par de nombreuses grottes, falaises et collines à travers lesquelles on retrouve des oliviers, des amandiers et des orangers. On y compte près de 54 sommets à plus de 1000 mètres de latitude. Il est possible d’y effectuer des randonnées pédestres ou diverses excursions afin d’y découvrir en profondeur ce magnifique décor végétal et la faune et la flore environnantes. Outre son aspect naturel, l’île est jonchée de nombreuses autres destinations touristiques. Sa capitale, Palma, est d’une part populaire pour ses plages et d’autre part pour son patrimoine historique et artistique. Par exemple, la cathédrale de Majorque, construite sous le règne de Jacques II, au XIIe siècle, est imprégnée de l’art gothique. Puis, le Halle de Palma, le Château de Bellver et le Palais royal de l’Almudaina sont également d’une remarquable richesse culturelle et historique.

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Somme toute, les Îles Baléares accueillent chaque année des millions de touristes internationaux qui partent découvrir les innombrables richesses que ces divers sites paradisiaques ont à offrir.

Sources :

 

http://www.spain.info/fr_CA/quequieres/arte/monumentos/mallorca/palacio_real_de_la_almudaina.html

http://www.illesbalears.es/fra/ilesbalears/home.jsp

 

 

 

La Diada

février 11, 2014

Depuis 1886, la fête nationale a lieu tous les ans durant la journée du 11 septembre. Partout en Catalogne, c’est un jour qui est férié. Cette fête porte plus d’un nom soit, la Diada Nacional de Catalunya (en catalan), la Diada del Onze de Setembre ou tout simplement la Diada. L’origine de cette fête est la commémoration la dernière défense de Barcelone durant la guerre de Succession de 1714. Durant celle-ci, Barcelone a été prit par les troupes franco-espagnoles et les Bourbons ont remporté la victoire contre les Habsbourg. Lors du 11 septembre 2012, les catalans, ou plutôt les pro-indépendantistes, se sont mobilisé pour faire part de leur voeu d’indépendance envers l’Espagne. Ils ont organisé une manifestation pacifique dans les rues de Barcelone d’un million et demi de personnes. C’est la première fois que la Diada se transforme en journée de revendication massive et institutionnelle en faveur de l‘indépendance. La couverture médiatique qui en a été faite a bien évidement été interprété de plusieurs points de vue différents. Par exemple, le jour même de l’évènement,  la chaîne de télévision TVE (télévision publique espagnole) a mentionné la manifestation qu’au bout de 20 longues minutes de diffusion. On a crié scandale en évoquant le manque de respect envers les téléspectateurs. On soupçonne une coalition entre la chaîne et le gouvernement de droite du Parti populaire (PP), farouchement opposé à l’indépendance de la communauté d’avoir mis en place cette mise en scène durant le téléjournal.

La tradition durant cette journée est que les autorités nationales, les organisations et les partis politiques offrent des fleurs aux monuments de Rafael Casanova et de Josep Moragues. Dans la plupart des cas, on écoute l’hymne national, « Els Segadors»  et «El cant dels ocells» composé par Pau Casals. Il est commun de suspendre des drapeaux catalans aux balcons des appartements et maisons. Il y a également beaucoup de manifestations et concerts qui ont lieu. À Barcelone, il est typique d’offrir et manger du pain de Sant Jordi. Ce pain est celui qu’on offre le 23 avril pour la fête de la rose et du livre en Catalogne. C’est un pain à la soubressade et au fromage formant les quatre bandes rouges et jaunes, comme celles qu’on retrouve sur le drapeau catalan. Autrement, que ce passe t-il d’autre exactement durant cette journée de célébration? On a droit a un spectacle d’impressionnantes tours humaines. Il y a aussi des activités de danse traditionnelle «sardanes». Nourriture typique, musique catalane entraînante ainsi que plusieurs produits catalans sont aussi au rendez-vous. Une belle fête à célébrer entre catalans.

Justine Laroche

Après Alexandre VI Borgia (1492), un nouveau Pape catalan en 2013?

mars 12, 2013

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‘Volem papes catalans’ est le slogan avec lequel une campagne lancée sur les réseaux sociaux prétend promouvoir la candidature du cardinal et archevêque de Barcelone, Lluís Martínez i Sistach, comme successeur de Benoit XVI.

La campagne compte déjà avec une  page Facebook et le profil @sistachpapa sur Twitter, en plus d’une pétition sur le portail Change.org pour que Sistach soit élu Pape. Ce slogan profite du « Volem bisbes catalans » (Nous voulons des évêques catalans), campagne qui a eu lieu pendant le franquisme pour protester contre la nomination d’évêques non catalans aux diocèses catalans.

Si les cardinaux réunis à Rome tiennent à considérer le bilan du dernier pape d’origine catalane, Alexandre VI (Roderic Borja élu en 1492), M. Sistach n’aura pas beaucoup de chances…

 

Alexandre VI (Roderic Borja)

Source: www.naciodigital.cat/noticia/51839/volem/papes/catalans/campanya/favor/martinez/sistach

Conférence sur Alghero, patrimoine catalan de la Sardaigne

avril 13, 2012

Au début de la session, j’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence sur Alghero, qui se tenait la Casa D’Italia le 18 janvier dernier, à Montréal. Ce fut vraiment intéressant, car cela m’a permis d’en apprendre davantage sur cette petite ville de l’Italie, qui est à la fois une entité de la Catalogne. Voici ce qui nous attendait durant la soirée :

En avril dernier, Panoram Italia publiait un article intitulé Alghero, la Barceloneta sarda. Dans la foulée de cet article, l’Association sarde du Québec, le Cercle culturel catalan et la Médiathèque en études catalanes de l’Université de Montréal présentent la conférenceALGHERO : patrimoine catalan de Sardaigne. Cet événement faisant le pont entre les communautés sarde, italienne, catalane et québécoise aura lieu à la Casa d’Italia le mercredi 18 janvier 2012 à 19h30.

Ce voyage historico-linguistique abordera l’histoire, la langue et la culture métissées de la ville d’Alghero, de même que ses principaux attraits touristiques et sa gastronomie. La conférence sera suivie d’un cocktail et d’une dégustation de produits locaux. Un tirage d’articles sardes et catalans aura également lieu en fin de la soirée.

http://www.mediatheque.cat/index.php?option=com_content&view=article&id=87&Itemid=91

En effet, Alghero, ou Algher en catalan, est une petite ville en Sardaigne, dans la province de Sassari, où les gens parlent encore le catalan. Toutefois, le catalan algherois a certaines variantes avec celui de la Catalogne. La conférence expliquait en détail l’histoire d’Algher, jusqu’à son état actuel. Le conférencier, Marc Pomerleau, québécois «de souche» et ancien étudiant du cours, s’est découvert une vraie passion pour la culture catalane. Il est  justement allé visiter Alghero, et  a ainsi pu nous transmettre ses connaissances sur cette ville. Il nous a  parlé de tout, passant de l’histoire d’Alghero à sa situation présente, tout en nous parlant de ses attraits touristiques et de ses patrimoines culturels. Ce fut une très belle présentation, et très enrichissante, qui a terminé sur une bonne note ; plusieurs tirages et bien entendu, une bonne dégustation de nourriture et de vins typiquement algherois. Miam!

Je vous invite à regarder ce vidéo. C’est un reportage sur la ville d’Algher qui explique la relation de celle-ci avec la Catalogne. De plus, il nous parle  de Franca Masu, chanteuse sarde d’Algher qui aime transmette son histoire en Catalogne et aller y chanter. Elle se considère elle-même catalane. Voici donc le lien, ainsi que la traduction en français du reportage :

Vers 1323, et même un peu avant, l’Île de Sardaigne, la Sicile et Naples ont été pris par les Catalans cette prise marque le début de la domination catalano-aragonaise qui s’achèvera vers 1720

Depuis 1720, L’Alguer a été une ville isolée, délaissée…
240 ans plus tard, nous ne savions plus quelles étaient nos origines, quelle était notre identité

Le premier contact humain que nous avons eu avec les Catalans après 1720 a été en 1960, quand 1200 Catalans sont venus nous rendre visite en bateaux,le premier contact humain entre les deux peuples

La ville de L’Alguer s’est embellie pour accueillir ces gens qui venaient de l’extérieur et que nous appelions « frères catalans », sur des affiches collées partout dans la ville

Ils ont même amené « la Moreneta » dans notre ville et les Alguérois, qui rencontraient ces gens qui parlaient comme eux, ont été très émus parce que les gens se disaient « comment est-ce possible qu’ils parlent comme nous? pourquoi? »

Moi, à l’époque, j’avais environ 18 ans et je ne savais pas vraiment si j’avais une identité et une culture propre

Disons qu’après la visite de ces Catalans, L’Alguer s’est finalement ouvert les yeux les gens ont commencé à comprendre, à lire pour connaitre leur propre histoire, leur propre identité, d’où ils venaient. Et grâce aussi aujourd’hui aux vols commerciaux « low cost » il y a cette nouvelle route entre Gérone et L’Alguer qui s’est tracée dans le ciel, comme une bénédiction

Il y a environ 15 000 personnes qui parlent le catalan à L’Alguer voilà pourquoi je dis que, grâce à des gens comme vous qui venez ici, nous avons retrouvé la confiance nécessaire pour parler notre langue et cela est quelque chose d’énorme, une très belle chance pour nous… merci!

FRANCA MASU

Dès la première fois que je suis allée en Catalogne j’ai pu constater le grand intérêt qu’il y a là-bas pour L’Alguer, les Alguérois et toute la culture de cette ville, considérée comme une soeur qui se veut proche de la Catalogne

J’ai également remarqué cet intérêt par le biais d’un public très enthousiaste vis-à-vis de mes spectacles,de ma musique et de ce que je raconte sur cette ville et sur ma terre

En fait, quand je vais en Catalogne je parle de L’Alguer, mais j’amène avec moi également toute l’île car je dis toujours que je suis d’abord Sarde, ensuite Catalane. Je me sens donc méditérranéenne

Une chanson très particulière est « Carreronet ». On peut dire qu’elle parle de migration Quand on est loin de son pays, on soufre beaucoup, vraiment beaucoup. Cette chanson est devenue une sorte de « flamenco alguérois »

De plus, voici le site officiel de l’Algher où vous pouvez trouver plusieurs informations récentes sur la ville, telles que sur le gouvernement, les services offerts, ainsi qu’une description de la vie là-bas, leur culture et activités traditionnelles.

http://www.ciutatdelalguer.it/sindaco.htm

Emmanuelle D. Lambert

Des opportunités pour les catalans au Québec

avril 9, 2012

Comme le gouvernement québécois a annoncé récemment ses plans pour créer plus de 730,000 emplois dans la province au cours des 4 prochaines années, des placements ont aussi été réservé pour les travailleurs d’origine catalan. En particulier, les postes se trouvent dans les domaines de la santé, du génie civil, de la gestion en entreprise, de la construction, de l’aéronautique et des technologies nouvelles comme le multimédia. Alors que plusieurs jeunes diplômés des études universitaires en Catalogne se retrouvent limités à seulement des stages suite à leur graduation, les possibilités en emplois à longue terme au Québec sont des occasions parfaites pour enrichir leur expérience sur le marché du travail. Par ailleurs, au côté du Québec, ce sont aussi des plans de remplacements pour les 300,000 travailleurs dans plusieurs domaines qu’on estime qu’ils vont retraiter d’ici 2015.

Cinq sessions d’information ont été données par le Ministère de l’Immigration du Québec durant le mois de mars à Barcelone devant plus de 1,000 catalans afin de les informer sur les différents opportunités en emplois dans la province. Puis, le Servei d’Ocupació de Catalunya (SOC) poursuivra le travail de sélection de candidats pour combler les besoins des compagnies québécoises à partir du mois d’octobre. Un accord a aussi été signé entre le Ministre de l’Entreprise et du Travail de la Catalogne, Francesc Xavier Mena et la Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Kathleen Weil qui reconnaît les avantages en cette collaboration en ce qui concerne du développement de l’économie et l’économie du travail dans les deux régions. De plus, le gouvernement québécois s’apprête à développer un système d’accueil qui pourrait éventuellement faciliter les mobilités internationales entre la Catalogne et le Québec. Les catalans pourront profiter de ce dernier tout en enrichissant leur propre développement professionnel.

Yi Ran Weng

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Source: http://www.catalannewsagency.com/news/business/quebec-finds-qualified-workers-catalonia

Andreu Nin i Perez, le communiste catalan

mars 13, 2012

Andreu Nin i Perez est né le 4 février 1892 à El Vendrell à Tarragone. Fils d’un cordonnier et d’une paysanne catalane, il a grandis dans une famille impécunieuse. Malgré le manque d’argent, sa famille s’est sacrifiée énormément pour son éducation et ce qui lui a permis d’entreprendre des études dans un Collège d’enseignement à Tarragone. C’est ainsi qu’une fois les études complétées, il prit route pour Barcelone pour enseigner et il arriva à la capitale de la Catalogne juste au moment où de grands changements sociaux et culturelles s’entreprirent vers la fin de la Belle Époque et le début de la Première Guerre Mondiale.

La neutralité de l’état espagnol durant la Première Guerre Mondiale a permis à la Catalogne de s’accroître industriellement et ceci même après les pertes coloniales de Cuba et des Philippines en 1898. Cela dit, un mouvement social important des classes ouvrières s’est développé dans les villes avec l’arrivée sans cesse des immigrants travailleurs provenant des campagnes et l’un d’entre eux est Andreu Nin i Perez. Tout comme la plupart des jeunes contribuables dans ces années de prospérités industrielles en Catalogne, Andreu Nin faisait allusion et supportait les mouvements gauches nationalistes qui assuraient les biens des classes travailleurs alors que l’état se concentrait sur les bourgeois. Courageux et déterminé, il quitte son poste d’enseignement peu après son arrivée à Barcelone et il se joint à la cause révolutionnaire gauche à Barcelone où avec ses talents oratoires et de ses connaissances en histoire, il devient journaliste et orateur pour enfin travailler pour la C.N.T. (Confederacíon Nacional del Trabajo) dans les années qui ont suivi 1917.

Andreu Nin i Perez est aujourd’hui connu pas simplement pour son travail au sein de la C.N.T., mais pour ses intérêts syndicalistes auxquelles il va entreprendre des démarches pour apporter des idéologies communistes et trotskistes en Catalogne à partir de ce qu’il va apprendre de la révolution soviétique et de son Armée Rouge. En effet, en 1921, alors agé de 29 ans, Andreu Nin part pour Moscou pour représenter la délégation Espagnole dans la 3e conférence de l’Internationale Communiste et dans la célébration de la fondation de l’Internationale Syndicale Rouge (ISR), une organisation syndicaliste qui cheminait parallèlement avec l’Internationale Communiste. Son séjour dans le pays rouge dure 9 ans et il retourne à son Catalogne natal en octobre 1930. Durant ces 9 ans, il a connu des développements personnels significatifs. Il travaillait dans le secrétariat de l’ISR. Cependant, dû à des conflits internes au sein de l’organisation russe et au déclin de la Partie Communiste de l’Espagne à partir de 1925, Andreu Nin décide de prendre parti une fois de plus dans la révolution catalane. Avec la fin de la dictature de Primo de Rivera, la première république catalane depuis le 11 septembre 1714 était en vue de se former, mais Andreu Nin confronte à des difficultés de réintégration au mouvement évolutionniste à son arrivée à Barcelone. Ensuite, il n’avait aucune rentabilité financière. Alors, en étant un grand savant de la littérature russe, il décide de traduire les œuvres évolutionniste de Léon Trotsky en catalan qui lui porte fruit peu à peu financièrement. Ces idéologies basées sur le Marxisme de Léon Trotsky sont en fait très importants pour lui. Léon Trotsky était un comrade proche d’Andreu Nin et ils se correspondaient souvent au sujet du mouvement communiste en Espagne. En réalité, comme mentionné au-dessus, la Partie Communiste de l’Espagne n’exerçait aucun pouvoir dans cette époque. Elle ne portait aucune influence politique dans les mouvements populaires catalans et elle était plutôt inexistante avec les dirigeants emprisonnés. Cela ne suffisait pas à Andreu Nin.

Durant plusieurs années, Andreu Nin travaillait dans la traduction des œuvres classiques russes en Catalan et Il contribuait dans une petite organisation communiste nommée le Gauche Communiste. Mais son succès en étant un militant révolutionnaire commence seulement après la grève générale en octobre 1934 lorsqu’il va fonder avec son compatriote Joaquín Maurín la partie politique P.O.U.M (Partido Obrero de Unificacíon Marxista ou Parti Ouvrier d’Unification Marxiste). Suite au défait des ouvriers durant la grève générale, Andreu Nin réalise que le mouvement révolutionnaire manquait des dirigeants qui pouvaient amener les gens dans la bonne voie afin de triompher. Alors, il utilise tout son temps à la formation d’un groupe de meneurs et c’est ainsi que P.O.U.M commence ses activités politiques le 29 septembre 1935 en Catalogne. P.O.U.M va même participer à la guerre civile espagnole contre les anarchistes et surtout les fascistes franquistes et à une semaine d’affrontements militaires entre les forces au pouvoir en mai 1937 entre différent parties populaires de l’époque dont le PSUC et la CNT. L’écrivain américain George Orwell va aussi se joindre à Andreu Nin à sa cause et à P.O.U.M.

Les évènements de mai 1937 ont mis fin à la vie d’Andreu Nin i Perez. Il fut capturé par la police et ensuite torturé et assassiné le 20 mai 1937 à Alcalá de Henares, mais sa partie politique va continuer exister jusqu’en 1980. Bref, Andreu Nin i Perez a réussi à devenir le leader le plus connu des mouvements communistes en Catalogne avec ces idéologies et expériences qu’il apporta de la révolution soviétique. Aujourd’hui, la Catalogne se souvient encore de lui et on retrouve une plaque commémorative à son nom sur les Ramblas de Barcelone, tout près de la Plaça Catalunya.

Yi Ran Weng

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Sources: http://www.fundanin.org/solano29.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andreu_Nin